11.04.2006
MAMAN, AS-TU DES FOURMIS ?
Ca y est : le dubitatif a encore frappé !
Qui ?
Le dubitatif ?
Ben oui, mon cadet … celui qui aime les serpents et qui m’a forcée à trimballer un python dans ma voiture … faut suivre les amis et si vous ne suivez pas, allez voir plus bas dans mon blog !
Bon, ça, c’est fait.
Donc, il adore les serpents ce qui signifie au passage qu’il nous faut acquérir régulièrement des souris pour nourrir lesdits rampants … et ceux qui suivent toujours savent que j’ai horreur des souris.
Voilà, ça c’est fait aussi.
A présent, il s’est pris d’affection pour les cactus … et je hais les cactus !
Je trouve cela hyper moche, hyper hideux, hyper …. stupide !
Mais bon, c’est mon fils et tant qu’à faire, je vais faire l’impasse sur les cactus du moment qu’il n’envahit pas MON espace vital avec ces horreurs.
Mais le week-end dernier, il est revenu avec une plante carnivore !
On arrête de rire au fond de la classe SVP, MERCI !
Jusque là, le plus commun des mortels me demandera : « et alors ? »
Et alors ?
Entier comme il est et soucieux du bien-être de sa nouvelle acquisition, il m’a quand même demandé avec le plus beau sourire qui le caractérise si (je cite) « je n’avais pas de fourmis pour nourrir sa plante »
… Non mon amour, je n’ai pas de fourmis sur moi !
Pas de mouches non plus ?
Hélas, non … désolée de te décevoir !
Maintenant, si tu veux nourrir ta dionée, monte dans le parc au dessus de la rue, prends une petite pelle et débrouille toi !
Et il est parti avec sa petite pelle… pour revenir bredouille.
Pas la moindre fourmi dans le parc, ni de cigale non plus du reste.
Il a finalement trouvé un insecte quelconque qu’il a donné en pâture à sa petite plante chérie, insistant pour que nous assistions tous au repas du fauve.
Dubitatif, je t’aime à la mort, mais tu m’énerves parfois tu sais … !
09:27 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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10.04.2006
ARLETTE EST EN CHALEUR.
Un nouveau gadget pour les animaux de compagnie vient d’être mis au point : il s’agit d’un téléphone portable pour chiens.
Il n’y avait pas de raison pour qu’ils n’en aient pas les pauvres !
C’est donc pour cette raison qu’une société américaine a mis au point un GSM pour nos petits amis canins.
Il s’appelle Pets Cell (pas le canin, le GSM ! On suit là, oui ?), il a la taille et le poids d’un portable normal, mais moins de fonctions et donc moins de boutons.
Ca, c’est une belle nouvelle et je suis persuadée que certaines personnes qui me lisent aimeraient aussi avoir des G avec moins de fonctions … même moi je n’utilise pas toutes celles du mien. Mais ça, c’est un autre débat.
Pas question donc, dans ce cas-ci de lui laisser faire faire des photos de ses petits copains et l’on fait aussi l’impasse sur le lecteur MP3 qui aurait pu lui offrir la possibilité d’écouter « The year of the cat » ou, pour les plus âgés (les très âgés) : « Combien vaut ce chien dans la vitrine ? » … je m’égare, je sais !
Le téléphone se fixe au collier du chien.
Mais n’imaginez quand même pas qu’avec cet appareil les animaux vont communiquer entre eux.
Non ! C’est fait avant tout pour le maître parce qu’il va pouvoir former le numéro du portable et s’adresser directement à son chien via un haut-parleur.
« Allo Mirza ? Papa à l’appareil ! Ca roule pour toi ? Dis-moi, quand tu auras terminé ta petite affaire avec Médor, tu serais gentille de rentrer illico à la maison parce que Maman s’inquiète et ta pâtée est prête. »
C’est pas le top du top ça ?
Autre fonction de ce téléphone : c’est d’avertir le propriétaire dès que le chien sort d’un certain périmètre défini, mettons par exemple le jardin.
A ce moment-là, le maître reçoit un message sur son GSM.
Bien ! Très bien même !
Mais quand il est en réunion avec son conseil d’administration, le maître, il fait comment ?
« Excusez-moi, Mr le Président, mais il me faut m’absenter parce que Mirza est en chaleur ».
Bon, si la chienne se prénomme effectivement Mirza, le Président va peut-être comprendre – je n’ai pas dit accepter la désertion subite non plus – mais si la chienne en question s’appelle Arlette, il va jeter un froid dans l’assistance notre nouveau petit camarade… « Excusez-moi Mr le Président, Arlette est en chaleur et je dois absolument partir sur le champ »
Néanmoins, là où ça devient un peu plus intéressant, c’est quand le chien est perdu.
La personne qui le retrouve peut joindre le propriétaire grâce à quelques numéros programmés dans l’appareil. C’est génial.
Mais au fait, j’y pense : et si je greffais ce type d’appareil à mon fils quand il sortira dans des Rave … je pourrai toujours lui hurler dans les oreilles « Récalcitrant ? C’est Môôôman ! Tu as vu l’heure ? » … c’est mieux que la puce électronique, non ?
Enfin, comme dirait l’autre : « ça se discute » …
09:30 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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07.04.2006
GUEULES D’AMOUR
Il est là, fidèle au poste, pratiquement tous les matins, que ce soit en été comme en hiver.
Au carrefour de l’avenue Franklin Roosevelt et du boulevard de la Cambre.
Il se promène avec son petit panier de bonbons et vous les offre contre une petite piécette.
Il est toujours de bonne humeur, courtois, poli, gentil … il offre, outre ses bonbons, le sourire qui va illuminer votre journée.
Et c’est un vrai cadeau un sourire – essayez, vous verrez !
Lui, c’est André !
Et j’adore ce Monsieur !
Je ne passe pas nécessairement par là tous les matins.
Cela dépend de mon agenda.
Mais quand j’y passe, dès l’unif, je scrute le contenu de mon porte-monnaie pour me préparer à lui donner, moi aussi mon sourire et cette pièce qui l’aidera à manger.
Si le feu est rouge, j’ai le temps d’échanger quelques mots avec lui.
Si le feu est vert, j’ouvre ma fenêtre, je l’appelle, je freine (quitte à me faire injurier par ceux qui suivent et qui sont pressés, ce qui n’est pas bien grave en définitive) et je réitère notre petit rituel matinal.
Il m’arrive aussi de ne pas avoir un euro sur moi.
Je m’en excuse humblement et, néanmoins, il m’offre un caramel !
Je n’aime pas les caramels mais je n’ose pas le lui dire non plus parce que l’on ne refuse pas un petit cadeau qui vient du cœur.
Ne passez pas à côté de cette perle bruxelloise !
Il fait du reste partie de ce magnifique livre intitulé « Gueules d’amour ».
Croyez-moi, ce bouquin est génial … du moins pour ceux qui savent encore ouvrir leurs yeux et regarder les gens autour d’eux, sans jugements ni a priori aucuns.
Belle journée à vous André !
10:06 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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06.04.2006
SERVICE PSYCHIATRIE – UNITE D’ALCOOLOGIE
Voilà des mois que je ne l’avais vu.
La dernière fois, c’était l’hiver dernier.
J’étais venue le chercher pour l’emmener au restaurant.
Histoire de parler beaucoup et d’essayer de le nourrir un peu.
J’avais du le porter sur mon dos de l’entrée de son immeuble à ma voiture tellement il était faible … et déjà un peu bourré aussi.
Voilà des mois que je ne l’avais vu.
Et je ne l’avais pas reconnu tout de suite non plus.
Visage rougeaud, bouffi, bouffé.
Maigre comme un clou.
Pas l’ombre d’une lueur dans les yeux.
Des yeux tristes et absents.
L’élocution malaisée de par les calmants qui lui étaient administrés.
La démarche hésitante et lente.
Ce n’était pas beau à voir.
Nous nous étions installés dans le fumoir, avec les autres.
Ils se ressemblaient tous.
Ils avaient tous le même faciès, la même allure, la même histoire, la même détresse.
Il me redécouvrait un peu.
Je lui avais parlé de mon quotidien, de mes soucis et de mes joies.
Il ignorait beaucoup de moi, simplement parce que son quotidien à lui n’était fait que de recherche d’ivresse, un travail à temps plein… !
Il avait fallu ces 4,8 gr et l’Eau de Cologne pour qu’enfin il demande lui-même de l’aide.
Moi, je n’en pouvais plus d’essayer de l’aider depuis longtemps parce que j’avais l’impression de me taper la tête contre un grand mur de béton. Et ça fait mal un mur de béton.
Dans la chair, mais dans les tripes aussi.
Voilà 2 semaines qu’il était là.
Peu à peu, ce visage chéri reprenait forme, se défroissait, se dépliait, revivait.
Ses yeux s’étaient rallumés.
Ils avaient diminué les calmants et la langue se déliait.
Il souriait même.
Et surtout, il faisait des projets.
Mais il avait peur, très peur de « dehors ».
Parce que quand on n’a plus de boulot, pas de quoi s’occuper les mains ni l’esprit, le chemin vers la dive se retrouve très vite.
Et il a fallu la 1ère sortie autorisée pour foncer prendre un verre.
Il est expulsé de l’hôpital !
J’ai beaucoup souffert devant ton autodestruction.
J’ai souffert de te ramasser, de te porter et de te supporter.
J’ai souffert de bramer à vide dans ta distillerie.
Cela aurait été merveilleux d’apposer le mot « FIN » sur ce passage de ta vie et d’entamer à 4 mains le livre de ta nouvelle existence d’homme libre.
Tu ne crois pas ?
Je t’aime Léo, mon petit frère, mais cette fois, je démissionne !
10:42 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note |
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05.04.2006
C’EST LA CATA : IL N’Y A PLUS DE SPERME
Ah, je vous vois tous arriver en masse : un titre accrocheur, perspective d’un message trivial et c’est la cohue ! OK !
Reprenons les données du problème par le début.
Un article paru dans la presse nous explique que : « Alors qu'en 2004, l'hôpital Erasme avait enregistré 300 dons de sperme, les projections font état de quelques 170 dons en 2005. En fait, la clinique peut compter sur à peine une douzaine de donneurs réguliers (deux fois par mois durant toute l'année). En 2004, vingt nouveaux donneurs s'étaient présentés, parmi lesquels cinq ont donné entière satisfaction. En 2005, dix candidatures ont été retenues (quatre avalisées).En sachant, aussi, que les bons donneurs ne sont pas éternels: après avoir donné la vie à dix enfants de couples différents, ils sont mis en chômage technique. »
Je vois déjà vos airs ébahis … mais, ceux qui me connaissent ici, savent que je ne vais donc pas m’arrêter bêtement à l’énoncé du problème.
Primo, il vous faut savoir que chaque don est rémunéré.
Oui, oui : 50 euros par passage avec 2 possibilités de don mensuel mais obligation d’abstinence pendant les 4 jours qui précédent.
Donc, si vous avez envie de me suivre, le calcul va être très simple : 8 jours d’abstinence par mois, deux coups dans l’eau (façon de parler) et au bout de l’année, 1.200 euros – je présume non taxables !
Et comme il y a manifestement beaucoup d’hommes entre 18 et 40 ans (condition sine qua non pour être donneur), ce sera une façon pour eux de thésaurisier pour mettre des cadeaux sous le sapin en fin d’année.
Maintenant, passons au côté pratique de la démarche.
Il est exact que le fait de se présenter pour la première fois au comptoir dudit service vous procurera certainement un grand, tout grand moment de solitude.
Surtout si l’infirmière préposée se met à beugler à travers les couloirs : « Josiane, tu pourrais apporter une éprouvette pour Monsieur STP ? »
Là, vous allez carrément plonger votre nez dans les petites annonces du Moniteur de l’Automobile, même si vous n’envisagiez pas dans un premier temps de changer de voiture.
Vous aurez ensuite droit à la petite cabine capitonnée avec un paquet de « Lui » ou de « Play-Boy » mais ne comptez pas sur Josiane pour vous donner un coup de main (oups, cela m’a échappé !).
A la limite, elle va même hurler derrière votre porte, sachant que c’est la première fois, pour savoir si tout va bien!
Bonjour l’ambiance !
Maintenant, l’avantage du système, c’est que vous n’allez pas être obligés non plus d’embrasser l’éprouvette et de vous retourner tout de suite pour vous endormir en ronflant comme un bûcheron (ça ronfle un bûcheron ? Je ne sais pas, il va falloir enquêter !)
De toute manière, ladite éprouvette ne risque pas de vous faire la gueule, elle s’en fout, mais Josiane, toujours elle, saura quoi en faire.
Alors Messieurs, tentés ?
Une dernière chose : ne dites quand même pas que vous venez de ma part. Merci.
14:40 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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04.04.2006
TOUTES LES FEMMES BELGES SONT DES CONNES
Nous en avons déjà parlé, l’homme ne sait pas vivre seul.
Quand je dis l’homme, je parle du « sexe fort ».
J’admets que manger seul sa soupe en marcel et chaussettes devant Poivre d’Arvor peut manquer de charme mais d’un autre côté, pas de commentaires désobligeants à attendre non plus.
Et quand il se retrouve à 60 piges abandonné par la maîtresse de maison, il lui faut trouver manu militari une solution de remplacement.
Vous conviendrez tout comme moi que peu se retape le parcours des boîtes de nuit pour y trouver une hypothétique compagne et, lesdites femmes en chasse ne chassent pas non plus en se déhanchant au son de « The world is mine » de David Guetta dans les temples de la nuit.
Solution : Dieu Internet.
Certains, se retrouvent sur des sites de rencontres et tentent, profil bas, de trouver la perle rare.
Mais comme le prétend l’un de mes amis, les femmes belges sont toutes des connes.
Ceci n’engage que lui bien entendu.
Nouvelle solution : les pays de l’Est qui regorgent de candidates à l’exportation.
L’ami en question, la soixantaine pour ceux qui ne suivent pas, rêve déjà de se trouver la bimbo de 20 ans, roulée comme un loukoum, blonde peroxydée et … déjà folle amoureuse de lui sans même le connaître.
Sur ce coup là, il s’est quand même très vite rétamé.
Petite étude de marché dans les règles, sélection en entonnoir des plus drastique et finit par apparaître sur l’écran de notre petit camarade la photo d’une quinqua, ma foi pas mal du tout.
Quelques mails échangés en anglais et voilà notre tout émoustillé gaillard qui prend l’avion pour Kiev.
Premières constatations : la photo était très flatteuse et la coquine est scotchée à une traductrice qui suit nos nouveaux tourtereaux partout parce que son anglais écrit semblerait nettement meilleur que son anglais parlé… il va falloir très vite consulter le service après-vente parce que je ne suis pas certaine que la traductrice passe la nuit avec eux non plus, mais, ceci ne nous regarde pas !
Une semaine de rêve pour notre nouvelle amie qui n’en revient pas de voir autant de dollars en une fois dans un portefeuille.
Ils se seront vus, en tout et pour tout exactement 9 semaines (même pas et demi en plus !) au total sur une période d’un an et les voilà devant le bourgmestre.
Et l’autre benêt qui s’étouffe de bonheur en clamant partout que cette femme est raide dingue de lui.
Là, il va quand même falloir que quelqu’un de l’assistance m’explique le principe de la naïveté chez l’homme!
6 mois qu’ils sont mariés les chéris et elle ne parle pas encore un mot de français parce qu’elle n’en a pas envie.
Les notes de téléphone ont explosé (Kiev en PCV, ce ne serait pas sympa pour la belle-famille) et Papy mange du bortsch à tous les repas.
Vous connaissez la dernière ?
Elle repart seule pour un mois en Ukraine cet été parce que sa famille a subitement besoin d’elle.
Elle repart en Ukraine, oui, mais elle est belge à présent … vous me suivez toujours ?
Vite, un Kleenex, parce que je pleure de rire ….
12:09 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note |
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03.04.2006
LA SEXUALITE SELON NOS MOMES
Vous ne connaissez pas encore Justine, ma nièce.
Elle a fait fort notre petit bout de femme de tout juste 3 printemps.
En l’espace de 2 jours, elle nous a décrété : qu’elle arrêtait la sucette (si tu le désires chérie, nous nous occupons de te trouver un patch), qu’elle voulait un monsieur et enfin qu’elle ne trouvait plus son téléphone rose
Bon, j’admets que nous avons beaucoup ri à chacune de ses sorties on ne peut moins curieuses dans la bouche d’une si petite fille et si je n’étais pas si certaine de la moralité de sa mère, je contactais illico Child Focus.
Vous ne connaissez pas Théo non plus.
Théo a 3 ans aussi et est allé manger au Quick ce mercredi dernier.
Et comme Théo est un « ket » absolument délicieux et qu’il a une Mamy fabuleuse, il a eu le droit de jouer dans la plaine de jeux du fast-food pendant plus d’une heure.
Mamy avait prévu le coup et s’était équipée d’un bon bouquin.
Et Théo, tout à sa joie, a fait la connaissance de Laura, même âge!
Juste que Mamy a surpris Théo, au bout de 10 minutes, allongeant Laura sur la masse de balles en plastique pour se coucher sur elle, s’agiter et l’embrasser goulûment sur la bouche.
Déjà que ce genre de gymnastique n’est pas idéale pour une digestion paisible mais en plus, la petite Laura, sous le poids de notre Théo qui à son âge est déjà bien costaud, se noyait littéralement sous les balles.
Mamy est bien entendu intervenue directement, histoire de sauver la gamine qui est sortie de son bain bulles exsangue.
Et face à sa grand-mère lui demandant de laisser la petite tranquille, Théo de répondre : « c’est MA Laura »!
Il a un sens de la propriété qui est vraiment très développé ce petit bonhomme et, très rapide sur la balle aussi.
Dois-je évoquer le jour où mon fils aîné, 6 ans à l’époque, m’a avoué un soir avoir réellement essayé de faire un bébé avec Natacha pendant que nous, les parents, prenions le café autour du feu de bois?
Nous pensions tous que nos enfants d’amour jouaient à la poupée ou avec des petites voitures à l’étage. Tu parles!
Le garagiste draguait ferme la puéricultrice!
Croyez-moi, il faut gérer! Et surtout ne pas s’énerver.
Surtout pas non plus devant l’air très fier du père qui nous explique qu’il se retrouve tout à fait dans son fils.
Toi, tu ne me la ramènes pas crétin!
En zappant l’autre jour, je suis tombée sur South Park.
Mes ados adorent et je voulais comprendre ce qui les amusait tant dans ce dessin animé qui est loin de la magie de Disney.
L’épisode du jour relatait un cours d’éducation sexuelle à l’école.
Avec d’une part les réflexions des mômes et d’autre part la libido déchaînée des profs.
Je ne suis pas bégueule, loin de là mais, mes mouvements oculaires n’avaient rien à envier aux personnages d’un certain Tex Avery.
Justine, Théo, mes fils, je vous adore mais, par pitié, lâchez-moi les baskets avec votre sexualité débridée… :-) !
11:55 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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31.03.2006
VIVE GEORGE BUSH ET LA CREATIVITE DE SES COMPATRIOTES
Les américains sont vraiment des gens géniaux, imaginatifs et innovateurs.
Un fabriquant de sucreries vient de sortir un tout nouveau produit révolutionnaire : une sucette au goût de cannabis !
Attendez, ne vous énervez pas tout de suite et rassurez-vous immédiatement : aucune substance illicite ne rentre dans la composition de cette sucette qui est faite tout simplement à base d’huile de chanvre.
Mais vous avouerez avec moi que c’est vraiment une belle idée.
Et que de temps gagné pour les enfants !
Plus besoin d’attendre l’adolescence et ses envies de rébellion pour goûter au parfum du cannabis.
Ils pourront dès leur plus jeune âge en devenir accroc et laisser tomber plus tard le mécanisme de succion pour accrocher un pétard à leurs appareils dentaires.
Je trouve cela vraiment ingénieux et intelligemment anticipatif !
Et ce joli concept pourrait être à la base de toute une nouvelle gamme de produits / services à offrir.
Des bonbons sponsorisés par Philip Morris au fumet de Marlboro ?
Ca, ce serait pour les yankees puritains qui pensent qu’il vaut encore mieux une bonne cigarette plutôt qu’un sale joint.
Et qui dans la foulée pourront faire un beau procès au cigarettier et se mettre un max de tunes dans les poches.
Dans la catégorie « jouet pour enfants », remplacer le contenu de la valisette du petit docteur en herbe par une vraie seringue, un garrot, une cuillère à café et un briquet ?
Pourquoi pas du lait maternisé aux relents de Coca-Cola, de Whisky, voire même de Whisky Coke ? Qu’en pensez-vous ?
Des panades aux saveurs de hamburger et de ketchup (pour conserver malgré tout le côté sucré) à l’attention des obèses avant l’heure ?
Dès la maternelle, des cours spéciaux pour apprendre le maniement intelligent du verbe haut à connotation mensongère pour les futurs politiciens / présidents ?
La gamme pourrait être très vaste. Il suffit d’un peu de créativité et voilà que l’univers de leurs petits bambins va être révolutionné.
Il est vrai que, par les temps qui courent, au plus tôt ils seront affranchis, au plus vite ils atteindront, aguerris, l’âge adulte.
Sur ces bonnes paroles, j’y vais parce que je dois encore peler les fruits du goûter de ma petite nièce de 3 ans.
09:59 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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30.03.2006
APRES MARTINE A LA PLAGE, MARTINE EST MENOPAUSEE
- L’amitié entre nanas existe, je l’ai rencontrée.
Tranches de vie.
Le ¼ de siècle : les filles, faut qu’on se voit. Martine pense avoir rencontré l’homme de sa vie !
Et nous voilà toutes réunies pour écouter une Martine radieuse, dithyrambique, les yeux plein d’étoiles que même le Petit Prince n’y retrouverait pas la sienne.
2 ans après, la cagnotte offre à notre petite camarade un service en porcelaine qu’elle avait repéré à l’Inno.
Il y avait aussi sur sa liste une poubelle à 250 euros mais nous avons préféré éviter.
Mariage en grande pompe, feu d’artifice, et tutti quanti, notre Martine plane.
Pourvu que cela dure.
La trentaine : les filles, faut qu’on se voit. Martine est enceinte !
Géniaaaaaal ! C’est pour quand ? Tu sais déjà ce que c’est ?
Vous avez un prénom ? Guérande ? Comme le sel alors ? Oui, enfin c’est toi qui choisis hein chérie !
Et l’homme va assister à la naissance ? Une petite recommandation alors : dans « J’attends un enfant », ils conseillent de prendre un brumisateur d’eau pour te rafraîchir pendant l’accouchement. Evite la toute grande bombe d’Evian parce que, s’il panique, il risque de te la vaporiser en une fois sur le visage …nous avons déjà donné dans le genre.
Allez Martine, on est super contentes pour toi.
Tu es malade et tu as les pieds qui gonflent ?
Ce n’est pas grave … ça, ce n’est vraiment pas grave tu sais.
Et nous voilà toutes réunies autour du berceau de Guérande, quelques mois plus tard, juste 2 heures après la naissance, avec une Martine, le cheveu plat et humide, le rimmel qui a coulé … et l’homme très fier, une bombe d’Evian vide à la main.
La quarantaine : les filles, faut qu’on se voit. Martine divorce !
Ah ? Elle aussi ? Bienvenue au club.
OK, tu cumules. Entre le partage matériel (reprends quand même le service en porcelaine STP !), ton déménagement, la crise d’ado de Guérande et ta mère qui fait la gueule parce que « qu’est ce que ses copines vont penser », tu ne t’en sors pas encore trop mal.
Non, vous ne vieillirez pas ensemble, c’est vrai mais tu as encore beaucoup d’années devant toi.
Sèche tes larmes !
Eh, t’as vu passer le bellâtre là ? Quoi ? Un de tes ex ?
Ah non, ne recommence pas à pleurer Martine, c’est bon là !
La cinquantaine : les filles, faut qu’on se voit. Martine est en pleine ménopause…
Et nous voilà toujours réunies, toutes mères, presque toutes divorcées à nous raconter nos petits bobos anodins, nos soucis familiers, nos doutes et nos espoirs quant à nos enfants, à faire, défaire et refaire le monde … et à rire aux éclats parce qu’elle est vraiment très, très belle cette putain de vie.
Quand je vous disais que l’amitié entre nanas existe, je l’ai encore rencontrée dernièrement … et Martine va très bien, rassurez-vous. Vous avez du reste son bonjour.
12:26 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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29.03.2006
LES FEMMES SONT PARFOIS DE SOLIDES EMMERDEUSES …
Et cela ne date pas d’hier, croyez-moi!
Elle est pourtant bien dans son Eden.
Pas de problème de logement, des espaces verts à perte de vue, on ne parle pas encore du prix du baril, pas de taxes, pas de chômage.
Vraiment le paradis!
Adam est le seul représentant mâle du quartier et comme elle n’a pas de concurrence non plus, pas de lézard.
De lézard, non, mais un serpent oui.
Et qu’il lui fasse l’article de son verger : « tu as vu mes pommes? »
Et l’autre cruche de quand même mordre à l’hameçon comme une truite au régime qui n’a pu contrer l’appel de l’asticot que l’on promène sous son nez.
C’est malin!
Les voilà catapultés sur notre bonne vieille terre et les problèmes commencent.
Parce qu’outre le fait qu’il leur faille trouver un logement et un boulot, la vie hors de leur paradis ne ressemble pas à un enfer, loin de là, mais il faut assumer les petits soucis quotidiens.
Et même si un couple parvient à passer à travers tous ces petits soucis, il n’est pas rare non plus de voir notre Eve se transformer au fil des ans en une véritable emmerdeuse.
Où est-elle passée la fraîche jeune fille des jours heureux?
Et qu’elle lui fasse des reproches. Et qu’elle râle pour tout et pour rien.
« Adam, où es-tu? Tu sais bien que nous sommes attendus chez les Lazare à 20h et tu n’es pas encore prêt! Je ne supporte pas d’attendre!»
Ouais! Mais quand elle passe deux heures dans la salle de bain, il attend bien lui!
« Adam, je t’avais pourtant demandé de sortir les poubelles! »
Adam est rentré tard et aimerait souffler deux minutes chérie!
« Non Adam, il n’y a rien d’autre à manger. Je suis au régime, tu as oublié? »
Il a quand même faim le bougre mais ça, c’est un détail!
« Adam, j’ai téléphoné à maman et elle vient passer le week-end avec nous ».
Là, Adam ne rigole plus du tout – deux pour le prix d’une… Dans le cas d’un flacon de shampooing, c’est plutôt pratique mais la perspective d’avoir la mère et la fille sous le même toit plus d’une heure lui ferait presque aimer les flammes de l’enfer.
Et notre Adam de quand même courber l’échine parce qu’il sait aussi qu’il ne trouvera pas nécessairement mieux ailleurs.
Il sait? Personne ne sait!
Oui! On sait ce que l’on a, on ne sait pas ce que l’on aura.
Et très souvent, le juge finit par faire son office.
Les vieux couples qui sont passés à travers tout cela ressemblent vraiment aux « Vieux » de notre ami Brel. Ils sont sereins et bien souvent, se suivent très vite dans la tombe parce qu’ils sont comme deux perruches : inséparables!
Ils ont accepté les défauts et travers de l’autre et ont surmonté tous les aléas de la vie.
Aujourd’hui, on prend, on jette et surtout, on pompe l’air!
Les hommes sont « chiants » ?
Mais qu’est ce que les femmes peuvent être emmerdantes aussi!
11:43 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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28.03.2006
LA PRINCESSE ET LE RASTA
Lunch dans un resto chic et branché de l’Avenue Louise.
Des hommes et des femmes d’affaires discutent économie, politique.
Ma cliente ayant un peu de retard, il m’est donc loisible de balayer la salle du regard.
A la table en face de la mienne, une mère et sa fille.
La gamine, peut-être 14 ans, est remarquable …
Cheveux en pétard avec un serre-tête en authentique forme de couronne de princesse que même Mathilde n’en n’a jamais plantée une aussi kitch dans sa royale chevelure, une espèce de fleur en tissu orange au dessus de l’oreille, maquillée comme un pot de chambre, l’œil tellement triste qu’elle pourrait presque me filer le bourdon, une jupette rose à volants, des bas résilles noirs et d’authentiques Combat Shoes.
En guise de cartable, un sac de voyage du genre de ceux qui vous sont offerts par les compagnies charters lors de votre voyage pour Torremolinos… tout à fait le genre de la maison quoi !
Et qu’on ne vienne pas me dire qu’elle ne l’a pas fait exprès, ou alors elle a été vraiment très distraite ce matin cette enfant !
Quant à sa maman, elle restait très digne mais ne semblait pas plus fière que cela de sa princesse. Du reste, point de carrosse devant la porte du resto non plus.
Ceci dit, ceux qui comme moi ont des ados, doivent savoir de quoi je parle.
Pour en revenir au mien, il a eu une nouvelle idée lumineuse : il veut se faire des dreadlocks !
C’est quoi ? Une coiffure à la rasta qui consiste à crêper toute sa chevelure, mèche par mèche, pour lui infliger tellement de nœuds qu’il devient impossible par après de les coiffer, ni de les laver du reste non plus.
Ravie, je suis ravie !
Je saute de joie partout, tel un cabri au printemps revenu !
L’un de mes amis a essayé de me rassurer en m’expliquant qu’il était tout à fait possible de laver des dreadlocks et que le meilleur moyen d’y arriver était de le faire avec de la terre.
Je lui ai rétorqué que s’il envisageait, ne fut ce qu’une seconde, de dire cela à mon fils, je le grillais dans tout Bruxelles et que j’appelais son pire ennemi pour pactiser immédiatement avec lui.
Quant à mon fils, ce ne sera pas sur une fraîche taie qu’il posera son paquet de nœuds mais j’emballerai son oreiller dans un sac poubelle, je vous le promets.
Maintenant, l’avantage du système, c’est que quand il en aura marre de ses dreads, c’est au rasoir qu’il faudra passer et là, je ricane quand même en douce.
En attendant, il va me falloir patienter et afficher, tout comme la maman de notre petite princesse à la mode, un air très digne (hautain, je n’oserai pas) et je vais même tenter le sourire épanoui… mais ce sera plutôt au Quick que je l’emmènerai se sustenter !
12:40 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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24.03.2006
PARIS BRULE-T-IL ?
Oui, Paris brûle à nouveau.
Parce qu’un bellâtre à la tête du gouvernement français croit bon de créer un CPE qui permet à l’employeur, durant les deux premières années de virer sans explications le jeune dont c’est le premier boulot.
Et les étudiants de se mobiliser calmement pour protester, ce qui soit dit entre nous, est tout à fait justifié.
Et les étudiants de défiler, ce qui soit dit entre nous, est une façon comme une autre de s’exprimer.
Et puis, au milieu de cette effervescence qui pourrait malgré tout être bon enfant, arrivent un paquet d’ados dont la principale préoccupation est de porter leur jeans sous les fesses, de masquer leurs « gueules », de brûler des voitures, de piquer des GSM, de balancer des pavés sur les CRS, de casser des vitrines … de foutre le bordel intégral.
Même mon récalcitrant de 16 ans était choqué en voyant ces images, et Dieu sait qu’il a parfois des opinions qui ne rejoignent en rien les miennes.
Mais là où je les admire vraiment, c’est quand je les vois courir comme des lapins avec, justement leur jeans positionné sous les fesses et donc, l’entrejambe de celui-ci au niveau des genoux.
Ils sont vraiment très forts ces petits crétins, ou alors vachement bien entraînés parce que personnellement, je pense que j’aurais du mal.
Enfin, je n’ai pour ma part plus 16 ans non plus.
Heureusement du reste dans certains cas.
Mais quand un ou deux CRS parviennent à en choper un, ce même petit crétin se retrouve, dans la mêlée, avec le jeans sur les chevilles et le slip ou les fesses à l’air.
Fallait y penser gamin !
Encore l’air plus con que 10 minutes avant …. !
Et nettement moins fier en plus.
Cerise sur le gâteau, ils se prennent des coups de matraque au passage !
Et vous allez voir qu’il y en aura encore qui y trouveront quelque chose à redire.
Les « révolutions » ont, de tous temps, amené des changements dans les sociétés.
La violence pas !
15:48 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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CE N'EST QU'UNE PUTE !
Elle a les yeux d’un bleu profond.
Mais des yeux vides aussi, cernés.
Les traits tirés, les rides qui prennent peu à peu du terrain.
Le teint blafard sous un maquillage épais.
La voix rauque.
Le vernis de ses ongles s’écaille mais elle n’en a cure.
Elle est fatiguée, épuisée.
Pourtant, elle sourit encore et malgré tout. Un pauvre sourire.
Elle a envie de parler, elle qui écoute tout autant qu’elle assouvit.
Je la prends par la main et nous nous installons seules sur une terrasse.
Pour nous taire dans un premier temps.
Pour écouter la ville qui peu à peu s’essouffle, les voitures qui klaxonnent, le bruit des pas des promeneurs, la colère des sans-abri ou encore les rires des enfants qui traînent toujours à une heure si tardive dans les rues.
Elle commande un thé citron et enfin, doucement, laisse couler les larmes sur ses joues.
Je me tais encore. Je la respecte.
Pleure ma belle, pleure !
Laisse sortir de toi tout ce que tu retiens depuis si longtemps.
Abandonne toi pour une fois… toi qui joues au réceptacle moral et physique de tant d’âmes tristes. Tristes comme toi dans la plupart des cas.
Vide ton sac si tu le désires – d’autres l’on fait en toi, avec ou sans considération aucune !
Tu écoutes ceux qui veulent juste parler, tu panses les plaies de par ta seule présence, tu officies comme n’importe quel psy.
Tu vends un peu d’existence, un peu de fausse tendresse, de l’amour grimé, un quart d’heure volé à la vie, à leurs vies !
Ce n’est qu’une pute, pensent-ils.
Et la pute de se livrer entre deux sanglots.
Elle me parle de tous ces hommes amers, seuls, malheureux.
Elle évoque ces mâles qui paient pour un moment hors du temps.
Un moment que leur mère, que leur femme et que leurs enfants condamneraient à coup sûr.
Chez elle, pas de tribunal, pas de jugement, pas de condamnation justement… seulement un billet sur la table. Seulement !
Un billet sale, souillé et parfois libérateur.
Marchandise négociable.
Petite fille, jamais tu n’aurais imaginé un jour arpenter un trottoir. Tu étais une princesse comme une autre qui rêvait d’un prince charmant. Mais la vie ne t’a pas donné que des cadeaux. Et les cadeaux, comme on disait autrefois, c’est toi qui les prends à présent contre des morceaux de corps, d’instants d’intimité anonymes.
Eté comme hiver, toujours le même trottoir, le même pavé.
Pavé dans la mare.
Si ce n’est que ce pavé-là pourrait parfois faire des ronds dans l’eau pseudo limpide de la vie de certains couples.
… certains couples dont le mode de fonctionnement n’est pas si éloigné si ce n’est que ce n’est pas un sale billet sur la table qui régit leur continuité mais une soumission obligée pour éviter tout éclatement.
Paix négociée.
Toutes les putes n’arpentent pas que les trottoirs.
09:59 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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23.03.2006
J'AI ASSASSINE DEUX DINDES
Vivre à la campagne permet plus facilement d’avoir des animaux pour amuser les enfants!
En ville aussi, j’en conviens.
Mais des chèvres et des oies dans un appartement, vous admettrez que cela fait désordre.
Et en terme d’animaux, j’ai, dans une autre vie, été largement servie.
J’ai eu dans mon jardin des chèvres et des oies justement, mais aussi des canards, des dindes, des ruches, des poules, un étang avec des carpes et des chats.
Toute cette petite ménagerie amusait effectivement beaucoup mes enfants pour lesquels nous voulions, leur père et moi, un environnement sain et proche de la nature … sauf que!
On fait comment lorsque vous avez une voisine cramoisie de rage qui débarque chez vous un jour en hurlant parce que vos chèvres se sont enfuies et sont occupées à manger tous les parterres de fleurs spécialement aménagés pour le mariage de sa fille?
Parce que l’homme, lui, est en voyage d’affaires à l’étranger et vous voilà seule à devoir courir derrière ces deux idiotes.
J’ai aimé!
On fait comment lorsque, comme dans mon cas, vous êtes tétanisées par la vue d’une souris?
Je n’ai la phobie ni des araignées, ni des insectes en tous genres, ni de quoi que ce soit mais dans le cas des souris, je monte sur la table et j’hurle … je ne peux pas, c’est plus fort que moi.
Et quand je me suis rendue compte un beau jour qu’un petit rongeur avait élu domicile dans mon armoire à épices, je me suis retrouvée debout sur une chaise avec sous un bras mon chat et dans l’autre main l’aspirateur.
La grande artillerie pour nettoyer l’armoire et pour me rassurer aussi.
Juste que l’homme a fait irruption dans la cuisine à ce moment-là et se poserait, encore aujourd’hui, beaucoup de questions quant à ma santé mentale!
J’ai aimé aussi!
Il y a aussi eu l’épisode du coureur indien (canard de petite taille qui se tient comme un pingouin) et de l’oie de Toulouse (qui peut peser jusqu’à 10 kg).
Le coureur indien a une libido hors norme et aurait attrapé la chèvre s’il l’avait pu. Mais il avait jeté son dévolu sur l’oie et cette andouille se planquait dans les hautes herbes pendant que le coureur faisait les 100 pas en attendant qu’elle sorte.
Là, j’ai adoré!
Et puis les 3 dindes : « Mary », « Christmas » et « To you » (je n’invente rien) qui se sont faits chopées par un chien.
Lorsque je suis rentrée du bureau, j’ai découvert le carnage.
Elles vivaient encore toutes les 3 mais étaient très amochées. J’ai attrapé le revolver, en ai achevé 2 et loupé la 3ème … que j’ai emmenée chez le véto illico.
Véto qui n’avait encore jamais vu une tarée dans mon genre, pleurant au dessus de sa dinde et cette petite plaisanterie m’a coûté bonbon à l’époque!
Là, je me suis fait copieusement engueulée par l’homme MAIS, je l’avais sauvée!
Elle s’est refait croquée par le chien peu avant Noël.
J’ai exigé du « Père Dodu »!
Parce qu’entre le prix d’achat de la bête, de la bouffe pour la nourrir et du vétérinaire, je m’y étais attachée moi à cette « Mary »!
10:00 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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22.03.2006
OUI JE SAIS, JE SUIS CYNIQUE !
Je ne vous ferai pas le couplet sur l’enterrement, ça c’est mon côté cynique et tout le monde ne comprendrait pas.
75% des couples se séparent – c’est énorme et demande donc une petite réflexion, voire recherche de solution.
J’ai trouvé !
Pourquoi ne pas instaurer le mariage à durée limitée ?
J’explique : Paul rencontre Virginie, il lui fait la grande scène de séduction version roue du paon par exemple.
Virginie craque, rencontres des familles respectives après un laps de temps plus ou moins acceptable et avant de publier les bans, on passe chez le notaire familial.
Et c’est là que cela devient vraiment intéressant parce qu’un mariage, c’est comme un contrat, ni plus ni moins.
On instaurerait donc un premier contrat sur une durée de 7 ans, renouvelable par après un peu comme un bail immobilier, de 3 ans en 3 ans.
Cela laisse le temps au tout nouveau couple de commencer une petite vie à deux, en amoureux transis et guidés les deux premières années par la passion.
Il reste 5 ans.
On programme le premier bébé parce que la famille commence tout doucement à s’impatienter et ne cesse de regarder Virginie en biais si elle prend du poids ou est un peu pâlotte.
Le temps de la grossesse, il reste 4 ans.
Parcours magnifique des heureux parents devant un bambin tout rose, qui babille, qui grandit, qui commence à marcher à 4 pattes puis découvre l’avantage de se redresser et donc de filer partout et de vider tous les tiroirs, qui répond invariablement « non » dès qu’il commence à parler et qui est si beau quand il dort.
Là, il reste +/- 2 ans et on ne va quand même pas laisser cet enfant seul.
Donc, on remet une couche (si je puis m’exprimer ainsi) et on met au monde un cadet.
Même parcours que pour le premier si ce n’est que là, on est un peu plus habitué.
Habitué … voilà ! Nous y sommes !
Certains commencent à ressentir les stigmates des habitudes après 7 ans et c’est déjà l’embardée.
D’autres pas encore et peuvent donc re-signer pour 3 ans, rajouter un 3ème lardon à la brochette de moutards et changer de voiture par la même occasion parce qu’il commence à y avoir du monde à trimballer le we.
Si au bout de ces 3 ans, c’est vraiment devenu intenable, et bien, on met fin au contrat, on désengorge les tribunaux et chacun repart de son côté en se partageant tant bien que mal les enfants.
Quoi ? Je vous choque ?
75%, c’est beaucoup quand même, non ?
Oui, je sais, je suis cynique.
09:57 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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21.03.2006
TOUTES LES 7 MINUTES, LES HOMMES PENSENT AU SEXE
Nos amis d’Outre-atlantique ont trouvé un nouveau moyen de communication, ou plutôt de nouveaux supports publicitaires : l’homme dans son sens générique du terme.
Non, non ! Je ne vais pas vous parler des « hommes sandwich » !
Ca, c’est depuis longtemps révolu.
Un Américain de 20 ans a touché l’équivalent de 28.000 euros en un seul mois pour porter, tatoué sur son front, le logo d’une marque de produit antironflement … !
Ouais !
Il paraîtrait même que les morceaux de choix pour ce type de communication seraient les crânes dégarnis et les ventres des femmes enceintes.
Aaaah, mais en voilà une idée qu’elle était bonne alors !
Dommage que j’ai décidé de neutraliser la nursery parce que j’aurais très bien pu envisager alors de refaire un moutard et me balader avec une pub tatouée sur mon ventre nu et rebondi … pour des préservatifs par exemple ?
« Toutes les 7 minutes, les hommes pensent au sexe. Durex, pensez-y »
Mettons 6 mois à 28.000 euros par mois, cela nous fait 168.000 euros … on peut envisager un joli couffin pour ce prix-là hein ?
Mon ami Eric avec son crâne dégarni et une réclame du genre « Parce que je le vaux bien » ?
Qu’en pensez-vous ?
Il faudrait peut-être arrêter définitivement de déconner, non ?
Dans certains pays, les indigents n’hésitent pas à vendre un de leurs organes contre quelques piécettes pour survivre … !
Les femmes « mères porteuses » pour se faire des tunes … !
Porter un enfant pendant 9 mois, voir son corps se transformer, sentir en soi bouger ce petit d’homme, le mettre au monde et ensuite le remettre à un couple contre un paiement Visa Gold ou American Express (ben oui, 9 mois de gestation pour toute une vie à s’en faire pour nos bébés, c’est peu, c’est express, non ?!) .
Je ne comprends plus rien et j’en serais, pour ma part, incapable.
Même si je sais (ça c’est l’expérience ;-) que cet enfant deviendra un ado que j’aurai 40 fois par jour envie de détricoter, il me serait impossible de le vendre, même après avoir subit les crises de sciatique, sa tête sur ma vessie et des allers-retours toilette incessants, des contractions désagréables … et j’en passe.
Le monde deviendrait-il fou ?
Non ! L’homme devient fou et cela me fait peur.
Pas pour moi personnellement, mais pour mes mômes bien.
Je ferai de mes fils des hommes, quoiqu’il arrive !
Je m’y tiendrai mais je refuse catégoriquement d’en faire des produits d’une société de débiles.
A chacun ses valeurs.
J’ai les miennes, et je ferai tout pour les leur transmettre !
09:20 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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20.03.2006
GRANOCHE VEUT ALLER DANS UN HOME
Granoche a 84 ans.
Elle est le portrait craché de la grand-mère de Vic dans « La boum ».
Alerte, joyeuse, vive, intelligente, drôle.
Granoche fait la nouba avec ses petits-enfants, couve ses arrières petits-enfants, ne crache pas sur un petit coup de blanc à l’apéro ni sur un Cointreau glace après son repas.
Et en plus, elle fait des remarques si ce sont des glaçons plutôt que de la glace pilée.
Granoche a le sens des valeurs. C’est une épicurienne.
Elle a toutes ses dents et toute sa tête.
Granoche part en bus avec ses copines visiter les caves champenoises ou encore une fabrique d’icônes. Saviez-vous que l’on utilisait de la colle de lapin dans la fabrication desdites icônes.
Dis donc, … c’est quoi de la colle de lapin ironisons-nous? Elle se marre, prend un air offusqué mais ses yeux pétillent de malice.
Soudain, tout de go, au cours d’un repas durant lequel nos assiettes étaient aussi jolies que nos fous rires communicatifs, elle nous annonce entre la poire et le fromage qu’elle veut aller dans un home.
Attends! Va falloir arrêter la fumette au cas où tu t’y serais mise parce que là, tu pousses le bouchon un peu trop loin comme dirait un certain amateur de mousse au chocolat.
Tu as ton appart, tu es autonome, tu bouges, tu vis.
Tu as vraiment envie de passer d’une petite chambrette avec coin cuisine à la salle commune entourée de toutes ces âmes, pour la plupart abandonnées de tous, et qui regardent « Les feux de l’amour » avec nostalgie dans l’anti-chambre de la mort?
Toi dont certains GO du Club pourrait envier l’humour et la répartie, tu te vois vraiment recommencer le macramé comme quand tu étais petite pendant un atelier de « Accroche-toi comme tu peux à ce qu’il te reste à vivre »?
Tu es née au siècle dernier ? On sait! Nous aussi nous sommes nés au siècle dernier, et alors?
Tu ne veux pas être une charge? C’est tout à ton honneur! Merci!
Mais qui a dit ici, qui a ne fut ce que sous-entendu que tu devenais une charge?
Et tout d’abord, c’est quoi une charge?
Te rendre visite, venir te chercher pour aller au ciné ou au resto? Faire les courses avec toi et t’aider à porter tes paquets?
Nous n’avons pas attendu que tu sois octo pour le faire alors tu serais gentille de ne pas nous la ramener non plus sur ce coup-là. OK?
Granoche ne sourit pas.
Nous non plus!
Pourquoi?
Parce qu’elle vient de donner un solide coup de pied dans la fourmilière la Granoche.
Parce que ce n’est généralement pas comme cela que les choses se passent.
Combien de fois n’avons-nous pas entendu l’expression « nous avons du le/la placer »?
Placer! C’est comme parquer, ranger, se débarrasser, larguer, jeter, et puis oublier, surtout oublier!
Pas toi Granoche!
Tu as encore de si jolis jours devant toi. Ne vas pas te ranger dans un petit placard.
Ce n’est pas charmant un placard. C’est triste, c’est noir et tu mérites mieux.
Allez Granoche, encore un p’tit Cointreau. Et pour le coup, on va même s’arranger pour te piler la glace nous-mêmes !
09:44 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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17.03.2006
J'AI TRIMBALLE UN PYTHON DANS MA VOITURE
Je vous ai parlé de mon fils aîné.
Passons au cadet!
Même origine génétique mais nettement différent comme enfant, ce qui soit dit en passant, me fait des vacances de temps à autres.
Quoi que …
Lui serait plutôt du genre : « je sais ce que je veux et j’y vais de ce pas ».
Cet enfant de 13 ans s’est pris de passion pour les serpents.
Jusque là, rien de grave.
Non!
Si ce n’est qu’il est en train de revoir la disposition de la petite chambre de 16m2 qu’il occupe chez son père pour en faire un terrarium.
Et d’où lui vient cette affection subite pour les ophidiens?
Hein?
D’Ukraine!
Non, on ne rit pas. Tout le monde sait pertinemment bien que l’Ukraine est peuplée …? D’ukrainiens! Oui, merci!
Mais cela me prouve aussi qu’il y en a qui suivent un peu.
L’Ukraine, disais-je, est peuplée de serpents et plus particulièrement de boas qui sillonnent les plages à la recherche de touristes avides de photos-souvenirs-typiques.
Et il y en a qui se font avoir, et mon fiston a plongé.
Il est revenu chez son père avec une seule et obstinante idée : acheter un serpent.
Et le voilà très vite l’heureux propriétaire d’un élaphe guttata guttata (non, ce n’est pas une faute de frappe – c’est comme l’homo sapiens sapiens, on se répète pour être certains que tout le monde imprime bien).
J’ai trimbalé dans ma petite auto un python royal.
Autant vous dire que le briefing au vendeur a été on ne peut plus clair : vous me videz tout le rouleau de scotch autour de cette boîte – je ne veux pas voir apparaître la moindre écaille hors de ce colis.
Parce que, au cas où quelques ignares traîneraient par ici, il vous faut savoir que les conditions de vie du serpent en captivité sont très strictes : beaucoup d’humidité, de chaleur et de calme.
Résultat des courses : 50 km dans une voiture surchauffée et fermée hermétiquement!
... « Chéri, je te signale que je n’ai pas de sang froid qui coule dans mes veines, MOI. Suis-je obligée de…? »
Regard appuyé de l’amour de ma vie. Je la boucle!
... « Maman, évite les trous de la route stp, il ne faut pas qu’il soit secoué sinon il a peur » (moi pas trop, merci)!
Et pas question de musique non plus! Je ne peux même pas pousser la chansonnette?
Non!
OK mon ange!
Nous arrivons, ENFIN, à destination.
Tous deux avec une mine d’enfer, du genre de celle qu’arbore le homard après un passage d’un quart d’heure dans une casserole d’eau bouillante … faites des enfants!
Ceci étant, je signale quand même à tous ceux qui m’ont lue jusqu’ici que l’ange en question envisage très sérieusement de devenir vétérinaire spécialisé en reptiles … « pour pouvoir t’offrir, ma maman chérie, la plus belle maison du monde et la voiture de tes rêves parce que (restons quand même terre-à-terre), je vais gagner des millions »
Tiens, j’ai déjà entendu ça quelque part!
Tu sais que je t’aime toi?
10:29 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note |
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16.03.2006
POURQUOI NE RESTES-TU PAS ZEN MAMAN ?
Fin de semaine dernière, j’embarque mes monstres pour un WE douloureux.
Départ compliqué parce que l’un oublie sa veste, l’autre son portefeuille, il faut éviter que le chien ne sorte de la maison, refermer bien vite la barrière, etc…
Je suis épuisée, légèrement crispée, nouée mais il faut avancer.
Avancer oui, et penser aussi à nourrir les ogres.
Mon aîné qui, je le rappelle, a 16 ans et se croit déjà un Homme, m’évite gentiment sa guitare basse avec laquelle il prend un malin plaisir à s’exercer dans l’habitacle restreint et non insonorisé de ma voiture MAIS se rapplique avec 3 petites balles de jonglage.
J’évite donc les désaccords musicaux mais nous voilà, son petit frère et moi secoués par les essais de jonglerie de l’ado.
Et comme je ne me déplace pas encore en autobus, le plafond n’est point très haut et … une première balle lui échappe pour venir se loger – je vous le donne en mille – sous ma pédale d’accélération !
Vous avez déjà essayé ce type de conduite ?
Intéressant, croyez-moi !
La crispation monte d’un cran mais je maîtrise.
Nous arrivons dans notre grande surface et ce petit crétin, de sa démarche nonchalante et traînante d’ado pas pressé, nous suit dans les allées, toujours avec ses foutues balles.
Et pour vous faire juste une parenthèse au sujet de cette façon qu’ont les jeunes de traîner le pas, lorsque dernièrement je lui ai demandé de lever ses pieds quand il marchait, il m’a répondu : « mais je les lève, ce sont mes chaussures qui ne suivent pas … »
Esprit de répartie, quand tu nous tiens !
Soit, revenons à nos moutons … arrive ce qu’il devait arriver : l’une des balles lui échappe à nouveau et roule sous un frigo.
Attendez : imaginez bien ce qui va suivre !
Je me retourne et vois cet échalas d’1m82 étalé de tout son long sur le sol, balayant de son bras le dessous du frigo volailles et saucisses de campagne à la recherche de sa baballe !
Là-dessus, il perd un verre de contact et son frère se précipite à 4 pattes à la recherche de ce dernier …
Quant à moi, je suis accrochée à mon chariot en beuglant pour la dixième fois que je voudrais savoir ce qu’ils aimeraient manger.
La crispation se fait certaine !
J’ai planté les rampants à leur triste sort afin de ne pas les détricoter tout de suite pour les retrouver finalement deux allées plus loin, le cadet avec un doigt bien droit portant le verre de contact de l’aîné qui avait entre-temps récupéré son bien mais faisait gaffe à sa démarche.
Myope comme il est, la progression visuelle avec un seul œil opérationnel est plus hésitante, vous en conviendrez.
Passage à la caisse sans encombres mais retour à ma voiture totalement énervée.
Et l’autre de me gratifier d’un grand sourire en me demandant pourquoi je ne reste pas zen …
14:24 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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15.03.2006
ILS ONT COUPE MON KLAXON
Je ne sais pas vous mais, en ce qui me concerne, je suis quelqu’un de « relativement » calme dans la vie quotidienne (les guillemets, c’est pour ceux qui me connaissent personnellement...) ! Enfin calme … il ne faut pas me chercher non plus. Sinon, on me trouve très vite.
Mais calme ne signifie pas non plus « éteinte » !
Je dirais plutôt extravertie et dans la mesure du possible, j’essaie de toujours rester positive aussi.
Mais, quand je prends le volant … là, c’est la catastrophe.
Déjà que Bruxelles est un véritable chantier à ciel ouvert pour le moment et que ce ne sont que déviations sur déviations.
Mais en plus, le nombre de crétins qui sillonnent nos routes devient incalculable.
Et qu’il se mette sur la bande destinée à ceux qui tournent à droite alors qu’il doit aller tout droit … et qu’il bloque donc toute la file, moi y compris !
Et qu’elle se parque en double file pour aller acheter des aspros à la pharmacie.
Et qu’il squatte la bande de gauche sur l’autoroute à du 90 km/h.
Et qu’elle ne démarre pas quand le feu devient vert parce qu’elle se maquille … là c’est carrément le sommet. Mesdames… une salle de bain, ça sert à quoi ? Hein, dites-moi ?
Et qu’elle mette un quart d’heure pour se parquer parce qu’elle doit gérer en même temps l’appel sur son GSM de sa mère qui lui demande si elle ne ferait pas un gigot d’agneau avec des lentilles dimanche prochain plutôt que le sempiternel rosbif aux chicons. « Non maman, Albert n’aime pas les lentilles ».
PETASSE ! On s’en fout ! Tu avances oui ?
Et c’est parti. Je fulmine, je râle, j’ai envie de frapper … je deviens carrément désagréable, voire ordurière.
Il m’est arrivé un jour de sortir de ma voiture pour aller ouvrir la portière d’un monsieur arrêté au feu devant moi parce qu’il avait un comportement peu civil au volant et que j’avais failli faire un accident à cause de lui.
Il a été très surpris et en est resté sans voix.
Et je vous promets que j’étais tellement en colère que je me foutais complètement de savoir s’il faisait 2m10 et pesait 150 kg !
C’est génial l’adrénaline, non ?
Alors, il reste une solution très simple : le klaxon !
Oui, sauf que lors de mon dernier entretien, ils ont déconnecté mon klaxon … et ça, ça m’énerve encore plus.
Non pas que je sois une grande consommatrice de ce moyen d’expression mais je vous ferai remarquer que c’est quand on vous enlève un gadget que subitement vous en avez le plus besoin.
Il me devient impossible à présent d’exprimer ma désapprobation autrement qu’en passant ma tête par la fenêtre ouverte de ma voiture en hurlant au milieu d’un carrefour : « tuuuuuuuut ».
Non, non, ne vous méprenez pas ! Ce n’est pas parce que je suis blonde et que je n’ai pas trouvé le klaxon de ma voiture. Ces crétins du garage n’ont pas fini leur boulot mais rien ne m’empêchera jamais de m’exprimer!
Je vous laisse … je vais soigner mon extinction de voix !
09:22 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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14.03.2006
LE TIROIR
Comme tous les dimanches vers les midis, immuablement, elle partait au marché.
Pour prendre l’air, pour croiser d’autres regards, pour acheter ses roses aussi.
En toute fin de marché, elles sont moins chères.
L’aubaine, car elle aime tant les roses.
Elle en choisissait avec minutie les couleurs et, suivant les dimanches et l'état de son portefeuille, en ramenait jusqu’à plus de cent dans cette petite maison qu’elle habitait depuis peu.
Cette petite maison qui constituait enfin pour elle un véritable havre de paix, un cocon, une grotte protectrice, un territoire caché, un lieu bien à elle, un lieu où peu ont encore aujourd’hui le droit de pénétrer.
Elle prenait délicatement chaque rose séparément, en coupait le bout de la tige et ôtait la plupart des feuilles.
Elle se constituait de la sorte deux magnifiques bouquets qu’elle disposait, l’un dans son salon, l’autre dans sa chambre à coucher.
Des roses dominicales de la semaine précédente, elle coupait alors un à un les boutons et les disposait sur un journal pour les faire sécher.
Une fois par mois, elle prenait ce vieux tiroir d’imprimerie en bois, vestige d’une vie antérieure, et doucement, avec calme et méthode, en remplissait chaque petit compartiment de ces roses séchées au fil des jours, des semaines, des mois.
Elle passait le temps alors qu’au dehors, le soleil ou les flocons, selon la saison, inondaient son petit jardin.
Parfois, elle recevait ses enfants, ses fils chéris qui vivaient loin d’elle.
Le temps d’un week-end, ils venaient ponctuellement bouleverser son quotidien, ses habitudes, son espace privé.
Et ainsi, mois après mois, saison après saison, le tiroir s’emplissait de centaines de roses séchées et décolorées.
Tiroir lié au père de ses enfants, imprimeur de son état, qui refusait de lui acheter des fleurs arguant qu’il y en avait assez dans le jardin et qu’elle n’avait qu’à aller en cueillir elle-même si elle en voulait tellement ….
Revanche sur le passé.
Revanche sur la vie.
Aujourd’hui, le tiroir est presque rempli et elle a encore des paquets de roses séchées.
Mais elle n’a plus envie.
Elle n’a plus envie parce que l’imprimeur est mort et avec lui, elle a enfin enterré sa vie d’avant.
Elle est enfin libérée de son passé.
10:34 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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13.03.2006
SPERM ACADEMY
Déconfite ! Je suis déconfite, voire atterrée !
La téléréalité … ah, mais en voilà un sujet qu’il était intéressant !
Il y a, entre autres, « l’Ile de la Tentation ».
Magnifique. Tous ces jolis petits couples qui s’aiment tellement fort qu’ils foncent comme des crétins se planquer sur des îles paradisiaques pour tester leur amour et leur libido.
Et que Monsieur pleure parce qu’il aime tellement sa petite femme qui se fait draguer par un apollon post pubère sur l’île d’à côté pendant qu’une garce à la plastique irréprochable entame une danse lascive devant ses yeux exorbités.
Comme le disait mon ami
Enfin, touche si tu veux mais fais quand même gaffe au retour de balle si tu touches trop.
Dans la foulée, nous avons aussi eu cet été « la ferme célébrités ».
Pas axé Q mais pas malin/malin non plus.
Régine, la reine liftée de la nuit parisienne qui se coiffait d’un bandana pour aller nourrir les cochons tout en critiquant les poulettes qui partageaient son dortoir. Ou encore l’ex-poissonnier qui débarquait de son rocher pour planter quelques poteaux dans un champ afin de canaliser des autruches.
Mais je rêve ou quoi ?
Non. Oui ? Je ne sais plus !
Mais nous allons passer à l’étape suprême parce que le cauchemar arrive.
Durant mes vacances, l'été dernier,je parcours le magazine « Psychologies ».
Et mes yeux tombent sur un article qui me laisse pantoise.
« SPERM ACADEMY. Il ne s’agit pas comme dans « La guerre des boutons » d’élire celui qui a le plus gros zizi, mais celui dont les spermatozoïdes sont les plus rapides. Pour les besoins de « Sperm Race », un nouvel avatar de la téléréalité trash produit par Endemol et prochainement diffusé en Allemagne, 12 hommes s’apprêtent à tester la célérité de leur semence sous l’œil des caméras. Le « propriétaire » du 1er spermatozoïde à atteindre la ligne d’arrivée (une substance chimique qui fait office d’ovule !) remportera une Porsche et le titre d’homme le plus fertile d’Allemagne ».
Je me tâte … je ris ou je pleure ?
Tant qu’à faire dans le trash, comme ils disent, j’aimerais savoir s’ils vont aussi nous filmer le lâché de spermatozoïdes et si la Porsche en question sera customisée aux couleurs de ladite émission avec autocollant sur le pare-chocs : SQS / AOC … Sperme de Qualité Supérieure Appellation d’Origine Contrôlée
Juvénal aurait eu ces mots amers « Panem et circenses » … du pain et les jeux de cirques !
En définitive, troisième millénaire ou pas, nous n’avons pas réinventé la roue.
Ceci étant, j’ai quand même du mal…
10:27 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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10.03.2006
PIPETTE OU PIERCING ?
Ca y est ! C’est fait !
Bon, j’admets tout à fait honnêtement que je savais que cela allait, à terme, nous tomber dessus mais quand même … on a beau s’y préparer, cela fait un choc.
Mon fils est rentré chez son père avec un… boudin.
Oui. Un boudin. Un vrai !
Mais non, ne venez pas me dire que je suis trop critique.
Que je vous joue la scène de la mère castratrice qui refuse de voir son bébé grandir.
Vous n’y êtes pas – du reste, vous n’avez pas vu le boudin en question non plus, alors …
Le cheveu plat et pas franchement net, l’œil triste, la démarche traînante, le maquillage qui coule.
Pardon ? Il ne coule pas ? C’est normal tout ce noir autour des yeux ? Ah bon !
Tiens, j’ai dû louper une étape. Excuse-moi mon chéri.
Et le jeans taille hyper basse pour un boudin, j’ai quand même des doutes.
Que je n’ai pas le ventre super plat après deux grossesses, personne ne pourrait me le reprocher.
Mais chez la demoiselle, cela frise le surréalisme.
Attendez, je reprends : le cheveu plat, le maquillage qui coule… vous revenez de la piscine et elle a oublié d’enlever sa bouée ou quoi ?
Elle est comique la pipette ! Ce n’est pas une pipette mais un piercing ? Okééééééééé !
Elle en a ailleurs aussi ? Dans la langue ! Oui. C’est une excellente idée ça.
Tant qu’on y est, un petit tatouage également pour parachever l’oeuvre ?
Non ! Aaaaaaaaaaaah, mais elle est bien cette petite finalement.
Et elle s’appelle comment cette fraîche jeune fille ?
Maïté !
Stop !
Je pars en courant pour pleurer, pour rire ou encore pour pleurer de rire – j’aviserai après avoir fait quatre fois le tour du jardin de ton père mon amour, parce que j’ai besoin de me dépenser et en vitesse en plus!
Moi qui rêvais d’une petite poulette toute fraîche, l’œil pétillant et malicieux (enfin, pas trop quand même), d’une petite Kimounette … tu sais, ta fiancée quand tu étais tout petit ?
Bardaf, c’est l’embardée comme disait l’autre !
Je me retrouve face à un spécimen du type troisième millénaire post Mad Max.
Qu’est ce que j’ai raté ?
En fait, rien. J’ai tout bon.
J’ai fait ce que j’ai pu, je t’ai élevé du mieux que je le pouvais.
Je t’ai donné tout mon amour, toute ma tendresse, toute mon attention.
Je t’ai veillé, soigné, cajolé … mais comme le disait Khalil Gibran : « …Vos enfants ne sont pas vos enfants. …Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas ».
OK Khalil, il ne m’appartient pas.
Mais il n’a que 16 ans aussi, et il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.
Or, mon fils a oublié de l’être. Me voilà rassurée !
… et avec ou sans bouée, je t’aime, petit imbécile !
11:33 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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09.03.2006
VA BOSSER MA CHERIE, MAIS NE POMPE PAS L'AIR NON PLUS
Pourquoi une journée internationale de la femme ?
Pourquoi pas une journée internationale de la bêtise humaine, voire une journée internationale de la stupidité masculine ?
Qui a inventé cette fête idiote ?
De tous temps, les femmes ont gardé comme priorité le bien-être de leur mari et de leurs enfants.
Nos mâles ancêtres préhistoriques partaient à la chasse, à la pêche ou encore à la cueillette pour subvenir aux besoins de leur petite famille.
Et pendant ce temps là, les cromagnonnes se débrouillaient pour faire cuire la tambouille sans briquet pour allumer le feu.
Elles se démerdaient pour coudre des vestes en fourrure, fourrures issues des animaux de la chasse pendant que les mâles supérieurs se les roulaient et que Veritas n’avait pas encore fait son apparition.
Elles soignaient au mieux leurs mômes pour qu’ils vivent le plus longtemps possible alors que l’on était loin de parler des progrès de la médecine.
Les temps passent.
Les femmes continuent leurs besognes aux travers des siècles, ne rapportent pas un euro à la maison mais continuent à satisfaire l’ego de leur mari.
Les temps passent.
On octroie aux femmes le droit de vote…. Quelle hérésie !
Si une femme veut ouvrir un compte en banque, il lui fallait jusqu’il y a peu l’autorisation de son mari …
Arrêtez, je ne délire pas !
Mais la roue tourne, et le pouvoir d’achat diminue.
Donc, finalement, ce ne serait pas une si mauvaise idée que cela si la femme, en plus de ses corvées ménagères et maternelles, aille aussi bosser pour ajouter du beurre aux épinards péniblement ramener par le mâle épuisé qui, rentrant du bureau, pose ses pieds sous la table et demande ce que l’on mange pour accompagner lesdits épinards.
Va bosser ma chérie, mais ne pompe pas l’air non plus.
Le journée internationale de la femme, c’est 365 jours par an !
10:18 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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08.03.2006
AVEZ-VOUS AUSSI UN ELEVAGE D'ADOS A LA MAISON ?
Bon, ce n’est pas qu’on ne les aime pas mais il est des jours où l’on se demande quand même où est passé ce ravissant bébé que nous avons un jour mis au monde tout en discutant le bout de gras avec le gynéco entre deux contractions (merci Ste Péri) !
Pas le temps de se retourner que vous vous retrouvez en face d’un échalas qui, à presque 16 ans, vous dépasse d’une tête, chausse du 46, passe de la vague Sataniste au communisme pur et dur, porte les cheveux longs, vous présente à ses potes en leur disant « ma mère … elle déchire ! » (Pardon chéri, je déchire quoi exactement ?), vous explique par le menu que les études ne servent à rien et que de toute manière il va partir élever des chèvres dans les Cévennes …
Remarquez, j’aurai toujours du fromage au frais pour mes vieux jours.
Il est où mon petit garçon ?
Lui qui me faisait de belles lignes de « a », de « b », de « c », lui qui me dessinait des fleurs pour la fête des mères (j’ai aussi eu droit un jour à une vache … je n’ai pas très bien percuté sur ce coup-là !), lui qui me récitait des poèmes …
Aujourd’hui, il est incapable d’aligner 3 mots sans me faire 5 fautes d’orthographe, envisage de faire pousser du cannabis dans mon salon et s’attaque à la lecture du « Matérialisme et Empiriocriticisme » de Vladimir Ilitch.
Il est où mon petit garçon ?
Lui que j’habillais toujours à 4 épingles et qui se ballade aujourd’hui avec des jeans beaucoup trop larges.
Qui plus est, n’ayant manifestement pas encore intégré le fait qu’il avait une taille au dessus des hanches, il positionne ledit jeans SOUS ses fesses, laissant admirer son slip au tout venant… encore heureux qu’il ne porte pas de string !
Je lui ai fait savoir que j’envisageais très sérieusement de m’habiller de la même manière mais, à son air atterré face à cette éventualité, j’ai vite laissé tomber.
Il est où mon petit garçon ?
Lui qui agitait ses petites menottes sur l’air d’ « Ainsi font, font, font » et qui secoue aujourd’hui sa chevelure et tout son grand corps à s’en démettre les bras sur de la « musique » que même les auteurs de symphonies dodécaphoniques en restent perplexes.
Tu as des projets pour l’avenir proche mon cœur ? Oui … ? Les chèvres ? Ca on le savait déjà. Autre chose ? Ah ! Je t’écoute. Couper tes cheveux mais garder une crête hooliganesque figée au gel extra extra strong ? Sais pas … tu garderais pas tes longs cheveux finalement ? Attaquer « Mein Kampf » à la rentrée ? Ouais … tu n’essaierais pas Baudelaire pour changer ? Pas le même registre, je sais mais bon …qui n’essaie rien, n’a rien !
… Et, attends, où vas-tu là en courant ? A une « rave party » ? C’est quoi ça ?
Attends mon chéri … je voudrais malgré tout que tu saches que je t’aime …
Trop tard, il est parti.
Mais, il s’est quand même retourné en me lançant son plus joli sourire…
Hein, somme toute qu’elle est belle la vie ?
11:20 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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07.03.2006
LA BELLE-MERE DE CENDRILLON EST-ELLE VRAIMENT UNE SALOPE ?
On peut dire ce que l’on veut : les familles recomposées ont peut-être la cote mais il faut que tout le monde y retrouve son compte.
Prenons un exemple concret : Cendrillon.
Une fort jolie petite princesse qui vit dans un fort joli château entre son roi de papa et une adorable maman.
Je la qualifie d’adorable, bien que personne d’entre nous ne l’ai jamais connue, étant donné qu’un jour, PAF, la maman de notre Cendrillon passe lamentablement l’arme à gauche, laissant son roi et sa fille orphelins d’amour et de repères.
Parce que quand la femme part, où qu’elle aille, c’est un peu le boxon à la maison, avouez-le !
Pourquoi ?
Et qui durant toutes ces années à fait tourner la machine à laver, séparant bien le blanc des couleurs ?
Qui maniait le tableau de bord du micro-ondes avec dextérité afin de ne pas laisser les restes du repas de la veille exploser et tâcher les parois dudit micro-ondes lors d’un judicieux et parfait réchauffage ?
Qui savait exactement où étaient rangés les sacs de l’aspirateur ?
Qui faisait gaffe à la maison à bien trier les déchets : les canettes de Jup dans le sac bleu, le reste dans le sac blanc ?
Qui ?
OK, pas la maman de Cendrillon, je vous l’accorde bien volontiers.
Il est vrai qu’il y avait du personnel au château pour s’occuper de l’intendance, que Sir Whirpool jouait dans une autre pièce à l’époque et qui plus est, elle était LA reine.
Ceci dit, j’ai quand même un peu de mal à croire que Paola soit incapable de réchauffer seule le potage d’Albert mais là n’est pas la question non plus.
Cendrillon donc, ou du moins sa descendante ! On va y arriver.
La voilà toute seule la petiote, dans son grand château. Même pas un petit frère ou une petite sœur pour jouer à la Nintendo avec elle.
Et son royal père qui peste : « mais où sont ces foutus sacs aspirateur ? »
Qu’à cela ne tienne ! Il allume son PC, s’inscrit sur un site de rencontre et y met son plus beau profil, celui de droite : "homme, la quarantaine, belle situation, veuf avec enfant cherche femme élégante, instruite pour amour – enfants bienvenus."
Quelques pop-ups, un verre à la Grand Place, une cassolette de St Jacques au Comme chez soi (il a les moyens les enfants, il a une belle situation quand même) et l’affaire est dans le sac.
Belle-maman débarque un beau matin avec ses filliotes et ses meubles Ikéa. Il faut dire qu’il y a de la place au château.
Oui, mais …
Notre petit roi, il est tout guilleret lui !
Il laisse à nouveau traîner ses canettes de Jup, il ne trie plus le blanc des couleurs, il exulte, il rejoint sa couche le soir, l’œil pétillant, mais s’il n’y prend garde, il va se prendre à terme sur le coin de la gueule une pantoufle de vair et il prétendra en plus qu’il n’a rien compris !
Parce qu’une famille recomposée, cela ne s’improvise pas.
C’est dans l’amour partagé qu’on construit, pas dans un souci de fuite de solitude, d’égoïsme et ça, ce n’est pas toujours donné à tout le monde de le comprendre… !
14:26 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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06.03.2006
COMME UNE SOURIS A VELO SUR UN MORCEAU DE GRUYERE
Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, quand je prends ma voiture pour circuler en ville, je me fais l’effet d’une souris juchée sur un vélo et roulant sur un grand morceau de gruyère….
Et quand le gruyère sort du frigo, c’est encore plus folklorique.
Bon, j’en conviens aisément, nous sommes en hiver et donc les conditions climatiques actuelles n’en sont que plus normales.
Mais le nombre de trous dans les chaussées devient incalculable.
Un vrai parcours du combattant pour les éviter, que même le Paris-Dakar en deviendrait une balade romantique.
D’autre part, nous apprenons, qu’ENFIN, les radars fixes sont entrés en action et que donc, plus question de se prendre pour Schumacher sur la petite ceinture.
Ceci étant, vu l’état des routes, faudrait être un peu à la masse et ne point avoir de considération pour nos véhicules pour rouler comme des malades.
Mais dites-moi, rafraîchissez moi la mémoire : qui paie des taxes et des impôts pour entre autres l’entretien des routes ?
Hein ?
En voilà une question qu’elle était intéressante !
Vous et moi chers petits camarades syndiqués ou non !
Donc, quand vous recevez votre fiche de paie, vous vous étranglez tous les mois en comparant votre brut par rapport à votre net mais vous tentez de vous raisonner et de vous dire que c’est pour la bonne cause.
Que c’est pour entretenir dans la foulée, les chômeurs, la Sécu, les ministres, Philippe et Mathilde et, au passage, nos routes.
Juste que des chômeurs, il y en a de plus en plus puisque nos multinationales licencient à tour de bras quand elles ne sont pas victimes d’OPA désagréables.
Juste que le trou de la Sécu ne va pas aller en s’améliorant.
Juste que, vu le nombre de gouvernements que nous avons le luxe de nous payer dans notre petit pays, le nombre de ministres est également proportionnel à ce nombre de gouvernements.
Juste que Philippe et Mathilde vont bien, très bien même. Merci pour eux.
Du reste, Mathilde nous revient tout récemment de Tanzanie où elle a rencontré des enfants touchés par le virus HIV.
Et, tenez vous bien, elle a même embrassé une petite fille victime du SIDA.
Pas croyable cette princesse. Elle n’a peur de rien, vraiment de rien.
C’est notre Mc Gyverette nationale.
Mais rendre visite à des enfants belges atteints du même virus ne lui a pas encore effleuré l’esprit.
Il est vrai aussi que se taper Erasme dans ce but est moins bucolique que Dar Es Salaam.
De plus, restez… ce n’est pas fini, nous apprenons qu’en plantant un arbre dans le village de Welamasongo (c’est toujours mieux que Steenockerzeel hein ?), la princesse Mathilde a posé un acte hautement symbolique pour ses hôtes.
Donc, si on analyse bien les choses, non seulement ce sont les petits belges qui financent le voyage de notre logopède chérie mais, sur place, elle se fait aussi inviter.
J’ai donc une toute belle idée : et si je vous demandais à tous de financer mes prochaines vacances avec mes ados, je vous en serais extrêmement reconnaissante et je vous promets d’embrasser tous les mômes qui passeront à ma portée.
Mais, cessons de rêver, et remontons sur nos petits vélos de souris pour affronter nos gruyères nationaux en attendant que l’on débloque des crédits … !
10:08 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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03.03.2006
NIQUE TA MERE
Avez-vous, vous aussi, remarqué l’usage de plus en plus répandu dans notre vocabulaire des abréviations et raccourcis quelquefois difficilement compréhensibles pour la moyenne des adultes que nous sommes et qui essayons malgré tout de conserver un QI acceptable ?
On ne parle plus en mots.
Non. En initiales à présent.
Passe moi ton G.
Je te SMS.
Où est mon PC ?
J’ai acheté un MP3.
Je t’envoie un MPEG.
Non pas un TIFF s’il te plaît, un JPEG sera mieux… ???
Il en est de même pour certains groupes musicaux !
Un exemple tout simple : NTM. « NiqueTa Mère » … elle doit être contente la maman en question devant tant de reconnaissance de la part de son rejeton !
Je vous avouerai sincèrement que mon ado a eu, il y a un an de cela, l’envie de mettre sur pied une « chorale satanique » et que j’ai tremblé quant au nom qu’il aurait pu lui donner. Déjà que je ne comprenais pas très bien le sens de toutes les paroles des odes qu’il nous avait concoctées…
Mais, le sommet de toute cette nouvelle littérature réside dans le contenu des SMS (pardon !) que nos jeunes s’envoient.
Modèle parmi tant d’autres : 7 ét g v o US…
Traduction pour les ignares qui traînent ici : cet été je vais aux Etats-Unis. Facile, non ?
Allez, un petit effort frères et sœurs de ma génération, nous finirons bien par nous en sortir, je vous le promets !
Mais là où je tremble encore plus, c’est par rapport à l’enseignement que l’on pourrait encore réformer pour nos chères petites têtes blondes.
Déjà qu’ils nous arrivent avec une nouvelle orthographe qui me fait hérisser les cheveux sur la tête.
Et je ne parle pas de la conjugaison.
Les enfants d’aujourd’hui ne pratique plus que le présent de l’indicatif.
L’imparfait est sans intérêt et le futur … « no futur » disent les anarchistes en courtes culottes.
Passé simple, passé composé, passé antérieur ? Pour quoi faire ?
Subjonctif et conditionnel ? A quoi cela va-t-il leur servir ?
Par contre, ils veulent bien garder l’impératif, mais seulement au présent.
Ils ne savent plus écrire, ils ne savent plus parler, ils communiquent par codes … cela leur promet de beaux jours mais finalement, comme toute génération, ils s’en sortiront aussi, du moins je l’espère pour eux.
Quant à moi, j’ai demandé à mes fils de m’envoyer des SMS (re-pardon !) clairs à décrypter et non pas sibyllins.
Ils ont trouvé la solution : « appel moi » (sic). Pas bête ! C’est moi qui paierai la communication.
Personnellement, je préfère encore écrire « Je t’aime » en toutes lettres comme on me l’a appris quand j’étais petite plutôt que « G TM ».
Sans vouloir vous apostropher, c’est plus complet, plus rond, plus profond aussi.
14:36 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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PETASSES DE BELLES-FILLES
Je suis l’heureuse mère de deux fils!
Il y a un problème? Au départ pas vraiment. A l’arrivée peut-être!
Je m’explique.
Cliché de la petite famille traditionnelle : le papa, la maman, 1,5 enfants pour les statistiques (personnellement, j’ai préféré arrondir à l’unité supérieure), un fils aîné, une petite soeur, la petite maison dans la prairie, le feu de bois qui crépite dans la cheminée en hiver et le chat qui ronronne.
Sauf que la petite poulette que j’espérais après le fils aîné nous a précisé dès l’échographie qu’il était un petit coq. J’ai foudroyé du regard le géniteur : « dis donc, tu aurais quand même pu faire un effort et briefer la compagnie en demandant à ce que les Y laissent passer les X devant »… mais cette déception fut très vite oubliée.
Mes fils sont les meilleurs, les plus beaux, les plus intelligents, les plus tout : en un mot, ils incarnent ce que j’ai fait de plus réussi dans ma vie.
J’ai fait de mon mieux dans l’éducation que je leur ai donnée. Je me suis attachée à leur inculquer des principes de vie très fondamentaux pour moi … du genre anti-machiste aussi. Leur père fait partie de la catégorie des machos tous terrains.
Les femmes en cuisine et les mecs au salon avec gros cigare et « discussion d’hommes » - décrypte qui veut! Juste que depuis, Whirpool a inventé le lave-vaisselle silencieux (en plus!) et que si l’on m’avait poussée un peu, je me serais mise au havane aussi.
Et les belles-filles là-dedans? J’y viens!
Mes fils donc, vont un « beau » jour revenir à la maison avec ce qu’ils espéreront être la femme de leur vie. Il va me falloir éviter le regard dubitatif et jouer la carte de la parfaite future belle-mère. Je vais devoir planquer la boîte de cigares (avec le temps, qui vous dit que je ne serai pas devenue accroc?) et partager ma salle de bain avec une nymphe qui aura le ventre plat et la poitrine haute – elle m’énerve déjà celle-là!
Et les deux tourtereaux finiront par s’installer dans une petite maison, dans une petite prairie, avec un petit brasero et un petit chat. Là, je ne dis pas non! Parce que le plan Tanguy et Tanguette s’incrustent, pas pour moi, non ! Et il va falloir recycler sa chambre en nursery! Pourquoi? Mais parce qu’ils vont me faire une jolie petite-fille pardi !
Nous y sommes!
Car ma belle-fille sera une pétasse qui confiera toujours MA petite-fille à sa propre mère plutôt qu’à moi… il faut dire qu’entre-temps, elle aura retrouvé la vieille boîte de Davidoff cachée sous le canapé (mais qu’est-ce qu’elle est allée faire sous mon canapé cette conne?) et j’aurai en plus du mal à lui expliquer que c’est la boîte de beautiful-father, puisque lui et moi ne vivons plus ensemble. A quoi ça tient !?
Une fille retourne toujours chez sa mère quand elle devient mère elle-même … je sais de quoi je parle, j’étais une impériale pétasse vis-à-vis de ma propre ex belle-mère. CQFD!
Et si j’en faisais un tripot clandestin de cette chambre? Salle de jeux pour salle de jeux!
10:50 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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02.03.2006
LA PETITE SIRENE VA DEVOIR VENDRE DES LOUKOUMS
Les islamistes ont entièrement raison !
Oser caricaturer le prophète de cette façon, c’est véritablement scandaleux.
Et lancer une nouvelle et ixième fatwa contre l’Occident, c’est une idée géniale.
Ceci dit, je pense ne pas avoir tout bien capté non plus …
Parce que le 11 septembre, c’était quoi alors ?
Un petit jeu ? Une petite distraction pour amuser le monde entier ?
Alors là, OK, c’était vachement bien réussi.
Tout le monde était mort de rire, c’est un fait indéniable !
Il est vrai aussi que nous étions déjà loin des forts beaux feux d’artifices pour le passage à l’an 2000 et qu’un peu d’animation dans ce bas monde ne pouvait que relancer les débats politiquement corrects ou incorrects.
Je me répète : les islamistes ont entièrement raison !
Oser caricaturer le prophète de cette façon, c’est véritablement scandaleux.
Parce que, Mahomet n’a pas, à ma connaissance (mais je ne suis pas non plus une spécialiste es Islam), écrit dans son Coran intime qu’il fallait semer la terreur, faire couler le sang de façon gratuite.
Le mot Islam vient d’une racine arabe (SLM) qui a donné aussi le mot Salam, la Paix.
Il signifie soumission à Dieu et comporte une connotation de paix intérieure pour le croyant.
Mais, les islamistes durs (je n’ai pas dit « purs ») se chargent avec une façon très personnelle de détourner ou d’interpréter les écrits.
Donc, si certains ici me suivent bien, il n’y a aucune raison valable de s’attaquer au prophète.
Il faut dire, quand même, que le gamin a médité pendant 15 ans la réforme religieuse et sociale de la nation arabe fondée sur le monothéisme et l’abandon à la volonté divine.
Et il n’a manifestement pas perdu son temps notre Mahomet puisque l’on parle encore de lui aujourd’hui.
A présent, le voilà caricaturé avec une bombe sous son turban…
Pas bien! Vraiment pas bien ça les enfants !
Maintenant, quand Olivier Toscani photographie un prêtre et une none qui se roulent un patin pour vendre des pulls, des écharpes ou encore des chaussettes bariolées, certains crient au scandale mais on ne fait pas sauter l’usine Benetton pour autant non plus.
Et quand on caricature nos bons papes – et Jean-Paul II en a pris pour son grade à la fin de sa vie – le Vatican ne réinstaure pas l’inquisition dans la foulée !
Aujourd’hui, petite sirène, toute petite sirène … tremble au bord de ton fleuve.
Parce que tes ambassades flambent.
Rhabille toi, couvre tes seins, tes bras et tes jambes.
Et surtout, voile-toi très vite la face ma belle et mets un étal de loukoums devant toi … je ne vois pour toi que cette façon de t’en sortir.
14:02 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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