14/02/2008

LES LECONS DE L'HISTOIRE

 

VHugo

 

Voici l’extrait d’un entretien* avec Victor Hugo parlant de Napoléon III … d’une actualité surprenante !

On dit souvent que l’histoire se répète …

ENTRETIEN AVEC VICTOR HUGO

Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?

Victor Hugo : « Depuis des mois, il s’étale : il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue … Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habileté, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là … Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète. »

Derrière cette folle ambition personnelle, décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?

Victor Hugo : « Non, cet homme ne raisonne pas. Il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier … On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent… Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux … la France n’y voit plus clair. Voilà un succès. »

Que pensez de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?

Victor Hugo : « Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte … Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités … Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent. C’est ignoble mais c’est excellent : un scrupule en moins, un louis de plus, vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte … une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme. C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie. »

Et la liberté de la presse dans tout ça ?

Victor Hugo (pouffant de rire) : « Et la liberté de la presse ? Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation … où est-elle ? »

*Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage « Napoléon le Petit », le pamphlet républicain contre Napoléon III

 

19:55 Écrit par Marivic dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

11/02/2008

LA VIE SEXUELLE DU HAMSTER

 

images

Vous vous souvenez certainement des débuts de Canal +.

Non pas nécessairement pour les films que l’on pouvait y voir avant les chaînes publiques mais plutôt pour les films pornos qui y étaient diffusés tard le soir.

 

Et pour les radins qui n’avaient pas le décodeur mais qui avaient quand même envie de mater, ils pouvaient s’inspirer du fameux truc révélé par notre Laurence Bibot nationale qui, déguisée en Miss Bricola, avait trouvé le truc suprême pour décoder les images brouillées de brouillons ébats : l’agitation d’une passoire devant les yeux !

 

Nous nous sommes marrés, le futur père de mes enfants et moi-même à tester à l’époque cette astuce, sans succès … même avec un chinois, cela restait audible mais pas visible.

Et encore, en ce qui concernait l’audible, mis-à-part 2  longues voyelles (aaaaaaaaaa et oooooooooo) et 2 mots (« ouiiiiiiiiiii » et « encore »), les dialogues restaient très pauvres.

Ceci dit, un porno reste un porno et ce sont les images qui priment malgré tout, je sais !

 

Soit, ça c’est pour introduire un sujet quelque peu semblable, quoi que !

 

Ce dimanche, 3h30 du matin, je reçois un coup de fil de mon fils qui, de retour des sports d’hiver en bus, me fait savoir que dans une bonne demi-heure, ils seront tous au point de ralliement.

 

Vite un bon café en allumant la TV et je tombe sur ces séries pseudo-érotiques d’AB4.

 

Lotus d’Or est annoncé, produit par « Hamster Productions ».

Bon, déjà au départ, ce nom « Hamster Productions » me fait rire.

 

Mon dubitatif a un petit hamster nain et il est vrai que je ne m’étais jamais intéressée jusqu’à présent de la libido de notre petite « chaussette » (vous marrez pas, nous l’appelons comme nous le voulons !).

Il est vrai aussi que Chaussette vit seule et, hormis sa roue dans laquelle elle court comme une folle, sa vie reste assez banale et calme.

 

Mais … soucieuse de ne pas mourir idiote et pleinement décidée à me documenter un maximum sur la vie sexuelle des hamsters, j’entame des recherches sur Internet.

Soyons clair : rien de transcendant, que du commun pour un animal et pas de festin à la mante religieuse dont le mâle continue quand même à envoyer ses spermatozoïdes même si la charmante femelle lui a déjà bouffé la tête … consciencieux le gamin !

 

Je m’éloigne, je sais mais ne niez pas que vous en apprenez des choses qu’elles étaient intéressantes de par les temps qui courent.

 

Ceci dit, il y a une caractéristique propre au sacre de la reproduction chez les hamsters : c’est la femelle hamster qui doit être amenée au mâle.

Eh oui …
Si vous faites l’inverse, le mâle passera plus de temps à marquer son nouveau territoire avant de s’occuper de sa promise et la femelle lui fera un accueil plus que glacial et hostile.

 

Et c’est ici que se terminera pour aujourd’hui la petite minute animalière.

 

Revenons à présent à notre petite Lotus d’Or qui attend sagement dans son bordel chinois la visite d’un client potentiel.

Vous constaterez que dans ce cas-ci, si la femelle n’est pas amenée au mâle, il se présente quand même pour choisir sa proie.

Inutile donc de faire pipi partout pour marquer son nouveau territoire, d’autant plus que ce sera mal vu par la maquerelle locale.

Et la femelle n’aura pas non plus à lui faire un accueil plus que glacial et hostile … elle est là pour cela après tout !

 

Et notre honorable client chinois de se voir présenter différentes possibilités : une par chambre avec petit rideau tiré au fur et à mesure par Madame Claudang.

 

1ère chambre : un vieux gros travesti coiffé d’une stupide perruque

2ème chambre : une petite gamine de 7 ou 8 ans qui monte aussitôt sur un banc pour se grandir

3ème chambre : une chèvre attachée à un poteau

4ème chambre : une canne qui cancane

5ème chambre : Lotus d’Or – une jeune femme plus européenne qu’asiatique mais très bien faite de sa personne.

 

… j’en reste là.

Ma tasse de café est vide et il me faut partir chercher le Récalcitrant.

 

Mais … mais !

Le travesti, passe encore.

Nous allons passer sous silence la chèvre et la canne.

La chèvre parce que c’est connu et que cela fait partie du répertoire des blagues idiotes sur les mercenaires.

Quant à la canne, je ne sais pas, j’ai des doutes.

 

Mais la gamine ?!

Est-ce bien nécessaire ?

 

Même chez les animaux, cela ne se passe pas comme ça !

 

Merci Hamster Productions, merci pour votre délicatesse !

 

18:47 Écrit par Marivic dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |