20/10/2006

LE GRAND SAUT POUR 5 EUROS

 

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Je savais qu’il fumait des pétards.

Je le voyais changer depuis quelques jours.

Je me doutais qu’il y avait autre chose.

Hier soir, il m’a dit qu’il prenait aussi des amphétamines.

Je lui ai demandé combien coûtait un comprimé.

Il m’a dit : « 5 euros » !

Je lui ai tendu 5 euros en lui demandant de m’en acheter un.

Il a eu l’air abasourdi.

Je lui ai expliqué que je voulais ressentir la même chose que lui et que donc, j’avais, moi aussi le droit d’en prendre.

Il a refusé.

Je lui ai dit que s’il ne m’en ramenait pas, j’irais moi-même en acheter.

Et aussi que je prendrais cette crasse devant lui et que je comptais sur lui pour appeler le 100 si cela tournait au vinaigre.

Il était complètement déboussolé.

Va-t-il m’en ramener ?

Je ne sais pas.

Mais il sait aussi que je suis capable de le faire, par bravade et pour lui prouver à quel point il est con !

Tu es vraiment con mon amour, mon récalcitrant !

Mais tu ne vas pas gagner sur ce coup-là.

Foi de chieuse de mère !

 

15:43 Écrit par Marivic dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

17/10/2006

IL SUFFIT PARFOIS DE PRESQUE RIEN

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Se lever calmement, faire couler un bain, se préparer un café, plonger dans la mousse et écouter la radio en sourdine tout en dégustant le kawa, entendre que le soleil va briller au flash météo.

 

Et la journée débute en douceur.

 

Checker son agenda pour éventuellement envoyer un message de bon anniversaire à un ami, envoyer un sms à quelqu’un à qui l’on a envie de souhaiter une toute belle journée de croquis sous le soleil, éveiller les enfants (gueuler un peu pour accélérer le processus), fermer son home sweet home et démarrer direction l’école d’abord et le bureau par la suite.

 

Planning chargé aujourd’hui, très chargé mais quand on bosse avec des gens de qualité, ce n’est pas un problème en soi.

 

Se taper quand même un minimum d’embouteillages, ça c’est moins drôle !

 

Mais quand à un feu rouge, la personne qui se trouve dans la voiture à côté de la vôtre vous offre un simple sourire spontané, comme cela : cadeau … là, votre journée s’illumine subitement.

 

Et c’est là aussi que vous comprenez qu’il suffit parfois d’un tout petit rien pour donner un peu de bonheur.

 

Merci pour ce sourire Madame.

20:33 Écrit par Marivic dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

10/10/2006

JOHN LENNON ET ANNIE CORDY

 

 

 

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Je suis née le même jour que John Lennon !

Ca, c’est une nouvelle qui ne devrait pas fondamentalement modifier le cours de votre journée et je le conçois parfaitement bien.

 

Mais il faut que vous sachiez aussi que je déteste John Lennon et que j’ai chaque année droit ce jour-là à l’intégrale de ses chansons sur ma petite station de radio favorite.

L’horreur !

 

Remarquez, j’aurai pu tomber plus mal encore et naître le même jour qu’Annie Cordy …

Et en avant pour les « Tata Yoyo » ou autre « Bonne du curé » … de quoi faire une belle farandole avec la petite famille autour de la table de la salle à manger.

 

Voilà ! Ca c’est fait !

Quoi ça ?

Ben la touche de départ idiote pour mettre de côté la pudeur et en arriver à un petit instant d’émotion et de reconnaissance envers l’Amour et la Vie.

 

Parce qu’il faut que vous sachiez que dans une semaine, il y aura un an que le père de mes ados est parti rejoindre d’autres cieux … le jour anniversaire même du dubitatif.

 

Et que depuis un an, ces enfants ont dégusté.

 

Et puis, il y a eu l’arrivée de MIF (Mon Incroyable Fiancé) – ça, c’est pour ceux qui suivent !

 

Et MIF, par sa gentillesse, sa présence, son humour, son côté enfant aussi a réussi, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, à apprivoiser en tout cas ledit dubitatif.

 

Lorsqu’ils jouent ensemble, j’ai comme l’impression de voir deux bobtails qui courent et s’amusent dans un grand pré.

Ils rient, se battent, se charrient … un vrai bonheur.

 

Et hier soir donc, pour l’anniversaire de notre vieux Beatles, nous étions réunis en « famille » avec les mômes, le MIF et mes amis « rochers ».

 

Le récalcitrant n’était pas au meilleur de sa forme, il faut l’admettre.

Il faut dire aussi qu’il a fait de grosses conneries le WE dernier mais ça, cela ne vous regarde pas.

 

Par contre, j’ai simplement constaté que mon dubitatif s’était épanoui, qu’il pleurait de rire, qu’il revivait enfin.

 

Merci MIF !

Même si au grand jamais tu ne pourras remplacer leur père, c’est au-delà du reste, le plus beau cadeau que tu pouvais me faire.

16:17 Écrit par Marivic dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |