25/08/2006

PUTAIN DE SECRETS DE FAMILLE

 
 

 

 Voulez-vous que je vous conte une jolie histoire ..., enfin, jolie, tout dépend de quel côté on se place !

 

Allez, on s’accroche parce qu’il va vous falloir suivre, je vous préviens.

 

Une de mes amies apprend un soir de Noël, à 40 ans, que son papa n’est pas son papa …

Bonjour l’ambiance autour de la dinde d’autant plus que celui qu’elle pensait être son papa est mort depuis vingt ans et le tout nouveau qu’elle reçoit au pied du sapin … est mort aussi.

Il ne lui reste plus qu’à aller passer une petite robe noire et on tient le bon bout.

 

Mais on ne va pas s’arrêter là, ce ne serait pas drôle.

 

Anne, appelons-la Anne.

Anne donc, a un frère et une sœur.

 

La maman de toute cette belle petite famille leur jure par tous les dieux que les 3 enfants sont du même père – l’autre.

Vous me suivez toujours ?

 

Nous on veut bien la croire mais il y a juste un petit souci : si Anne et son frère se ressemblent effectivement beaucoup, il n’en est pas de même par rapport à leur sœur qui ressemble à tout sauf à eux.

 

Et le doute de s’installer dans tous les esprits.

Et la reine mère de garder un air très digne même si sur ce dossier elle a perdu quelques plumes et beaucoup de crédibilité.

Parce que 40 ans de mensonges, faut gérer quand même.

 

A force d’investigations, de harcèlements, d’interrogatoires menés avec brio, Anne et sa sœur finissent par apprendre … qu’elles sont en fait demi-sœurs.

 

Et oui, il y avait un troisième larron dans l’histoire.

Elle avait de la santé la reine mère !!!

 

Sortez vos mouchoirs, parce qu’il est mort aussi celui-là … un carnage !

 

Du coup, tout ce petit monde découvre qu’il a un paquet de demi-frères et de demi-sœurs un peu partout et dont il ignorait totalement l’existence.

 

Dites les enfants, pour la prochaine réunion de Noël, vous ne loueriez pas le Heysel parce qu’il risque d’y avoir du monde à l’apéro, c’est moi qui vous le dis !

Et pour la Toussaint, il va vous falloir trouver des chrysanthèmes en promo parce que fleurir trois tombes au lieu d’une, ça vous a fait cher la fête des morts aussi, non ?

 

Trois hommes, trois destins, trois cocus et trois enfants …

 

Putain de secrets de familles !

 

14:20 Écrit par Marivic dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/08/2006

LA DINETTE DE TITI

 

 

Je suis persuadée que, tout comme moi, vous n’avez pu échapper un jour ou l’autre aux pubs pour les collections Atlas, pour ne citer qu’elles.

 

Magnifiques !

 

Vous auriez pu vous constituer la collection des fèves de la galette des Rois : les familles chats, chiens, papillons, coqs et j’en passe.

 

Il y a aussi eu la collection d’éventails « peints à la main » (et si vous ne croyez pas celle-là, je vous en raconterai une autre …), la collection soldats de plomb, ou encore Passion Citroën …

 

Il y en a donc pour tous les goûts et pour toutes les couleurs.

 

J’ai eu la chance d’avoir des enfants qui n’ont jamais mordu à cet hameçon, si ce n’est quand même mon dubitatif qui, à son époque égyptologue, m’a obligée à lui acheter tous les mois la pyramide, le sphinx, l’œil d’Horus …

Il faut quand même savoir que le premier cadeau vous revient à 1,50 euros mais qu’au fur et à mesure de la collection, les prix augmentent de manière exorbitante.

Et comme j’avais promis à cet enfant de lui faire ce cadeau, je me suis littéralement ruinée à ce petit jeu.

Mais une promesse reste une promesse.

Il a eu toute la collection (qui entre nous prend aujourd’hui lamentablement la poussière) et si je l’avais laissé faire, il se procurait une vraie momie qu’il plaçait dans sa chambre.

Soit, nous avons au moins échappé à cela, hein mon chéri ?

 

D’autre part, mon adorable ami Amadeus nous a un jour fait une magnifique chronique sur la collection « squelette humain » et nous expliquait, avec beaucoup d’humour, que vous n’aviez pas intérêt à louper un numéro sans quoi, vous auriez pu rater une vertèbre et vous retrouvez avec un Oscar atteint de scoliose, ce qui aurait fait tâche dans le salon, vous en conviendrez !

 

Petit retour rapide dans le temps : avez-vous connu Pif Gadgets ?

Si oui, vous souvenez-vous des pois sauteurs ?

Ceux qui achetaient ce magazine pour enfants toutes les semaines ne peuvent pas ne pas s’en souvenir.

Un grand moment.

Et comme disait toujours mon pote Amadeus, tous les magazines sautaient sur l’étal du libraire.

Bon, là, il exagère un peu mais il a gardé une belle âme d’enfant aussi.

Donc, nous allons lui pardonner cette image, pourtant ô combien parlante.

 

Et, pour en terminer avec cet égarement du jour, je tiens quand même à vous signaler que les Editions Atlas (toujours elles) nous sortent à présent « La dînette de Titi ».

Je vous promets que c’est vrai.

 

Allez surfer sur www.editionsatlas.fr, et visualisez la pub TV de ce tout nouveau et révolutionnaire produit de consommation … un tout grand moment de bonheur, je vous le promets.

 

Collectionneurs et parents de tous petits, à vos portefeuilles !

12:41 Écrit par Marivic dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

22/08/2006

PETIT HYMNE POUR LAURETTE

 

 

 

Mes amis, j’ai une excellente nouvelle à vous annoncer : il va, à très court terme, y avoir une demande massive d’asile pénitentiaire en Belgique.

 

Parce que l’organisation des « journées portes ouvertes » a l’air de se généraliser à l’échelle nationale, ce qui permet aux prisonniers actuels de faire de la place pour de nouveaux arrivants qui, eux aussi, pourront se faire la belle rapidement et organiser de cette manière une joyeuse tournante dans l’occupation des cellules.

 

Dans le cas de criminels connus, nous avons quand même eu notre Dutroux qui avait une subite envie de faire une promenade en forêt.

Le garde-champêtre qui l’a croisé ne nous a jamais précisé si Marco avait un petit panier avec du beurre et de la confiture, quoi que ce ne soit pas vraiment les grands-mères qui l’intéressent, ou s’il cherchait des champignons pour améliorer ses omelettes.

Bref, sa balade a été écourtée et il a réintégré son palace avec TV, Internet etc… presque mieux que certaines chambres d’hôtel.

 

Dernièrement, Murat Kaplan qui s’est offert quelques semaines de congés en refusant de rentrer sagement à « la maison » comme les matons le lui avaient pourtant si gentiment demandé.

Comme quoi, il ne faut pas nécessairement être ado pour désobéir.

 

Le WE dernier, nous avons quand fait fort avec l’évasion de pas moins de 28 taulards en une fois.

On critique la vétusté de la prison de Termonde, j’en conviens mais était-il vraiment judicieux de placer une cabine téléphonique contre le mur d’enceinte ?

Bon, vous me direz que de toute manière, ils auraient sauté, mais c’était vraiment gentil de la part de Belgacom de leur permettre de moins se faire mal.

Là-dessus, pour couronner le tout, les surveillants entrent en grève

 

Hier, deux prisonniers de la prison de Verviers qui jouent les filles de l’air … et Laurette court comme un poulet sans tête dans tous les sens.

 

Je pense que les gardiens vont très vite adopter un hymne commun :

 

« C'était bien, chez Laurette
Quand on faisait la grève
Elle venait vers nous, Laurette

C'était bien, c'était chouette
Quand on était fauché
Elle payait pour nous, Laurette

 

Si par hasard on avait l'âme en peine
Laurette seule savait nous consoler
Elle nous parlait et l'on riait quand même
En un clin d'œil elle pouvait tout changer »

 

 

Pour les prisonniers, je cherche encore une petite chanson.

Si vous avez des idées, faites le moi savoir, je transmettrai.

 

 

13:54 Écrit par Marivic dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

18/08/2006

LE VOL D'ICARE

 

 

Ma Catho,

 

Le papa de tes enfants s’est envolé.

Pardonne moi si je me permets de retranscrire tes propres mots dans ce blog mais je les trouve magnifiques.

 

« Chaque nuit, Kris rêvait qu'il volait.

Comme un oiseau, haut.

Cette nuit, j'ai compris.

Pourquoi il avait choisi de partir comme ça.

Quelle évidence, enfin il pouvait s'envoler.

Il a choisi un endroit au plus près du ciel, dans un paysage magnifique.

Et je suis sûre qu'il a senti le vent dans ses ailes.

Il a choisi la nuit, pour être certain que le soleil ne viendrait pas  fondre la cire de ses plumes.

Il a été plus malin qu'Icare, il a réussi. »

 

 

!!!

 

 

 

Nul ne peut juger.

Nul ne peut culpabiliser.

Il a fait son choix.

En libre arbitre.

Il laisse derrière lui Jeff et Nino, ses jumeaux, ses enfants, ses amours.

Il laisse aussi derrière lui la maman de ses mômes, toi ma Catho et sa famille et ses amis.

 

J’ai connu, en son temps, un collègue de bureau : Hassan.

Lui aussi a voulu s’envoler.

Et il est tombé comme une pierre sur un parking.

Lamentablement.

Bêtement.

En laissant aussi derrière lui femme et enfants.

 

Moi aussi, j’ai voulu mourir.

Moi aussi, j’ai fait des conneries.

Moi aussi, j’ai voulu déposer les armes.

Mais je n’ai pas eu cette force.

Instinct de survie malgré tout !

 

Aujourd’hui, Kris, je me bats pour mon récalcitrant et pour mon dubitatif.

 

Je le répète, tu as fait ton choix.

Et je sais que Catho se battra pour Jeff et Nino, parce qu’ils sont VOS enfants à tous les deux.

 

Bon vent Icare.

Que ta vie te soit douce à présent.

 

Et STP, salue de ma part tous les êtres que j'ai aimés et qui volent dans les mêmes cieux que toi.

 

 

21:45 Écrit par Marivic dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/08/2006

POUR AUTANT QU'UN VEAU PUISSE PLEURER...

 

Bientôt le 1er septembre!

Nous allons retrouver les bouchons sur les routes et retour à la case « poème de grand matin ».

 

Ce sera la rentrée scolaire et quelques souvenirs me remontent, déjà, à l’esprit.

 

La première rentrée en maternelle de mon aîné.

Il était beau comme un petit Dieu avec son petit cartable et ses petites baskets.

Il n’en menait pas trop large et moi je pleurais comme un veau, pour autant qu’un veau puisse pleurer.

Et si vous vous postez à la grille de n’importe quelle école maternelle du royaume ce jour-là, vous remarquerez ce phénomène très courant.

 

Une fois en primaire, cet enfant a émis le souhait de participer avec ses petits camarades de classe à la chorale de Noël.

J’étais quelque peu surprise de cette demande dans la mesure où nous n’avions pas l’habitude de l’emmener à la messe, mais il ne faut jamais freiner une possible vocation non plus.

Soit mon cœur, entonne-nous « Mon beau sapin ».

Sapin? Pas précisément.

Il est revenu quelques jours avant la grande célébration avec une chanson que même certains students de l’ULB en auraient rougi.

Nous étions loin du « Ce matin, un lapin… ». C’était plutôt « Ce matin, une … » biiiip !

Quoi que, sapin et lapin riment, mais…

 

En bonne gardienne d’une certaine morale, j’ai envoyé une petite lettre au directeur de l’école.

Lettre dans laquelle j’ai repris mot pour mot les paroles de la fraîche mélodie chantée à tue-tête par mon fils de 7 ans, lui demandant si cette tranche de vie serait reprise lors de la messe de minuit.

Je n’ai pas eu de réponse mais je sais de sources sûres que ma lettre a fait le tour des professeurs, hilares.

 

Les années passent et mon gamin me revient un soir avec une punition.

Et pourquoi as-tu reçu une punition chéri?

Tu as frappé un de tes camarades de cours de récré!

Pas une bonne idée cela!

Et pourquoi l’as-tu frappé?

Parce qu’il t’a traité de « fils de pute »?

Pas une bonne idée de la part du gamin non plus!

Pas grave! Fais ta punition, puisque tu l’as reçue, mais je ne vais pas juste te déposer devant la grille demain matin non plus, tu verras.

 

8h30 le lendemain et Marivic demande à parler à la grande gueule.

Ouais, plus si grande gueule que cela subitement.

Surtout quand, entourée de tous ses copains de classe, je me suis présentée à lui : « Bonjour! Je suis la pute de mère de P. On fait comment maintenant? »

Livide, cramoisi, petit paquet plus trop fier de lui voire liquéfié.

Ils riaient tous beaucoup.

Lui, pas du tout.

Je ne sais pas s’il a rayé ce mot de son vocabulaire d’enfant mais il m’a dès lors saluée avec beaucoup de gentillesse.

A quoi cela tient finalement la politesse, hein? Dites-moi?

 

Fini ces années de primaires à présent.

 

Le dubitatif va retrouver son banc et quand je lui demanderai quand rentre le récalcitrant, il me répondra, comme chaque année : « il ne sait pas. Il attend que l’école lui téléphone pour lui demander pourquoi il n’est pas venu ».

 

Je sens que nous allons encore beaucoup nous amuser cette année!

Yes!

22:26 Écrit par Marivic dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/08/2006

BAMBI, LE RETOUR

 

Pour tous ceux de ma génération, il y a des films qui ont marqué notre enfance, dont le très célèbre « Bambi » de Walt Disney.

Ce dernier a beau avoir sorti son dessin animé en 1942 (eh oui les p’tits gars, le temps passe vite … !), il reste un must pour les touts petits qui ne sont pas encore trop intoxiqués par la TV ou le cinéma.

 

Avec le temps, les techniques ont évolué et les dessins animés d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec ceux d’entant.

3D, effets spéciaux et autres possibilités que donne l’informatique en font des petits chefs-d’œuvre cinématographiques.

Et nos enfants finissent par trouver les vieux Walt Disney ringards de par leurs côtés graphiques simple et basique.

 

D’autre part, l’industrie cinématographique a inventé un concept, pas toujours porteur mais bon … les retours !

 

Je m’explique : nous avons eu cinq Rocky et le 6ème est en préparation.

Et je ne vous dis pas : s’ils continuent sur leur lancée nous aurons un jour droit à un Rocky 15 avec Sylvester qui continuera, dans sa petite charrette en roue libre lancée à toute allure dans une rue en pente, à beugler « Adrienne » !

 

Mais je m’éloigne du sujet qui nous occupe aujourd’hui.

 

Les studios de Walt Disney veulent rester dans l’air du temps, augmenter leur stratégie marketing ciblée mômes avides de gadgets hors de prix et en tous genres et nous ont concocté donc depuis le 1er février 2006 un « Bambi 2 » …

Oui oui, vous avez bien lu.

 

L’histoire est la suivante : « le jeune Bambi, orphelin de mère, est élevé sans tendresse par son père. Ce dernier, déçu par son fils, lui fait rechercher une biche qui accepterait de s'en occuper. Mais alors que leur relation s'améliore, Bambi se persuade que son père ne veut plus de lui et s'en va, désespéré. Les épreuves sont loin d'être terminées pour le jeune faon... »

 

Si nous analysons ce petit résumé, nous constatons que :

 

-          « Bambi est élevé sans tendresse par son père … ! »

Se rapprocherait-on des Ténardier ?

Il faut quand même dire qu’il est gonflé de traiter son fils de la sorte, surtout après le  traumatisme causé par la mort de sa maman, cette biche sans reproches.

Et les mômes vont encore pleurer !

 

-          « Son père cherche une biche qui accepterait de s’en occuper … ! »

Tiens, il est sur Rendez-Vous ou Meetic le mâle supérieur ?

Sympa en tout cas de chercher une biche à laquelle il va faire du gringue, le coup du grand brame à la fin septembre et ensuite lui refiler le gamin.

Les femmes vont encore s’énerver !

 

-          «Bambi se persuade que son père ne veut plus de lui et s'en va, désespéré. »

Ca y est, Bambi entre en crise d’adolescence.

Et tout le monde va déguster.

Je n’ai pas un Bambi à la maison mais un Récalcitrant et je sais de quoi je parle.

Les psys vont pouvoir entrer en action !

 

Ceci étant, je voudrais quand même rappeler à ceux qui m’ont suivie jusqu’ici que Bambi devrait avoir aujourd’hui 64 ans, qu’il devrait donc quand même avoir du virer sa cuti, soigner son acné, s’être marié avec une Bambinette et avoir même une harde de Bambinoux et de petits Bambinoux.

 

Maintenant, je l'ai déjà écrit : les héros ne meurent jamais.

Et s'ils ne meurent jamais, c'est parce qu'ils ne vieillissent pas.

Quoi que, pour Rocky, j'ai un doute ... mais est-ce vraiment un héros ?

 

 

 

 

12:12 Écrit par Marivic dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

04/08/2006

DEGUISEMENT DE LOUBARDE

 

 

Un dimanche après-midi, l’hiver dernier.

Il fait polaire mais beau et mes mômes ont envie de prendre l’air.

Et comme ils sont accompagnés par un copain de l’aîné, je les laisse partir histoire, aussi, d’éviter de réitérer une intempestive occupation à la Woodstock de mon salon.

 

Un peu de calme me fera du bien, et tant qu’à faire, une petite sieste aussi.

Quoi ?

Je vieillis comme vous les enfants et je ne vois pas pourquoi je me priverais de ce plaisir.

 

Bref.

Retour des ados une grosse heure après … et ils n’en mènent pas large.

 

Que s’est-il passé ?

Ils se sont faits racketter par une bande de petites frappes qui étaient en surnombre par rapport à eux.

10 euros de volés plus un coup de boule à mon récalcitrant.

Ils n’ont pas touché au dubitatif … merci les gars !

 

Bon, OK les mômes, on prend ma voiture et on va les retrouver mais avant cela,  je revêts mon déguisement de loubarde : pantalon + veste en cuir et mes santiags!

 

Vous ne saviez pas ? Si, si, cela fait partie de mon look parfois – j’adore – même si cela ne correspond pas à l’idée que vous pourriez vous faire de moi.

Et n’allez pas fantasmer sur ce coup-là ou vous faire tout un cinéma.

Quoi que, pensez ce que vous voulez, cela m’est complètement égal.

 

Mais, contre toute attente, les enfants refusent catégoriquement.

 

Alors, j’appelle la police et je porte plainte ?

« Non maman. On a peur et s’ils savent où nous habitons, tu vas avoir des problèmes. »

Ca, très honnêtement, cela m’étonnerait beaucoup.

 

J’essaie tout : je discute, je développe, j’argumente, je leur explique que c’est intolérable et qu’il ne faut pas laisser faire cela, que ce n’est pas dans ma commune de pétasse que cela va commencer … rien à faire !

 

Ce n’est qu’une heure après que j’ai compris pourquoi cette réaction : « écoute Maman, on sait ce dont tu es capable mais on ne va quand même pas se repointer là-bas avec notre mère pour nous défendre. Tu imagines la honte ? »

 

PAF dans mes gencives !

Tiens, à ça je n’avais pas pensé ….

 

Bon, aujourd’hui les choses n’ont pas vraiment changé alors j’ai pris une grande décision : me présenter aux élections communales prochaines et, entre autres, déclarer la guerre aux petits voyous de la commune.

 

Et pas nécessairement avec un déguisement de loubarde ...

14:50 Écrit par Marivic dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

01/08/2006

LE TOUBIB A DES COLIQUES

 

J’ai eu la chance de visiter le nord de l’Inde il y a de cela, quelques années.

Voyage qui, au départ, était organisé pour un groupe de minimum 15 personnes.

 

Nous étions seulement 3 inscrits : mon ex-mari, un médecin et moi-même.

Néanmoins, moyennant un supplément ridicule, le tour-operator était d’accord pour nous envoyer tous les 3 au pays de la désorganisation totale.

Supplément que nous payons bien entendu !

 

Nettement plus enrichissant de faire ce trip à 3 que dans un bus avec 25 personnes.

Ca, c’est le début de l’histoire.

 

RDV à Zaventem le jour du départ et je ne suis manifestement pas inscrite dans l’ordinateur central.

- Chère Madame, vous ne partez pas ! 

- Pardon ? Ca, c’est mal me connaître

… et je vois, abasourdie, le toubib me faire une colique.

J’explique les choses de la vie (au préposé, pas au toubib enfin !) et nous montons tous les trois dans l’avion.

 

Paris.

- Pardon Mademoiselle, le comptoir Air India SVP ?

- Par là. Mais dépêchez-vous parce qu’il y a des problèmes

… et je vois le toubib me commencer une colique.

 

Comptoir voulu :

- Désolé Madame, vous êtes en surbooking

… et le toubib de nous faire une réelle colique.

- Il ne reste que de la place en 1ère !

- Pas de problème ! Pour le même prix, puisque vous pratiquez le surbooking, nous ferons Paris – New Delhi en 1ère.

 

Je vous promets que nous l’avons fait !

Quand on s’exprime clairement, on se fait comprendre très facilement !

Et le toubib s’est calmé.

 

Arrivée à Delhi.

Le tapis roulant avec les bagages … mais pas les nôtres.

Le toubib vire au vert !

L’avion continuait son vol sur Bombay.

Mais, après explications avec qui de droit, ils ont revidé toutes les calles et nous avons récupéré les valises.

Ouf, il était temps, le toubib se tordait de mal.

 

Je vais arrêter là.

 

Ce noble représentant du serment d’Hippocrate a passé deux semaines à nous faire des coliques et surtout, à râler du soir au matin et du matin au soir – sans arrêts !

Evidement, quand on est toubib à la « Biiiiiip », on se la coule relativement douce et on n’aime pas trop les contretemps.

Et ceux qui ont visité l’Inde savent probablement qu’il y a intérêt à rester très philosophe … mais quel pays magnifique !

 

Et, ce que par-dessus tout je n’ai pas aimé, c’est le jour où, arrivant sur les lieux d’un accident d’autobus, l’autre crétin nous a demandé de ne surtout pas dire qu’il était médecin … ???

 

Etiez-vous réellement médecin Monsieur ?

Ou alors un petit frustré de la vie ?

Qu’importe ! Je garderai toute ma vie des images, des couleurs, des odeurs, des sensations magnifiques de ce paradis … quant à vous, Monsieur, je vous laisse définitivement à vos coliques d’enfant gâté !

 

 

16:16 Écrit par Marivic dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |