17/08/2006

POUR AUTANT QU'UN VEAU PUISSE PLEURER...

 

Bientôt le 1er septembre!

Nous allons retrouver les bouchons sur les routes et retour à la case « poème de grand matin ».

 

Ce sera la rentrée scolaire et quelques souvenirs me remontent, déjà, à l’esprit.

 

La première rentrée en maternelle de mon aîné.

Il était beau comme un petit Dieu avec son petit cartable et ses petites baskets.

Il n’en menait pas trop large et moi je pleurais comme un veau, pour autant qu’un veau puisse pleurer.

Et si vous vous postez à la grille de n’importe quelle école maternelle du royaume ce jour-là, vous remarquerez ce phénomène très courant.

 

Une fois en primaire, cet enfant a émis le souhait de participer avec ses petits camarades de classe à la chorale de Noël.

J’étais quelque peu surprise de cette demande dans la mesure où nous n’avions pas l’habitude de l’emmener à la messe, mais il ne faut jamais freiner une possible vocation non plus.

Soit mon cœur, entonne-nous « Mon beau sapin ».

Sapin? Pas précisément.

Il est revenu quelques jours avant la grande célébration avec une chanson que même certains students de l’ULB en auraient rougi.

Nous étions loin du « Ce matin, un lapin… ». C’était plutôt « Ce matin, une … » biiiip !

Quoi que, sapin et lapin riment, mais…

 

En bonne gardienne d’une certaine morale, j’ai envoyé une petite lettre au directeur de l’école.

Lettre dans laquelle j’ai repris mot pour mot les paroles de la fraîche mélodie chantée à tue-tête par mon fils de 7 ans, lui demandant si cette tranche de vie serait reprise lors de la messe de minuit.

Je n’ai pas eu de réponse mais je sais de sources sûres que ma lettre a fait le tour des professeurs, hilares.

 

Les années passent et mon gamin me revient un soir avec une punition.

Et pourquoi as-tu reçu une punition chéri?

Tu as frappé un de tes camarades de cours de récré!

Pas une bonne idée cela!

Et pourquoi l’as-tu frappé?

Parce qu’il t’a traité de « fils de pute »?

Pas une bonne idée de la part du gamin non plus!

Pas grave! Fais ta punition, puisque tu l’as reçue, mais je ne vais pas juste te déposer devant la grille demain matin non plus, tu verras.

 

8h30 le lendemain et Marivic demande à parler à la grande gueule.

Ouais, plus si grande gueule que cela subitement.

Surtout quand, entourée de tous ses copains de classe, je me suis présentée à lui : « Bonjour! Je suis la pute de mère de P. On fait comment maintenant? »

Livide, cramoisi, petit paquet plus trop fier de lui voire liquéfié.

Ils riaient tous beaucoup.

Lui, pas du tout.

Je ne sais pas s’il a rayé ce mot de son vocabulaire d’enfant mais il m’a dès lors saluée avec beaucoup de gentillesse.

A quoi cela tient finalement la politesse, hein? Dites-moi?

 

Fini ces années de primaires à présent.

 

Le dubitatif va retrouver son banc et quand je lui demanderai quand rentre le récalcitrant, il me répondra, comme chaque année : « il ne sait pas. Il attend que l’école lui téléphone pour lui demander pourquoi il n’est pas venu ».

 

Je sens que nous allons encore beaucoup nous amuser cette année!

Yes!

22:26 Écrit par Marivic dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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