29/06/2006

COUP DE GUEULE

Tué pour un MP3 en plein jour.

Tuées en pleine rue à Anvers pour délit de « sales gueules » d’étrangers.

Succombe à un infarctus suite à une agression dans un bus.

Un SDF lâchement assassiné dans une galerie commerçante la nuit.

Deux gamines, innocentes, assassinées par un malade mental de plus.

 

Des jeunes qui ne respectent plus rien.

Des extrémistes qui pètent les câbles.

Des délinquants sexuels que l’on relâche dans la nature, sans surveillance.

 

Et toute une population qui assiste impuissante à toutes ces horreurs.

Et un gouvernement qui patauge.

Et une police qui ratisse du mauvais côté de la voie, sans réfléchir.

Et Philippe qui nous fait une conférence de presse sur la Place Rouge expliquant qu’il va écourter sa promenade de l’après-midi avec Mathilde en hommage aux gamines.

 

Gardez bien vos enfants à vue.

Sortez à la limite armés.

Ne vous mêlez pas des bagarres entre jeunes.

Faites profil bas, le plus bas possible

… et vous resterez peut-être en vie plus longtemps.

 

Quand je vous disais que cela devenait un Chicago Land en Belgique ?

 

Je suis dégoûtée !

12:16 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

27/06/2006

SI MEME LES PELICANS SE BOURRENT LA GUEULE

 

 

 

 

 

 

 

 

Je tombe le week-end dernier sur ce très intellectuel quotidien qu’est la DH et je prends quelques minutes pour le parcourir.

Magnifique …

 

Je vous livre juste ici quelques titres et un bref résumé, vous allez voir, c’est édifiant !

 

-          L’hôtel de passe a pris feu : Johnny (27 ans) a préféré sauter du 2ème en sous-vêtements, Vicky (41 ans) l’a imité, s’écrasant sur la chaussée. (Bon, Johnny a quand même pris le temps de remettre sa culotte, quant à Vicky, nous ne le saurons jamais mais est-ce si important ?)

 

-          Expédition punitive : les agresseurs ont pris des clichés de leur victime ensanglantée (joli album photos en perspective pour les soirées d’hiver au coin du feu)

 

-          10 ans qu’il souffre d’une érection : en cause, le dysfonctionnement d’un implant. L’homme est aujourd’hui indemnisé de 400.000 dollars. La compagnie qui lui avait mis cet implant a été mise en faillite après le classement de l’affaire et l’homme en question n’a pu se faire enlever ledit implant défectueux (il n’avait pas pensé au Viagra ce grand garçon ?)

 

-          Agressions à la station Beekkant, bld d’Anvers, rue des Alexiens, Anderlecht dans le tram 56 (cherche body garde de toute urgence)

 

 

Je continue ?

Non, pas dans ce registre.

 

Mais il y aussi ces deux gamines liégeoises introuvables… !

Et ce Monsieur de 54 ans qui se fait agresser dans un bus à Anvers et qui succombe à un infarctus, alors qu’il n’avait même pas de MP3… !

 

Et puis, enfin, quelques nouvelles plus festives dont Babar qui fête ses 75 ans.

Ah, mais en voilà une nouvelle qu’elle était bonne !

 

… et enfin, le top du top : attention aux pélicans volant en état d’ivresse …

Non, ce n’est pas une blague.

Bon, cela ne se passe pas dans notre Belgique qui tourne tout doucement en Chicago Land mais en Californie « qui a mis en garde vendredi dernier ses automobilistes contre le comportement erratique de pélicans, au lendemain d’une collision entre une voiture et l’un de ces volatiles qui avait apparemment perdu le sens de l’orientation après avoir ingéré des algues toxiques. Seul l’animal a été blessé. Des responsables des services vétérinaires de Californie ont affirmé que l’oiseau pouvait avoir été littéralement en état d’ivresse … »

 

Si même les pélicans se déplacent complètement bourrés, où va-t-on ? Où va le monde ?

Je vous le demande.

 

Donc, chers lecteurs chéris, si vous envisagez la Californie cette année, prenez des voitures blindées, on ne sait jamais.

 

Et tant qu’à faire, bonnes vacances à toutes et tous.

 

;-)

11:24 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/06/2006

COMMENT JE ME SUIS RETROUVEE "A POIL" AU MILIEU DE PLEIN D'INCONNUS

 

 

 

 

 

 

 

C’est la coupe du monde de foot et donc, pas mal d’hommes se retrouvent autour d’un bac de bière ou autre pour s’époumoner quand un pingouin marque un but.

Bref, pendant ce temps, nous les femmes, nous avons un peu de paix.

 

J’ai pour ma part une activité mensuelle entre nanas seules.

Tous les premiers jeudis du mois, nous nous réunissons pour une petite bouffe.

L’ex-mari de l’une d’entre nous a du reste surnommé ces réunions « Bouffe Belettes » - libre à lui !

 

Certaines de ces réunions se passent calmement – enfin du moins au début – mais finissent le plus souvent par des fous rires mémorables.

 

Pas de critiques des maris, pas de médisance, juste le plaisir d’être entre nous.

 

D’autres réunions font parfois l’objet de soirée genre « Tupperware ».

 

Produits de beauté avec notre Mumu qui fait des masques magiques aux volontaires … volontaires qui se retrouvent démaquillées avec un espèce de film sur le visage qui les transforme en pseudo momies… Génial visuellement parlant.

 

Nous avons aussi eu droit à une soirée « Upper Ware » …

Là, il s’agissait d’une démonstratrice qui tenta de nous vendre des articles pétillants.

Vous voyez ce que je veux dire ? Non ?

 

Bon, nous dirons donc de la lingerie coquine (comme dirait je ne sais plus quel humoriste « avant, c’était le maillot qui cachait les fesses, à présent, ce sont les fesses qui cachent le maillot ») et quelques articles érotiques, dont un adorable petit canard en mousse pour le bain.

Juste que le canard vibre un peu et que si l’une d’entre nous retrouve son petit-fils au bain avec le canard en bouche, elle va quand même être étonnée mais bon …

 

En attendant, je ne vous dis pas : le vin aidant, nous avions toute mal au ventre de rire mais certains maris n’ont, pour une fois, pas critiqué cette virée-là.

 

Et puis, il y a aussi les anniversaires surprises.

Ma Tatou vient de fêter ses 45 ans et l’une de ses amies nous a toutes réunies aux Thermes de Dilbeek.

 

Chouette idée : sauna, hammam, jacuzzi, piscine, resto sur place …

Marivic se réjouit mais ne lit pas jusqu’au bout les renseignements donnés sur le Net au sujet de ces Thermes.

 

Et Marivic finit par se retrouver à poil, un vendredi soir en pays flamand, au milieu de plein d’inconnus tous nus aussi.

 

Parce que les Thermes de Dilbeek sont réservés aux naturistes.

Superbe endroit mais naturiste quand même … et je n’ai pas l’habitude.

 

Passées les 10 premières minutes de gêne, je me dis que de toute manière, nous sommes toutes et tous dans la même tenue et que je vais peut-être mettre mon embarras aux vestiaires.

 

Et finalement, c’est tout à fait bon enfant – mis à part quelques voyeurs ou provocateurs mais ils sont tellement ridicules que tout le monde en rit.

 

Il y a juste MIF (Mon Incroyable Fiancé voyons !) qui a fait la moue.

Ce n’est pas grave chéri, nous irons ensemble.

 

Ceci dit, les soirées nanas, pour les filles qui me lisent, je vous les recommande !

 

 

 

 

12:11 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

13/06/2006

PAUVRE TYPE !

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle, c’est une rencontre professionnelle au départ.

 

Elle !

Elle est devenue au fil du temps ma douce, mon amie.

Que de soirées sans fin à refaire le monde en buvant - c’est vrai - un peu trop de vin !

Mais que de fous rires, de complicité, de confidences aussi.

Un peu comme une sœur.

Réellement, comme une sœur.

 

Elle, c’est la beauté, la classe, l’intelligence, le verbe haut aussi, l’humour dans toute sa splendeur, mais c’est aussi une vie de galères.

Seule sentimentalement … elle fait manifestement peur aux hommes puisque quelque part insoumise.

Comprenne qui veut !

Trop de personnalité dérangerait peut-être ?

Je ne sais pas et peu importe finalement.

 

Un beau jour, elle décide de tout quitter et de partir loin, très loin pendant 6 mois.

Histoire de voir autre chose, d’autres gens et de faire le point sur sa vie.

 

Là-bas, elle rencontre, enfin, un fiancé digne de ce nom.

Et il avait bien fait de l’attendre, croyez-moi.

C’est une perle…  ma perle !

 

Elle décide de faire définitivement le pas : laisser ici sa famille, ses amis, ses racines en fait et s’expatrier.

 

Tous ! Nous sommes tous vraiment heureux pour elle.

Vas-y ma douce.

Pars, ne te retourne pas et le jour où tu te maries, appelle moi.

Je braque la banque et je prends le premier zinc pour venir faire la fête avec toi.

 

Il y a quelques mois de cela, un homme est entré chez eux à 5h du matin.

Il a battu son fiancé et l’a attaché.

Il a emmené ma douce dans la pièce d’à côté et l’a violée sous la menace d’une arme.

Il a ensuite emporté tout ce qu’il pouvait.

Il a tout cassé.

En ce y compris deux vies.

 

Parce qu’outre le choc, il faut redresser la tête, porter plainte, se faire ausculter pour étayer la plainte, faire un test sanguin pour le SIDA et attendre le temps qu’il faut pour avoir les résultats … en essayant de vivre comme avant.

Oubliez cela!

 

Les résultats sont négatifs et il a été arrêté.

Mais tout cela n’effacera jamais l’horreur !

 

Crapule. Ignoble crapule.

Le pouvoir d’un pénis sous la menace ?

Besoin d’une arme pour avoir une érection ?

Pauvre type !

 

 

 

11:53 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

12/06/2006

LE GRAND BLOND EN PETARD AVEC SA SOURIS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paru il y a quelques temps dans la LB : « Avertie qu’un automobiliste âgé de 43 ans avait pris sa voiture dans l’intention de se suicider, la police a réussi à le retrouver. Apercevant les policiers, le candidat au suicide a tenté de leur échapper. Une course poursuite s’est engagée au cours de laquelle le fuyard a perdu le contrôle de son véhicule qui est tombé dans le canal. Le conducteur a péri noyé »

 

Honnêtement ? Je pleurais de rire !

 

On nous a toujours expliqué que nous pouvions compter sur la police.

Mais là, ils ont vraiment poussé le zèle très loin. Dans le genre « Assistance à personne en danger », ils ont rempli leur contrat au-delà de toutes les espérances de notre suicidaire.

Et au cas où le bonhomme aurait eu des doutes quant à son prochain acte, pas de souci, les forces de l’ordre l’ont alors conforté dans ses hésitations !

 

Ils sont géniaux les flics, je les adore.

 

 

Je me souviens de ceux que nous appelions lors de nos gentils bals de village lorsque j’étais ado et que des bandes débarquaient pour tout casser.

Ils arrivaient toujours APRES la bagarre, jamais pendant, je vous le promets.

 

Et quand je me suis fait agressée il y a quelques années du côté de la rue Barra, ils m’ont expliqué par le menu qu’il était hors de question qu’ils courent derrière mes agresseurs parce que « vous comprenez Madame, nous avons une femme et des enfants » …

« Oui mon p’tit poulet, je te signale que j’ai personnellement un mari et deux moutards, je me suis prise un coup de poing dans la figure, j’ai la main salement ouverte, le carreau de ma voiture de pétasse est explosé et mon sac à main dans la nature. Sans compter que je suis quand même passablement choquée ».

 

Mais voilà, j’avais face à moi un mec qui aurait mieux fait d’aller installer ses fesses et sa moustache dans un bon ministère, peinard, à reluquer les secrétaires plutôt que de vouloir jouer au Lucky Luke … pardon au Rantanplan !

 

Et en parlant de secrétariat, vous avez déjà assisté à la prise de déposition d’un flic qui tape sur son petit clavier pour y introduire vos doléances ?

Du pur bonheur.

On se gausse de la blonde qui met du Typex sur son écran mais je vous jure que j’en ai déjà vu qui n’étaient pas loin de nous faire une fiction du genre « Le grand blond en pétard avec sa souris ».

 

Ceci dit, j’ai rencontré il y a peu mon nouvel agent de quartier.

Nous avions rendez-vous lui et moi à mon domicile à 17H.

Première fois de ma vie que je donnais RDV à un flic, et chez moi qui plus est.

Je me demande vraiment ce que ce Monsieur fait dans la police.

Nous avons discuté psychologie, psychanalyse, littérature, musique, politique, art même.

Là, j’étais scotchée.

 

Comme quoi, finalement, en fouillant un peu, il n’y a pas que des primaires dans notre police.

Et ce n’est pas un uniforme qui les rend plus fort, ni plus intelligent, bien au contraire.

 

Merci à vous, agent de mon quartier, pour ces quelques propos culturels échangés.

C’était sympa.

15:58 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/06/2006

VIANDE A L'ETALAGE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous ai déjà raconté que j’avais commencé à écrire des posts sur le site « Rendez-vous ».

Je vous livre ici quelques réflexions que je m’étais faites par rapport au concept de ce type de site.

 

Possibilité d’une merveilleuse étude sociologique.

 

Je ne parlerai que des hommes puisque je consultais rarement les pages de ces dames.

 

Ce qui me faisait le plus hurler de rire, c’était les profils avec photos de ces messieurs en maillot ou encore qui étalaient leurs pectoraux bien huilés.

Du pur bonheur.

Les mannequins de La Redoute, section homme, pouvaient tous aller se rhabiller, pas la peine d’insister, ils étaient tous largués sur ce coup-là.

Il est vrai que nous ne trouverons jamais en magasin de la viande emballée autrement que sous film transparent non plus.

Quoi, quelle comparaison? Vous appelez cela comment vous alors?

Ceci dit, ils avaient peut-être raison : tant qu’à se montrer, autant mettre en vitrine l’avant/après.

Une photo du mâle en pied et sapé suivie d’une photo de la marchandise après effeuillage.

L’apéro, et le dessert en somme!

 

Ensuite, il y en avait (ne rigolez pas, je vous jure que c’est exact) qui mettaient en ligne plusieurs profils différents mais, les idiots, toujours avec les mêmes photos.

Pour les plus futés, dans le désordre parfois, comme au tiercé.

Au premier tirage, ils avaient 36 berges et mesuraient 185 cm.

Au second tirage, ils en avaient 45 et mesuraient 179 cm.

Normal, plus on vieillit, plus on se tasse.

 

Par contre, quoiqu’on en dise, coup de chapeau à ceux qui avertissaient qu’ils étaient mariés ou assimilés et qui annonçaient la couleur honnêtement : « cherche une aventure discrète, un jardin secret ».

Là, rien à dire, c’était clair, net et précis.

Et que l’on ne vienne pas pleurer ensuite Mesdames.

La composition du produit était bien indiquée sur l’emballage et même s’il n’y avait pas de date de péremption, il ne fallait pas venir se plaindre après.

 

Je ferai l’impasse sur les profils menteurs, ils étaient légions – et chez les femmes aussi, j’en suis persuadée.

 

Vaste répertoire d’âmes esseulées ou malheureuses dans leur quotidien?

Pas pour tout le monde, fort heureusement.

Mais impossible de donner ici une statistique.

Du/de la pervers(e) qui cherchait à tout prix à assouvir ses fantasmes aux personnes absolument délicieuses qui ne demandaient qu’à créer des liens amicaux, enrichissants, il y en avait pour tous les goûts et j’ose espérer pour tous qu’ils y trouvaient leur compte.

 

En somme, une vitrine bien achalandée avec des articles de saisons, de nouveaux modèles, des soldes parfois.

Faites votre marché Mesdames et Messieurs.

La carte de fidélité (traduise qui veut) et à l’achat de deux, vous aviez peut-être le troisième gratuit.

 

RDV est et reste le reflet d’une société dans laquelle les règles du jeu existent depuis la nuit des temps mais avec la facilité que donne la technologie, ni plus, ni moins.

 

Et, outre le fait que j’y ai rencontré des personnes adorables qui sont du reste devenus des Amis, j’y ai vraiment beaucoup ri aussi.

10:36 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/06/2006

MON INCROYABLE FIANCE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avez-vous vu, ou entendu parler de cette émission de télé-réalité « Mon Incroyable Fiancé » ?

Oui ?

Non ?

Bon, pour ceux qui ont eu l’intelligence de ne pas la suivre, je vous explique en deux mots le principe de ce tout joli moment intellectuel de télévision.

 

Une jeune fille, ravissante, pense qu’elle va rencontrer l’homme de sa vie via la production et elle doit persuader ses parents qu’elle va l’épouser, sans leur dire qu’il s’agit d’un coup monté.

Si les parents marchent, à la solde : 100.000 euros pour la gamine.

Juste qu’elle pensait rencontrer un bellâtre et que le bellâtre en question est un homme – nous dirons « à charge pondérale remarquable » - pas vraiment bien élevé, voire même grossier, malhabile … une tache comme dirait mon récalcitrant.

Bref, tout fini bien pour tout le monde : elle ne l’épouse pas, les parents ont marché mais sont rassurés et elle rafle quand même le magot.

 

Vous voulez que je vous dise ?

J’ai vu entrer dans ma vie MIF.

MIF ? Mon incroyable fiancé.

Non, pas celui de la télé !

Mieux, mille fois mieux.

 

Il est loin de notre héros à la Endemol mais il est tout aussi attachant, enfin, différemment quand même, quoi que …

 

Adorable, prévenant, sociable, drôle, spontané, souriant, et toujours prêt à faire une connerie.

 

Un exemple ?

Je lui confie le dubitatif pendant que je vais chez le médecin, lui demandant de veiller à ce qu’il fasse ses devoirs (le dubitatif, pas le médecin mais vous aviez compris je présume) … et quand je rentre, mon fils m’annonce fièrement que mon désherbant est complètement inutile.

- « Pardon chéri ? Tu peux juste un instant développer tes propos ? »

- « Ben oui. Avec MIF, nous avons essayé de faire un feu de Bengale avec ton désherbant et cela n’a pas marché … »

- « MIF, tu n’as rien trouvé de mieux à faire avec ma prunelle pendant mon absence ? »

- « Quoi ? Quand j’étais petit, je faisais cela tout le temps et c’était génial ! »

 

Mes amis, je n’ai plus 2 mais 3 enfants à la maison et ce n’est pas gagné, je vous le promets.

 

Ceci dit, nous avons décidé de nous marier.

Non, non … on ne rigole pas dans le fond de la classe, merci !

 

Mais nous ferons cela un mardi parce que le mardi …c’est gratuit !

Et comme on est un peu fauchés tout les deux, c’est mieux !

(Tiens, je vous fais des vers là, vous aviez remarqué ?)

 

Bon, un mardi donc mais ce sera entre les couples d’étrangers.

Mais non, nous ne sommes pas racistes.

Je mettrai juste un tchador et le tour sera joué.

 

Ensuite, nous ferons un petit cocktail sur le parvis de la maison communale avec un stand de caricoles et du vin blanc en cubi.

Cette idée nous est venue depuis que nous prenons l’apéro tous les dimanches au marché au- dit stand de caricoles.

Eh, elle n’est pas belle cette idée ?

 

Allez, je vous promets de vous prévenir et vous serez tous les bienvenus.

 

Ce ne sera pas difficile de me reconnaître : je porterai toujours le tchador et MIF fera un feu de Bengale.

 

Eh, elle n’est pas belle la vie ?

 

 

 

11:16 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

01/06/2006

DE L'ART DU PLIAGE DU PANTALON...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tous les mardis, mon dubitatif suit son cours d’aïkido.

Il s’accroche, il adore.

 

L’an dernier, à la fin de la saison, il nous avait convié son père et moi au dernier cours avec petite représentation du travail effectué l’année durant.

 

Papounet et Mamounette étant déjà divorcés à l’époque, nous nous étions poliment salués à l’arrivée et installés loin de l’un de l’autre … inutile de jouer les prolongations hypocritement.

Et de toute manière, de là où j’étais, je voyais nettement mieux mon petit soleil de fils.

 

Maintenant, imaginez bien la scène : tous les parents assis sagement et en silence le long du mur sur de petits bancs.

 

Les mômes entrent en kimono, saluent le tatami, se saluent entre eux et saluent un grand cadre contenant le portrait de Morihei Ueshiba qui, pour les ignares qui passent par ici, est le fondateur de cet art martial japonais… tout cela, dans un silence toujours aussi religieux.

 

Un vrai cocktail mondain mais sans un seul bruit.

 

Le cours se déroule dans le calme et le respect total.

Personne ne moufte … quand tout à coup, un GSM se met à sonner.

Et je vous le donne en mille : c’est celui de mon ex-mari qui sans se démonter ni quitter la pièce se met à discuter le bout de gras avec son interlocuteur.

Je l’aurais tué (pas son interlocuteur, le géniteur … il faut suivre les enfants).

J’étais mortifiée de honte et en même temps ravie de ne pas être assise à côté de lui.

Et quand je lui ai fait une remarque par après à ce sujet, je me suis fait traitée d’andouille.

Andouille ? OK ! Et fière de l’être dans ce cas-ci.

 

Bref.

Ca c’était le petit passage sur l’usage abusif et impoli des GSM en société.

 

Mais revenons à l’aïkido.

 

Ce mardi, exceptionnellement, c’est moi qui vais rechercher le dubitatif à la fin de son cours.

Et je constate que la plupart des élèves, tous adultes dans la majorité, portent le hakama, pantalon traditionnel japonais utilisé plus actuellement par les pratiquants d’arts martiaux.

 

Tout cela est fort cérémonial, voire même beau MAIS, le pliage du hakama après usage se fait d’une façon très stricte avec une multitude de plis à respecter.

 

Et je vois tous ces messieurs agenouillés au sol repliant avec beaucoup d’application et de sérieux le fameux pantalon.

 

Un énorme sourire m’a prise : que penseraient leurs épouses en voyant cela ?

Parce que, entre vous et moi, je me demande vraiment s’ils mettent autant de perfectionnisme à replier leurs vêtements le soir lorsqu’ils se déshabillent.

Et si c’est le cas, chapeau bas Messieurs mais j’imagine plutôt le carnage genre, slip d’un côté, veston de l’autre, chemise en boule dans un coin et chaussettes disséminées.

 

Ne me dites pas le contraire … j’ai déjà donné.

 

Quant au dubitatif, il n’a pas relevé ma remarque mais se marrait en douce.

 

Je t’aime mon petit aïkidoka …

 

 

15:49 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |