30/05/2006

J'AI EXPLOSE LA CAMIONETTE DU LAITIER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Veille de départ en vacances en célibataire.

L’homme reste à la maison parce que, que les choses soient bien claires, il faut quand même quelqu’un pour faire bouillir la marmite et je ne peux pas être au four et au moulin toute l’année.

Je pars rejoindre une copine et sa fille dans une petite villa en Espagne.

Ce n’est pas le Club Med’, c’est la version « vacances familiales » entre nanas qui savent se tenir! 

On est calmé? Voilà!

 

Veille de départ en vacances disais-je.

La maison est décorée façon 3M : des post-its sur tous les appareils ménagers.

Modes d’emplois de tout.

De la lessiveuse au lave-vaisselle en passant par le robot qui pèle-rape-centrifuge-épile … ah non, ça il ne fait pas encore.

Attendez, pas folle la guêpe.

J’ai beau partir faire la nouba sur la plage pendant que le mâle se bouffe des saucisses Swan devant « Questions pour un champion » entre ex-animateurs de télé réalité has been, je n’ai pas envie non plus de trouver un souk à la marocaine en rentrant.

Il faut tout préparer, faciliter, anticiper … nous avons affaire à un représentant de la gente masculine, ne le perdons pas de vue.

Et qui plus est, un mâle qui a toujours été assisté par sa mère et ses sœurs, un mâle issu d’une éducation antédiluvienne.

 

Veille de départ en vacances.

Je sais, Alzheimer me guette mais, avec vous, il faut toujours tout re-situer.

Valise prête, frigo rempli et il ne me reste plus qu’à acheter un pain pour que ma passation de pouvoir domestique soit complète.

Je me parque devant chez le boulanger et pars, heureuse, mettre un terme à ma mission avant envol.

 

Jusque là, tout est normal, voire banal.

Si ce n’est que, quand je sors de la boulangerie … plus de voiture!

Alors là, ils sont très forts les gamins.

Le temps d’acheter le fameux pain, on m’a chopé la caisse à savon.

Je n’ai pas l’air de la moitié d’une idiote sur le trottoir avec ma baguette.

Il ne me manque plus que le litron, le béret, et j’entonne la Marseillaise en sanglotant.

Coup d’œil à gauche, à droite … elle est là!

Oubli de frein à main, vitesse mal passée et Titine, dans un souci de liberté soudaine avait, toute seule comme une grande, dévalé la rue principale, sans se choper fort heureusement personne pour terminer sa course idiote d’émancipée avant l’heure dans la camionnette du laitier.

Laitier fort dépité sur ce coup-là, je vous le promets.

Sous le choc, son pare-brise arrière a littéralement explosé, envoyant des petits morceaux de verre dans toutes les mousses au chocolat.

 

OK! On fait comment maintenant?

Et bien, on remplit la déclaration, on rentre à la maison sûre de soi, on dépose la baguette dans la cuisine, on file à l’aéroport, on embrasse l’homme … en lui précisant juste, avant d’embarquer : « Ah, chéri, j’ai oublié de te dire : nous avons un nouvel ami. Le laitier du village. Très sympa, tu verras.

Il m’adore! 

Au fait, ils sont bien chez Axa?»

 

11:18 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Félicitations Salut,

Je passais par là et j’en ai profité pour visiter ton blog, que j’ai trouvé très sympa, avec un contenu très inspirés et haletants.

Voici un extrait des textes de chanson que j’écris.

Si tu désires en lire d’avantage, rendez-vous sur mon blog http://seventhson.romandie.com


ETERNELLE SOLITUDE

Je ne suis qu'un auto-stoppeur égaré,
Prisonnier au carrefour de mes rêves dépecés,
Dont les chaussures trouées hésitent à avancer
Et à qui, le cœur fatigué, semble peser.
Le souffle cassé, gelé par les années écoulées,
De mes pensées transpire la liberté.
Tandis que dans mes yeux brille la clarté
D'un océan de tristesse insensé.
Marqué au fer rouge comme pour ne pas s'évader,
Mon âme n'a de cesse que d'errer,
Entre amour tamisé et passion déchaînée,
Déployant les ailes de la fatalité.
Les cheveux éventés, j'attends l'accalmie annoncée.
Les bras tendus comme pour vous attraper,
Vous qui, chaque jour, si près, me frôlez
Sans jamais prendre la peine de vous arrêter.
Les traces de pas, derrière moi, dessinées,
Dans la tempête se sont effacées
Et je reste las, une fois de plus, abandonné,
Perdu au milieu de mes idées.
Le vent et la pluie attaquent ma peau délavée.
Le froid domine désormais mes pensées.
J'ai envie de tout plaquer
Faire demi-tour et m'en aller.
Une lueur de phare et retour à la réalité.
Trop tard, plus d'espoir pour s'en retourner
Il va bien falloir un jour l'affronter
Pour recommencer, cette triste réalité.


Si tu préfère découvrir les mystères qui entourent notre univers ou en savoir plus sur le surnaturel, le paranormal ou les créatures mythiques, retrouves-moi sur mon autre blog http://parano.romandie.com

Et finalement, si tu cherches un bon moment de détente et de rire ou simplement de bien-être, viens sur http://zenattitude.romandie.com. Tu y trouveras entre autre « Le guide du bon Vaudois », «Les articles Homme / Femme », « La santé par les plantes » et surtout… « Les astuces de Grand-Mère »

Je repasserai dans quelques semaines pour suivre l’évolution de ton blog et en attendant, je te mail mes meilleures salutations.

7th_sign

Écrit par : 7th_sign | 30/05/2006

les post-it, quelle belle invention. Le problème : il faut les lire.

Écrit par : biglodion | 30/05/2006

Bonne vacances !!! Et ramène-nous un peu de soleil.
Génial ta façon d'écrire, je ne m'en lasse pas, on dirait du Françoise Dorin .
Allez, amuse-toi, fais la bringue. Et reviens vite nous raconter tout ça avec ton humour et ton talent.
Bizzzz

Écrit par : clopinette | 31/05/2006

Bonnes vacances Marivic Profite bien.

Écrit par : Artatum | 01/06/2006

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