30/04/2006

ILS ONT RI, ENFIN ...!

 

 

 

 

Il est tard, très tard, trop tard pour moi qui ai besoin de tellement de sommeil.

Mais ce soir, j'ai touché le Nirvana...

Si vous me suivez un tant soit peu, vous avez peut-être lu mon post sur l'immortalité des héros ...

Il y a 6 mois que le papa de mes enfants est mort, malgré le fait qu'il était un héros pour eux.

Normal, c'était un Papa !

Et ce soir, ENFIN, j'ai pu assister à un spectacle merveilleux.

Le récalcitrant et le dubitatif ont pleuré de rire lors d'une soirée théâtre que je me suis fait un plaisir de leur offrir.

 

Merci Gustave Parking pour ce pur bonheur, que sans le savoir, vous m'avez offert.

02:24 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

28/04/2006

NOUS AURIONS TOUS QUELQUE PART AIME QUE CE SOIT UN « MOUTOUF » !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joe porte un Mp3 et est à la gare.

Joe se fait accoster par deux jeunes et se retrouve dans une petite caisse … à cause de son Mp3 justement !

 

Les caméras filment - non pas la scène - mais les quidams qui passent dans le hall.

Et, à l’analyse des séquences filmées, on repère les ados responsables de ce meurtre.

Ces images sont largement diffusées dans les médias et il est exact que, vu la qualité discutable des prises de vues (mais nous ne sommes pas non plus sur un plateau à la Kubrick …) on pourrait croire qu’il s’agit de nord-africains.

 

On suppute, on polémique et on accuse une communauté en particulier ou en général : les moutoufs !

 

L’extrême droite se frotte déjà les mains et anticipe pour les futures élections : « vous voyez, on vous l’avait dit ! Les politiques ne sont pas capables de faire régner la sécurité ! Nous, nous allons mettre de l’ordre là-dedans »

 

Et bardaf, c’est l’embardée : ils ne sont pas moutoufs mais polaks !

 

Les polaks … vous connaissez ?

Ce sont eux qui depuis quelques années refont les intérieurs des particuliers en noir sur la Belgique entière parce qu’ils travaillent mieux et moins cher que certains belges dont les mains sont ornées de baobabs.

 

Et une grande partie de cette belle Belgique se met vraiment à regretter qu’ils ne soient pas moutoufs.

 

Je sais de quoi je parle. J’en ai discuté longuement hier midi encore avec des jeunes responsables et matures.

 

Et moi aussi j’ai dit : « ce seront évidement des moutoufs ».

Pourquoi ?

Parce que je me suis personnellement faite agressée par un nord-africain et je ne suis pas prête à oublier cet « incident » traumatisant.

 

Mais, lorsque nous avons appris par les médias qu’il s’agissait de Polonais, mon récalcitrant m’a regardée bien dans les yeux et m’a dit : « et alors maman ? … Tu dis quoi maintenant ? »

 

Et il a raison !

 

 

 

09:03 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

27/04/2006

JUSTINE, CESSE DE VOULOIR METTRE LES CALECONS DE TON FRERE.

Bambi est heureux !

Bambi gambade dans les bois.

Pampan bat la mesure de sa petite patte.

Bambi croit que le monde est beau, merveilleux même.

Bambi se pète la figure sur l’étang gelé, joue à cache-cache, éternue au printemps venu parce qu’il s’est chopé le rhume des foins et que les homéopathes ne courent pas les sous-bois.

Bambi est couvé par sa biche de mère qui rêve pour lui d’un avenir de chef de meute.

Bambi écoute son cerf de papa lui conter les saisons, les brames, la séduction.

Bambi est encore un bébé quand les salopards de braconniers tuent sa mère.

Justine pleure.

 

Blanche-Neige ne capte rien.

Son père a ramené une salope de belle-mère au château (cela vous rappelle quelque chose ?) et Blanche-Neige ne voit pas pourquoi les miroirs ont tant d’importance.

Il faut dire que la belle-doche ne connaît pas l’existence du Prozac et a oublié de chercher dans les Pages d’Or l’adresse d’un bon psy qui aurait pu lui solutionner son ego surdimensionné.

Blanche-Neige est crédule … comme beaucoup de petites filles.

Blanche-Neige attendrit un simple chasseur et se retrouve, à son âge, à la tête d’une famille nombreuse qu’elle n’a pas choisie au départ mais qui lui apporte quand même toute la tendresse et l’affection dont elle manquait.

Et l’autre conne qui se la ramène avec ses pommes.

Poulette, on passe à autre chose STP, l’Eden reste hypothétique quand même, non ?

Blanche-Neige, qui a gardé le souvenir de la Tatin que lui préparait feu sa maman, croque et se retrouve allongée dans une clairière entre 4 planches, de verre OK mais 4 planches quand même.

Même que les nains ont déserté la mine pour la pleurer.

Justine sanglote.

Mais voilà qu’arrive le grand beau chevalier sur son destrier blanc.

Il roule un patin à notre gourmande et tout rentre dans l’ordre.

Justine exulte.

 

Cendrillon, encore elle, coche toute la maison pendant que ses boudins de belles-sœurs se préparent pour le bal.

Mais Cendrillon compte parmi ses amis fidèles des souris et des oiseaux qui lui ont cousu de leurs blanches pattes une robe que même Coco n’y avait pas pensé.

Admettons que le coup de la citrouille qui se transforme en carrosse soit discutable – même moi j’ai essayé vainement de changer ma vieille Simca 1000 en 4X4 de pétasse de Lasne à l’époque, je n’y suis jamais arrivée, mais… je m’éloigne du sujet.

Bref. La citrouille? Peu importe ! Vous connaissez la suite.

Et Justine s’endort en rêvant.

 

Je t’aime Justine.

Garde le plus longtemps possible en toi tous tes rêves de petite fille parce que la vie n’est pas simple.

Mais elle n’est pas pourrie non plus, le tout est d’essayer de bien s’y prendre.

Et cesse de vouloir mettre les caleçons de ton grand frère !

Garde ton identité de petite princesse de 3 ans et offre moi encore ce si doux sourire dont toi seule à le secret.

Je t’aime Justine, infiniment.

 

 

10:30 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/04/2006

HOMMAGE ET RESPECT PUR

 

 

 

 

 

 

 

 

J’étais le prototype de l’ado dans toute sa splendeur : difficile, rebelle, insaisissable.

Je n’avais aucun respect pour rien, ni personne.

Je ne voulais rien entendre, ni comprendre.

 

A l’école, j’ai toujours eu de bons résultats mais j’étais la première aussi à chahuter et j’affectionnais particulièrement les chahuts muets.

Super efficace.

Certains profs doivent encore aujourd’hui s’en souvenir.

Les pauvres entraient en classe et commençaient leur cours, crédules, sans savoir ce qui les attendait.

J’avais donné le briefing de départ à toutes mes petites camarades : « pas un mot SVP les filles ! Quelle que soit la question qu’il pose, aucune réponse. Silence total. La première qui moufte, tare ta gueule à la récré. »

Et toute la petite bande suivait !

Plus d’uns ont craqué.

 

Mais avec elle, je n’aurais jamais osé… simplement parce que je ne pouvais, et ne voulais contrer l’intelligence ni la supériorité.

 

Elle était prof de français en poésie et en rhétorique.

Le clone de Simone Signoret.

Elle en avait non seulement la ressemblance morphologique, mais aussi la prestance.

Ensuite, on ne discute pas avec l’excellence, la finesse.

On se laisse envoûter, on découvre, on s’émerveille, on s’en abreuve, on s’en nourrit même.

 

Elle entrait et le silence s’imposait, naturellement.

Pas le silence du chahut, non.

Le silence respectueux !

 

Lorsqu’elle nous donnait des sujets de dissertations, il nous fallait au départ une demi heure pour en comprendre les sens... elle stimulait notre intellect,  elle nous obligeait à réfléchir.

Quel cadeau !

 

Je suis restée en contact avec elle après mes humanités.

Nous avons fait une virée, elle et moi, un soir dans les alentours de la Grand Place.

Le professeur et son élève, loin des bancs de bois et des craies.

La complicité dans le simple amour des mots, des phrases et des périphrases.

 

Ce jour là, elle m’a avoué : «lorsque je corrigeais toutes les dissertations, je ne cherchais pas la tienne, je l’attendais. Mais quand je voyais ton écriture, je me versais un verre de vin, j’allumais une cigarette et je dégustais le tout ! »

 

Micheline G., vous vouliez que je vous tutoie.

Jamais je n’aurais pu.

Trop de respect pour vous.

Mais s’il est une chose que je veux vous rendre, c’est cet amour du français et de l’écriture que vous avez réussi à me donner.

 

Vous ne lirez jamais ceci.

J’ai appris dernièrement que vous voguiez ailleurs, mais je voulais vous rendre un gigantesque hommage.

 

Respect. Respect pur !

Merci à vous, Madame.

09:28 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/04/2006

DES GRENOUILLES DANS LES BENITIERS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guy Gilbert. Le prêtre des loubards.

Lui, je l’adore !

Il est génial ce mec.

Il a un franc parlé rare pour un représentant de l’église.

Il appelle un chat un chat et même s’il est le pote de Claire et Laurent, je n’en n’ai pas moins beaucoup de respect pour lui.

Pour Claire et Laurent aussi du reste.

Enfin, pour Laurent en tout cas qui nous fait un peu sa « Lady Di » au palais et qui fout parfois le boxon.

Quant à Claire, elle m’a plutôt l’air d’être une solide emmerdeuse, mais ça, c’est une autre histoire.

 

Guy Gilbert ne mâche pas ses mots.

Guy Gilbert est logique, a compris, lui, que la société avait évolué et utilise un parler que les jeunes, et moins jeunes (comme moi !), aiment.

Il ne triche pas, il ne tourne pas autour du pot, il va droit au but.

Il a les doigts pleins de bagouzes, il porte du cuir.

Est-il tatoué aussi ? On s’en fout.

Du reste, s’il n’était pas prêtre, je le draguerais bien volontiers – j’aime les rebelles !

 

Ma très catholique mère m’a infligé la messe du dimanche pendant tant d’années.

Mon bref passage au pensionnat m’imposait en plus une célébration tous les jeudis matins … j’ai vraiment donné !

Du reste, encore aujourd’hui, quand je suis obligée de me rendre dans une église, je récite sans y réfléchir, toutes les prières par cœur … c’est vous dire que j’ai été bien conditionnée!

Et Dieu sait si j’ai horreur d’aller à la messe.

Même une cérémonie de mariage me pompe l’air.

 

Maintenant, mettez-moi Guy Gilbert au Vatican et je fais l’aller-retour Place St Pierre / Bruxelles tous les WE pour assister à son office.

 

Mais, et c’est peut-être là que le bât va blesser : je voudrais en venir un seul instant à notre bon Benoît XVI qui  a décidé de mettre tous les séminaristes homosexuels à la porte.

Que l’on cesse une fois pour toutes de se voiler la face SVP !

Un homme est un homme, avec ses qualités et ses défauts, homo ou hétéro !

Et la sexualité fait partie des pulsions de tout être humain.

 

Mais que l’on mette à la porte les prêtres homos représente pour moi une hypocrisie totale, d’autant plus que l’on garde malgré tout les pédophiles !

« Laissez venir à moi les petits enfants » … ?!

 

J’ai connu personnellement un prêtre pédophile.

Il n’a pas eu l’occasion d’abuser de moi mais il ne s’est pas gêné non plus pour mettre sa main ornée de son alliance de prêtre au panier de la petite fille que j’étais!

Et aussi petite que j’étais, je trouvais cela malsain … enfin, je n’utilisais pas ce terme à l’époque mais je savais au fond de moi que ce n’était pas logique, pas bien !

 

Benoît, et si tu prenais de temps un temps un petit capuccino avec Guy ?

Qu’est ce que tu en penses ?

Cela ramènerait peut-être quelques grenouilles dans tes bénitiers …

 

09:31 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

22/04/2006

HANDICAPES ? DEMERDEZ-VOUS !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas drôle au départ d’être handicapé dans notre société.

Dans aucune société du reste.

 

On n’a pas le droit à la différence parce que cela dérange.

 

Tout dérange aussi : la femme violée au cours d’une tournante, l’enfant victime des pulsions d’un adulte à la con, l’étranger au petit château, le SDF, le chômeur, le petit vieux, même un homme qui pleure simplement …

La normalité apaise parce qu’elle évite de devoir se poser tout un tas de questions fondamentales.

 

Je ne vous parlerai pas de ces jeunes gamins et gamines dans les transports publics qui ne savent même plus lever leur derrière pour laisser la place aux personnes âgées ou aux femmes enceintes…

 

Je ne vous parlerai pas non plus de cette ministre qui parquait systématiquement sa voiture SUR le passage piéton qui donnait directement dans l’entrée de l’école communale de ses enfants, obligeant tout le monde à contourner sa voiture de fonction.

Les mamans qui tentaient de passer avec leur buggy adoraient au plus haut point. Et quand cela a fait l’objet d’un mot dans le journal de l’école, écrit par l’association des parents d’élèves, les mêmes parents ont dû s’excuser…

 

Tout est question d’éducation et de tolérance en fait et j’ai vraiment le sentiment profond que tout fout le camp.

 

Mais revenons aux handicapés.

 

Je ne supporte définitivement pas de voir un valide se parquer sur une place réservée pour eux et sortir tout guilleret de sa voiture pour entrer dans sa grande surface, presque en dansant, parce qu’il a trouvé un parking près de la porte d’entrée.

 

Imbécile ! Tu ne sais pas la chance que tu as d’avoir deux jambes valides ?

Trop fatiguant de marcher pendant 50 mètres avant d’aller acheter ta pizza 4 saisons en surgelé pour remplir ta panse devant la Star Ac?

Du reste, je ne me gêne jamais pour les apostropher.

Sans succès bien souvent et en me faisant traiter de « connasse » en plus.
Mais il est vrai que quand on développe ce style de comportement, on prouve simplement et une fois de plus son manque d’éducation et cela ne se traduit donc pas que dans les agissements… le vocabulaire fait aussi partie de ce type de processus de fonctionnement !

 

Ceci dit, les établissements publics de tous bords ne sont pas en reste non plus.

 

J’entends l’autre jour à la radio que dans la plupart de ces établissements et/ou ministères, les chiens ne sont pas admis, en ce y compris les chiens accompagnateurs d’handicapés.

 

Donc, mesdames et messieurs handicapés, vous avez beau avoir comme compagnon des chiens hyper bien éduqués, spécialement formés pour vous venir en aide à tous moments, merci à vous de les laisser à l’entrée et démerdez-vous comme vous le pouvez !

 

Sans commentaires !

00:08 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (40) |  Facebook |

20/04/2006

CONJUGUER LA VIE A L’INFINI …TIF

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

S’embryonner, se développer, se construire, naître, crier, pleurer, téter, dormir, grandir, sourire, sentir, voir, toucher, babiller, s’asseoir, se redresser, marcher, courir, balbutier, parler, crier, chanter, goûter, manger, tomber, pleurer, panser, penser, apprendre, gribouiller, griffonner, dessiner, lire, calculer, rire, pleurer encore et grandir encore, affirmer, nier, se rebeller, s’émanciper, s’affirmer, se politiser, contrer, adolescenter, rire et à nouveau pleurer, danser, boire, fumer, se rebeller, découvrir, s’amouracher, expérimenter, quitter, rencontrer et encore rire, s’aimer, se marier, apprendre, enfanter, élever, éduquer, s’angoisser, pleurer à nouveau, s’habituer, se quereller, se disputer, s’engueuler, se haïr, casser, divorcer, partir, avoir des regrets, jamais de remords, pleurer encore et encore parce que cela fait du bien, se rechercher, se reconstruire, se recentrer, patienter, trier, sourire, rire de nouveau et … peut-être aimer une fois de plus.
Et surtout, remercier la vie !

Jolie journée à tous et, soyez heureux !

10:23 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/04/2006

LES HEROS NE MEURENT JAMAIS !

 

 

 

 

 

 

Nous avons tous eu dans notre tendre jeunesse un ou plusieurs héros.

Et, tout le monde le sait, un héros ne meurt jamais.

 

D’autre part, je précise bien héros et non héroïne.

Les femmes, curieusement, incarnent moins souvent ce concept dans l’esprit d’un enfant.

Peut-être parce que l’assimilation à la mère se fait souvent par le biais de travaux ménagers alors que l’association au père serait au travers de faits plus « glorieux »

 

Quand j’étais petite fille, il y avait Zorro, Dartagnan ou encore Robin des Bois.

Personnellement, j’aimais beaucoup Zorro.

Et j’aurais apprécié à l’époque que mon père se déguise de temps en temps comme lui mais au vu de sa constitution, il aurait été plus crédible en Sergent Garcia … :-)

 

Côté féminin, j’adorais  « Ma sorcière bien aimée ».

Pas franchement une grande héroïne mais encore à ce jour, lorsque j’entre dans la chambre de mes fils, j’essaie malgré tout de faire bouger mon nez pour mettre en un instant de l’ordre dans leur capharnaüm… sans succès !

Tout fout le camp, je vous le dis !

 

Aujourd’hui, les héros ont changé.

Les enfants vont plus souvent les chercher dans les dessins animés dont ils sont inondés.

Dragon Ball, Dark Vador et autres ont accompagné mes fils lorsqu’ils étaient petits.

 

A présent, ils s’arrêtent plus volontiers devant les Simpson ou South Park.

Eux, personnellement, je les qualifierais plutôt d’anti-héros … !!!

 

A l’adolescence, les personnages idéaux deviennent plus tangibles.

Ils se retrouvent rarement dans les rangs des politiciens mais dans beaucoup de cas auprès des chanteurs.

Il suffit de voir les mouvements de foule, voire les émeutes suscitées par l’apparition d’un certain Claude François ou des Beatles à l’époque.

Ils étaient des icônes vivantes pour toute une génération.

Madona a provoqué le même phénomène il y a quelques années, mais là, c’était plutôt pour pouvoir attraper sa petite culotte quand elle la lançait dans l’assemblée.

 

Des héros, nous en avons tous quelque part mais il y en a un seul et unique qui finalement a de l’importance pour la plupart d’entre nous : notre propre père.

 

Alors j’ai une seule petite question : comment trouver les mots pour expliquer à un enfant que son papa va mourir ?

Puisqu’un héros ne meurt jamais… !

 

09:24 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

18/04/2006

PARIS HILTON CONTRE EDITH PIAF

 

 

 

 

 

 

 

Avez-vous déjà entendu parler de Paris Hilton ?

Sujet d’une douteuse actualité que voilà !

Et pour ceux qui l’ignoreraient, Paris Hilton est la fillotte de papa et maman Hilton, les propriétaires de la célèbre chaîne hôtelière.

 

Bon, restons calme et analysons : un pur produit marketing cette petite !

Blonde et donc remarquable représentante d’une réputation « discutable » à savoir : profondément idiote, immature, le fond du fond.

Je n’ai pas dit la lie d’un bon Aloxe-Corton, cuvée 1961 mes cocos, j’ai dit le fond du fond !

 

Cette demoiselle a commencé sa carrière dans le pendant du reality show « La Ferme » made in USA.

Elle est à ce point tellement bête à bouffer du foin qu’elle aurait, dès le départ, mieux fait d’y rester dans sa ferme du reste.

 

Ensuite, à coup de médiatisation à outrance, ils ont créé une sorte de mythe totalement irrationnel autour de cette jeune personne.

Enfin mythe … ça, c’est pour les crétins et crétines qui ont besoin d’une idéalisation sommaire qui leur permette de rêver.

 

Paris Hilton est le prototype magistral du fric qui doit engendrer du fric.

 

Et que j’ondule du croupion en minaudant, croupion qui doit plaire du reste. 

Là je ne discute pas !

Et si j’étais un mec un tant soit peu friqué - parce qu’avec elle, c’est une condition manifestement sine qua non -  je prendrais mon pied avec cette douce andouille avant de la jeter très vite !

Syndrome Kleenex, mademoiselle … vous connaissez ?

Et s’il vous plaît, évitez, féministes de tous bords, de me crucifier : réfléchissez deux minutes, du moins si vos idéaux à la noix vous le permettent !

 

Et que je lance ma propre marque de parfum.

Et que je balance sur le marché mon premier CD.

Au secours, au secours … nous sommes loin de Piaf quand même !

Pas le même registre, pas la même voix non plus, voire le même coffre … sans parler du sens des paroles.

Piaf chantait la vie, telle qu’elle est.

Sans détours, avec justesse, émotion, finesse.

 

Paris Hilton bêle des inepties … pas la même scène, assurément.

Du reste, sa blondasse de mamounette (pardon, j’avais oublié de vous préciser qu’ils ont un élevage sous le coude) avoue ne pas trop aimé la chanson de sa chérie. Juste que je subodore le fait qu’elle ne connaisse pas Piaf non plus mais là n’est pas la question.

 

Cerise sur le gâteau : même South Park a « consacré » un dessin animé au sujet de cette idiote au cube.

Non ! Je n’ai pas vraiment regardé South Park parce que j’abhorre ce dessin animé.

Mais mon fils bien.

Et, pendant que je lui fristouillais le contenu de sa gamelle de luxe, j’entendais de loin la télé beuglé ses inepties.

Sauf qu’en termes d’inepties, ils tiraient à boulet rouge sur cette profonde abrutie.

 

Vous l’aurez compris : je ne peux définitivement pas encadré cette béotienne … et pour une fois (la seule peut-être) j’ai adoré cet épisode animé … sans conteste … !

 

09:20 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14/04/2006

CESSEZ DE VOUS PLAINDRE, DE GEMIR !

 

 

 

 

 

 

 

Qu’est ce que la sérénité ?

 

C’est tout d’abord me rendre compte que RIEN n’est important et que malgré tout, TOUT est important.

C’est aller chercher le bulletin de mon récalcitrant qui, finalement, malgré un 1er trimestre plus que douloureux, a quand même réussi à aligner des points valables.

C’est gâter mes mômes parce qu’ils ont rempli leurs contrats.

C’est préparer un repas pour ceux que j’aime, malgré une dure journée de boulot.

C’est partager un sourire, une larme.

C’est couper rapidement une communication téléphonique parce que mon bodyguard de 16 ans, qui de surcroît me dépasse de 20cm, a décidé de m’attraper et de me mettre la tête en bas … pas facile de tenir une conversation censée dans cette position, mais quel fou rire !

C’est m’énerver sur ce crétin parce qu’il ne garde pas la maison en ordre et, quand il me répond : « si Delarue fait une émission dont le thème est  "vivre au quotidien avec une maniaque, inscris toi maman"… et éclater de rire.

C’est prendre mes fils dans mes bras, les serrer très fort en leur disant que je les aime.

C’est me coucher l’esprit tranquille, avec un bon bouquin.

C’est me lever le matin, comme tous les matins … mais avec le sourire aux lèvres.

C’est donner une piécette à André en passant (ca, c’est pour ceux qui suivent ! Quant aux autres, tant pis pour eux.)

C’est faire des projets et, pourquoi pas, rêver ?

C’est regarder la vie se dérouler en ne me posant pas trop de questions….

Vivre !

Elle n’est pas facile la vie, certes !

J’ai donné, merci !

Mais, il suffit parfois d’ouvrir les yeux.

Ouvrez vos yeux !

Que cette journée vous soit douce. 

Et surtout, cessez de vous plaindre, de gémir.

Si vous êtes ici, c’est que déjà vous avez un ordinateur et accès à internet … j’en connais d’autres qui dorment sous les ponts et qui n’ont même pas de quoi se nourrir tous les jours.

 

;-)

09:39 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

13/04/2006

8 SECONDES MINIMUM OU ON FAIT GREVE

L’heure est grave, très grave même !

Je ne vais pas revenir sur les conneries de nos politiciens ni sur la dépression nerveuse qui, à terme, guète Elio mais il faut que vous sachiez que nous payons des gens dans ce pays pour vraiment se pencher sur un problème qui ne risque pas de faire tomber notre gouvernement, loin de là, mais qui ne va pas révolutionner non plus l’organisation de la Belgique.

 

A la poste, ils se sont rendus compte qu’il était dangereux pour les facteurs motorisés de ne pas porter de casque.

 

Jusqu’à présent, les facteurs devaient mettre un casque lorsqu’ils se dirigeaient ou revenaient de leur tournée, mais n’étaient pas obligés de le porter durant la tournée elle-même.

 

Enregistrant une recrudescence du nombre d’accidents parmi les facteurs motorisés, la poste a décidé qu’ils devraient porter le casque de manière permanente, y compris durant la tournée.

 

Or, enlever et remettre le casque, par exemple pour parler à un client, prend du temps.

 

La poste va donc calculer le temps précis de cette manœuvre et le multiplier par le nombre de fois que le facteur l’effectue.

Donc, ils sauront combien de temps perd chaque facteur et de cette manière, recalculer la longueur de leurs tournées.

 

Magnifique ! Je vois déjà cela d’ici !

 

 

Bon, Albert, c’est à toi.

Tu es prêt ?

A 3, j’enclenche le chrono de ma Seiko et tu fais la manœuvre.

Ok ? 1, 2, 3 … et Albert d’enlever et de remettre son casque !

10 secondes Albert … Tu peux faire mieux.

On recommence !

 

 

 

 

 

Mais on ne tient bien entendu pas compte du temps que prend Albert pour se recoiffer un instant, histoire de ne pas avoir l’air d’un zombie sortant de son lit, ni du temps que prendra la profondeur de la conversation qu’il aura avec son client.

 

Parce que déposer du courrier dans la boîte d’une société ne prend pas de temps, mais discuter un instant le bout de gras avec une petite vieille dont c’est la seule visite de la journée en prend un peu plus.

Et comme notre petite vieille n’a pas nécessairement envie de s’adresser à Robockop, Albert, courtois comme il est, va enlever son casque et apporter les 3 minutes de conversation et donc de petit bonheur à notre Mamy.

 

De plus, je vous signale en passant que si Albert doit, durant sa tournée, faire un petit pipi, il faudra aussi prendre en compte la taille de sa vessie.

Petite vessie, arrêts fréquents, grosse vessie, gain de temps … !

Albert, tu fais pipi combien de fois sur ta tournée ?

Voilà l’urinal : je remets le chrono de ma Seiko à 0 et on y va ….

 

Vous savez comment se nomme ce fabuleux programme ?

Le Géoroute !

Développé au Canada, ce programme informatique est en cours d’installation pour la poste belge.

Son objectif est d’optimiser le tri et la distribution du courrier par une meilleure organisation des tournées.

 

Petit et dernier détail en passant : les syndicats ont déjà expliqué que si l’on n’octroyait pas plus de 8 sec. à l’exercice du casque, ils feraient grève … !

 

What a wonderful world!

11:48 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

12/04/2006

LA PETITE MARIVIC EST ATTENDUE PAR SES ENFANTS AU CENTRE D’ACCUEIL.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les joies des courses du samedi matin avec les enfants.

Quel bonheur!

 

Parce que, quand on bosse toute la semaine, tout en courant le matin pour déposer les mômes, les reprendre le soir, « t’as fais tes devoirs? », « quoi les Simpson’s? », préparer le souper, laver le linge, essayer de garder un semblant d’ordre … et s’écrouler crevée pour une petite nuit, pas le temps en plus le soir de courir acheter le haché porc et veau, les échalotes, le papier toilette et la poudre à lessiver.

 

DONC, on s’y colle le samedi, avec toutes les autres mères actives.

Et avec les mômes qui y voient une occasion éventuelle de pouvoir vous extorquer un truc totalement inutile (à vos yeux) mais sans lequel ils ne pourront dorénavant plus vivre.

Ben tiens!

 

Maintenant, le scénario shopping/moutards varie selon l’âge de ces derniers.

 

Mon récalcitrant de 16 ans a commencé fort, lorsqu’il était encore tout petit, se jetant par terre en hurlant parce que je ne voulais mettre dans mon chariot l’énorme Kinder Surprise qu’il avait repéré.

Pas de problème mon ange.

Hurle, pleure et by the way traîne toi dans l’allée, je m’en contre fout … et Marivic de contourner le gamin pour continuer d’avancer.

Lorsque qu’il m’a vue m’éloigner, souveraine, il a stoppé net et est venu me rejoindre!

Ce coup-là, il ne l’a plus jamais réitéré par la suite, et il s’en souvient encore.

 

En grandissant, il s’était légèrement émancipé et partait faire sa vie, tout seul dans les rayons.

« Où est ton fils? » demandait son père.

Car, dans ce cas-là, c’était bien entendu MON fils et pas le sien.

Et au moment où nous croisons notre médecin de famille retentit un appel : « le petit Paul attend ses parents au centre d’accueil ».

Le toubib, hilare, me dit que, d’après lui, c’est du récalcitrant dont on parle.

Pas de problème doc, je continue mes courses et il m’attendra!

Je l’ai récupéré, pas trop fier de lui et j’avais, dans la foulée fait mes courses calmement.

 

Dernièrement, rebelote au Carrefour.

Nous débarquons tout les 3.

Et comme l’implantation des rayons est hyper bien calculée, nous commençons par les CD, DVD et livres.

 

Je les laisse là pour me lancer, seule, à l’assaut des allées céréales, soft drink, laiterie etc, avec, bien entendu, l’une des charrettes dont au moins une des roues n’a ni la pression ni l’équilibrage adéquats.

Facile pour négocier les tournants!

 

Shopping terminé … je ne retrouve plus les ados.

 

Qu’à cela ne tienne, je passe à la caisse, je débourse avec un sourire crispé (merci l’Euro) et je me plante au centre d’accueil, demandant un appel général.

« Le petit Paul et le petit Philippe sont attendus par leur maman »  … et je vois arriver le récalcitrant et le dubitatif, me regardant de travers … « on fait la maligne, Maman? »

 

Oui, je fais la maligne.

 

Mais je sais aussi qu’à terme, retentira dans les hauts parleurs du Carrefour le message suivant : « la petite Marivic est attendue par ses enfants au centre d’accueil » - ma main à couper!

 

09:38 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

11/04/2006

MAMAN, AS-TU DES FOURMIS ?

Ca y est : le dubitatif a encore frappé !

Qui ?

Le dubitatif ?

Ben oui, mon cadet … celui qui aime les serpents et qui m’a forcée à trimballer un python dans ma voiture … faut suivre les amis et si vous ne suivez pas, allez voir plus bas dans mon blog !

Bon, ça, c’est fait.

 

Donc, il adore les serpents ce qui signifie au passage qu’il nous faut acquérir régulièrement des souris pour nourrir lesdits rampants … et ceux qui suivent toujours savent que j’ai horreur des souris.

Voilà, ça c’est fait aussi.

 

A présent, il s’est pris d’affection pour les cactus … et je hais les cactus !

Je trouve cela hyper moche, hyper hideux, hyper …. stupide !

Mais bon, c’est mon fils et tant qu’à faire, je vais faire l’impasse sur les cactus du moment qu’il n’envahit pas MON espace vital avec ces horreurs.

 

 

Mais le week-end dernier, il est revenu avec une plante carnivore !

 

On arrête de rire au fond de la classe SVP, MERCI !

 

Jusque là, le plus commun des mortels me demandera : « et alors ? »

Et alors ?

 

 

Entier comme il est et soucieux du bien-être de sa nouvelle acquisition, il m’a quand même demandé avec le plus beau sourire qui le caractérise si (je cite) « je n’avais pas de fourmis pour nourrir sa plante »

… Non mon amour, je n’ai pas de fourmis sur moi !

Pas de mouches non plus ?

Hélas, non … désolée de te décevoir !

Maintenant, si tu veux nourrir ta dionée, monte dans le parc au dessus de la rue, prends une petite pelle et débrouille toi !

 

Et il est parti avec sa petite pelle… pour revenir bredouille.

Pas la moindre fourmi dans le parc, ni de cigale non plus du reste.

 

Il a finalement trouvé un insecte quelconque qu’il a donné en pâture à sa petite plante chérie, insistant pour que nous assistions tous au repas du fauve.

 

Dubitatif, je t’aime à la mort, mais tu m’énerves parfois tu sais … !

 

09:27 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

10/04/2006

ARLETTE EST EN CHALEUR.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un nouveau gadget pour les animaux de compagnie vient d’être mis au point : il s’agit d’un téléphone portable pour chiens.

Il n’y avait pas de raison pour qu’ils n’en aient pas les pauvres !

 

C’est donc pour cette raison qu’une société américaine a mis au point un GSM pour nos petits amis canins.

 

Il s’appelle Pets Cell (pas le canin, le GSM ! On suit là, oui ?), il a la taille et le poids d’un portable normal, mais moins de fonctions et donc moins de boutons.

 

Ca, c’est une belle nouvelle et je suis persuadée que certaines personnes qui me lisent aimeraient aussi avoir des G avec moins de fonctions … même moi je n’utilise pas toutes celles du mien. Mais ça, c’est un autre débat.

Pas question donc, dans ce cas-ci de lui laisser faire faire des photos de ses petits copains et l’on fait aussi l’impasse sur le lecteur MP3 qui aurait pu lui offrir la possibilité d’écouter « The year of the cat » ou, pour les plus âgés (les très âgés) : « Combien vaut ce chien dans la vitrine ? » … je m’égare, je sais !

 

Le téléphone se fixe au collier du chien.

Mais n’imaginez quand même pas qu’avec cet appareil les animaux vont communiquer entre eux.

 

Non ! C’est fait avant tout pour le maître parce qu’il va pouvoir former le numéro du portable et s’adresser directement à son chien via un haut-parleur.

« Allo Mirza ? Papa à l’appareil ! Ca roule pour toi ? Dis-moi, quand tu auras terminé ta petite affaire avec Médor, tu serais gentille de rentrer illico à la maison parce que Maman s’inquiète et ta pâtée est prête. »

C’est pas le top du top ça ?

 

Autre fonction de ce téléphone : c’est d’avertir le propriétaire dès que le chien sort d’un certain périmètre défini, mettons par exemple le jardin.

A ce moment-là, le maître reçoit un message sur son GSM.

Bien ! Très bien même !

 

Mais quand il est en réunion avec son conseil d’administration, le maître, il fait comment ?

« Excusez-moi, Mr le Président, mais il me faut m’absenter parce que Mirza est en chaleur ».

 

Bon, si la chienne se prénomme effectivement Mirza, le Président va peut-être comprendre – je n’ai pas dit accepter la désertion subite non plus – mais si la chienne en question s’appelle Arlette, il va jeter un froid dans l’assistance notre nouveau petit camarade… « Excusez-moi Mr le Président, Arlette est en chaleur et je dois absolument partir sur le champ »

 

Néanmoins, là où ça devient un peu plus intéressant, c’est quand le chien est perdu.

La personne qui le retrouve peut joindre le propriétaire grâce à quelques numéros programmés dans l’appareil. C’est génial.

 

Mais au fait, j’y pense : et si je greffais ce type d’appareil à mon fils quand il sortira dans des Rave … je pourrai toujours lui hurler dans les oreilles « Récalcitrant ? C’est Môôôman ! Tu as vu l’heure ? » … c’est mieux que la puce électronique, non ?

 

Enfin, comme dirait l’autre : « ça se discute » …

 

09:30 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

07/04/2006

GUEULES D’AMOUR

Il est là, fidèle au poste, pratiquement tous les matins, que ce soit en été comme en hiver.

 

Au carrefour de l’avenue Franklin Roosevelt et du boulevard de la Cambre.

 

Il se promène avec son petit panier de bonbons et vous les offre contre une petite piécette.

Il est toujours de bonne humeur, courtois, poli, gentil …   il offre, outre ses bonbons, le sourire qui va illuminer votre journée.

Et c’est un vrai cadeau un sourire – essayez, vous verrez !

 

Lui, c’est André !

Et j’adore ce Monsieur !

 

Je ne passe pas nécessairement par là tous les matins.

Cela dépend de mon agenda.

Mais quand j’y passe, dès l’unif, je scrute le contenu de mon porte-monnaie pour me préparer à lui donner, moi aussi mon sourire et cette pièce qui l’aidera à manger.

 

Si le feu est rouge, j’ai le temps d’échanger quelques mots avec lui.

Si le feu est vert, j’ouvre ma fenêtre, je l’appelle, je freine (quitte à me faire injurier par ceux qui suivent et qui sont pressés, ce qui n’est pas bien grave en définitive) et je réitère notre petit rituel matinal.

 

Il m’arrive aussi de ne pas avoir un euro sur moi.

Je m’en excuse humblement et, néanmoins, il m’offre un caramel !

Je n’aime pas les caramels mais je n’ose pas le lui dire non plus parce que l’on ne refuse pas un petit cadeau qui vient du cœur.

 

Ne passez pas à côté de cette perle bruxelloise !

 

Il fait du reste partie de ce magnifique livre intitulé « Gueules d’amour ».

 

Croyez-moi, ce bouquin est génial … du moins pour ceux qui savent encore ouvrir leurs yeux et regarder les gens autour d’eux, sans jugements ni a priori aucuns.

 

Belle journée à vous André !

 

 

10:06 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

06/04/2006

SERVICE PSYCHIATRIE – UNITE D’ALCOOLOGIE

 

 

 

 

 

 

Voilà des mois que je ne l’avais vu.

La dernière fois, c’était l’hiver dernier.

J’étais venue le chercher pour l’emmener au restaurant.

Histoire de parler beaucoup et d’essayer de le nourrir un peu.

J’avais du le porter sur mon dos de l’entrée de son immeuble à ma voiture tellement il était faible … et déjà un peu bourré aussi.

 

Voilà des mois que je ne l’avais vu.

Et je ne l’avais pas reconnu tout de suite non plus.

Visage rougeaud, bouffi, bouffé.

Maigre comme un clou.

Pas l’ombre d’une lueur dans les yeux.

Des yeux tristes et absents.

L’élocution malaisée de par les calmants qui lui étaient administrés.

La démarche hésitante et lente.

Ce n’était pas beau à voir.

 

Nous nous étions installés dans le fumoir, avec les autres.

Ils se ressemblaient tous.

Ils avaient tous le même faciès, la même allure, la même histoire, la même détresse.

 

Il me redécouvrait un peu.

Je lui avais parlé de mon quotidien, de mes soucis et de mes joies.

Il ignorait beaucoup de moi, simplement parce que son quotidien à lui n’était fait que de recherche d’ivresse, un travail à temps plein… !

 

Il avait fallu ces 4,8 gr et l’Eau de Cologne pour qu’enfin il demande lui-même de l’aide.

Moi, je n’en pouvais plus d’essayer de l’aider depuis longtemps parce que j’avais l’impression de me taper la tête contre un grand mur de béton. Et ça fait mal un mur de béton.

Dans la chair, mais dans les tripes aussi.

 

Voilà 2 semaines qu’il était là.

Peu à peu, ce visage chéri reprenait forme, se défroissait, se dépliait, revivait.

Ses yeux s’étaient rallumés.

Ils avaient diminué les calmants et la langue se déliait.

Il souriait même.

Et surtout, il faisait des projets.

 

Mais il avait peur, très peur de « dehors ».

Parce que quand on n’a plus de boulot, pas de quoi s’occuper les mains ni l’esprit, le chemin vers la dive se retrouve très vite.

 

Et il a fallu la 1ère sortie autorisée pour foncer prendre un verre.

Il est expulsé de l’hôpital !

 

J’ai beaucoup souffert devant ton autodestruction.

J’ai souffert de te ramasser, de te porter et de te supporter.

J’ai souffert de bramer à vide dans ta distillerie.

 

Cela aurait été merveilleux d’apposer le mot « FIN » sur ce passage de ta vie et d’entamer à 4 mains le livre de ta nouvelle existence d’homme libre.

Tu ne crois pas ?

 

Je t’aime Léo, mon petit frère, mais cette fois, je démissionne !

10:42 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

05/04/2006

C’EST LA CATA : IL N’Y A PLUS DE SPERME

Ah, je vous vois tous arriver en masse : un titre accrocheur, perspective d’un message trivial et c’est la cohue ! OK !

 

Reprenons les données du problème par le début.

Un article paru dans la presse nous explique que : « Alors qu'en 2004, l'hôpital Erasme avait enregistré 300 dons de sperme, les projections font état de quelques 170 dons en 2005. En fait, la clinique peut compter sur à peine une douzaine de donneurs réguliers (deux fois par mois durant toute l'année). En 2004, vingt nouveaux donneurs s'étaient présentés, parmi lesquels cinq ont donné entière satisfaction. En 2005, dix candidatures ont été retenues (quatre avalisées).En sachant, aussi, que les bons donneurs ne sont pas éternels: après avoir donné la vie à dix enfants de couples différents, ils sont mis en chômage technique. »

Je vois déjà vos airs ébahis … mais, ceux qui me connaissent ici, savent que je ne vais donc pas m’arrêter bêtement à l’énoncé du problème.

 

Primo, il vous faut savoir que chaque don est rémunéré.

Oui, oui : 50 euros par passage avec 2 possibilités de don mensuel mais obligation d’abstinence pendant les 4 jours qui précédent.

Donc, si vous avez envie de me suivre, le calcul va être très simple : 8 jours d’abstinence par mois, deux coups dans l’eau (façon de parler) et au bout de l’année, 1.200 euros – je présume non taxables !

Et comme il y a manifestement beaucoup d’hommes entre 18 et 40 ans (condition sine qua non pour être donneur), ce sera une façon pour eux de thésaurisier pour mettre des cadeaux sous le sapin en fin d’année.

 

Maintenant, passons au côté pratique de la démarche.

 

 

Il est exact que le fait de se présenter pour la première fois au comptoir dudit service vous procurera certainement un grand, tout grand moment de solitude.

 

Surtout si l’infirmière préposée se met à beugler à travers les couloirs : « Josiane, tu pourrais apporter une éprouvette pour Monsieur STP ? »

 

Là, vous allez carrément plonger votre nez dans les petites annonces du Moniteur de l’Automobile, même si vous n’envisagiez pas dans un premier temps de changer de voiture.

 

 

Vous aurez ensuite droit à la petite cabine capitonnée avec un paquet de « Lui » ou de « Play-Boy » mais ne comptez pas sur Josiane pour vous donner un coup de main (oups, cela m’a échappé !).

A la limite, elle va même hurler derrière votre porte, sachant que c’est la première fois, pour savoir si tout va bien!

Bonjour l’ambiance !

 

Maintenant, l’avantage du système, c’est que vous n’allez pas être obligés non plus d’embrasser l’éprouvette et de vous retourner tout de suite pour vous endormir en ronflant comme un bûcheron (ça ronfle un bûcheron ? Je ne sais pas, il va falloir enquêter !)

 

De toute manière, ladite éprouvette ne risque pas de vous faire la gueule, elle s’en fout, mais Josiane, toujours elle, saura quoi en faire.

 

Alors Messieurs, tentés ?

Une dernière chose : ne dites quand même pas que vous venez de ma part. Merci.

 

14:40 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/04/2006

TOUTES LES FEMMES BELGES SONT DES CONNES

Nous en avons déjà parlé, l’homme ne sait pas vivre seul.

Quand je dis l’homme, je parle du « sexe fort ».

J’admets que manger seul sa soupe en marcel et chaussettes devant Poivre d’Arvor peut manquer de charme mais d’un autre côté, pas de commentaires désobligeants à attendre non plus.

 

Et quand il se retrouve à 60 piges abandonné par la maîtresse de maison, il lui faut trouver manu militari une solution de remplacement.

 

Vous conviendrez tout comme moi que peu se retape le parcours des boîtes de nuit pour y trouver une hypothétique compagne et, lesdites femmes en chasse ne chassent pas non plus en se déhanchant au son de « The world is mine » de David Guetta dans les temples de la nuit.

 

Solution : Dieu Internet.

Certains, se retrouvent sur des sites de rencontres et tentent, profil bas, de trouver la perle rare.

Mais comme le prétend l’un de mes amis, les femmes belges sont toutes des connes.

Ceci n’engage que lui bien entendu.

 

 

Nouvelle solution : les pays de l’Est qui regorgent de candidates à l’exportation.

 

L’ami en question, la soixantaine pour ceux qui ne suivent pas, rêve déjà de se trouver la bimbo de 20 ans, roulée comme un loukoum, blonde peroxydée et … déjà folle amoureuse de lui sans même le connaître.

 

Sur ce coup là, il s’est quand même très vite rétamé.

 

 

 

Petite étude de marché dans les règles, sélection en entonnoir des plus drastique et finit par apparaître sur l’écran de notre petit camarade la photo d’une quinqua, ma foi pas mal du tout.

 

Quelques mails échangés en anglais et voilà notre tout émoustillé gaillard qui prend l’avion pour Kiev.

 

Premières constatations : la photo était très flatteuse et la coquine est scotchée à une traductrice qui suit nos nouveaux tourtereaux partout parce que son anglais écrit semblerait nettement meilleur que son anglais parlé… il va falloir très vite consulter le service après-vente parce que je ne suis pas certaine que la traductrice passe la nuit avec eux non plus, mais, ceci ne nous regarde pas !

 

Une semaine de rêve pour notre nouvelle amie qui n’en revient pas de voir autant de dollars en une fois dans un portefeuille.

 

Ils se seront vus, en tout et pour tout exactement 9 semaines (même pas et demi en plus !) au total sur une période d’un an et les voilà devant le bourgmestre.

Et l’autre benêt qui s’étouffe de bonheur en clamant partout que cette femme est raide dingue de lui.

 

Là, il va quand même falloir que quelqu’un de l’assistance m’explique le principe de la naïveté chez l’homme!

 

6 mois qu’ils sont mariés les chéris et elle ne parle pas encore un mot de français parce qu’elle n’en a pas envie.

Les notes de téléphone ont explosé (Kiev en PCV, ce ne serait pas sympa pour la belle-famille) et Papy mange du bortsch à tous les repas. 

 

Vous connaissez la dernière ?

Elle repart seule pour un mois en Ukraine cet été parce que sa famille a subitement besoin d’elle.

Elle repart en Ukraine, oui, mais elle est belge à présent … vous me suivez toujours ?

 

Vite, un Kleenex, parce que je pleure de rire ….

 

 

12:09 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

03/04/2006

LA SEXUALITE SELON NOS MOMES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous ne connaissez pas encore Justine, ma nièce.

Elle a fait fort notre petit bout de femme de tout juste 3 printemps.

En l’espace de 2 jours, elle nous a décrété : qu’elle arrêtait la sucette (si tu le désires chérie, nous nous occupons de te trouver un patch), qu’elle voulait un monsieur et enfin qu’elle ne trouvait plus son téléphone rose

Bon, j’admets que nous avons beaucoup ri à chacune de ses sorties on ne peut moins curieuses dans la bouche d’une si petite fille et si je n’étais pas si certaine de la moralité de sa mère, je contactais illico Child Focus.

 

Vous ne connaissez pas Théo non plus.

Théo a 3 ans aussi et est allé manger au Quick ce mercredi dernier.

Et comme Théo est un « ket » absolument délicieux et qu’il a une Mamy fabuleuse, il a eu le droit de jouer dans la plaine de jeux du fast-food pendant plus d’une heure.

Mamy avait prévu le coup et s’était équipée d’un bon bouquin.

Et Théo, tout à sa joie, a fait la connaissance de Laura, même âge!

Juste que Mamy a surpris Théo, au bout de 10 minutes, allongeant Laura sur la masse de balles en plastique pour se coucher sur elle, s’agiter et l’embrasser goulûment sur la bouche.

Déjà que ce genre de gymnastique n’est pas idéale pour une digestion paisible mais en plus, la petite Laura, sous le poids de notre Théo qui à son âge est déjà bien costaud, se noyait littéralement sous les balles.

Mamy est bien entendu intervenue directement, histoire de sauver la gamine qui est sortie de son bain bulles exsangue.

Et face à sa grand-mère lui demandant de laisser la petite tranquille, Théo de répondre : « c’est MA Laura »!

Il a un sens de la propriété qui est vraiment très développé ce petit bonhomme et, très rapide sur la balle aussi.

                                                                                                            

Dois-je évoquer le jour où mon fils aîné, 6 ans à l’époque, m’a avoué un soir avoir réellement essayé de faire un bébé avec Natacha pendant que nous, les parents, prenions le café autour du feu de bois?

Nous pensions tous que nos enfants d’amour jouaient à la poupée ou avec des petites voitures à l’étage. Tu parles!

Le garagiste draguait ferme la puéricultrice!

Croyez-moi, il faut gérer! Et surtout ne pas s’énerver.

Surtout pas non plus devant l’air très fier du père qui nous explique qu’il se retrouve tout à fait dans son fils.

Toi, tu ne me la ramènes pas crétin!

 

En zappant l’autre jour, je suis tombée sur South Park.

Mes ados adorent et je voulais comprendre ce qui les amusait tant dans ce dessin animé qui est loin de la magie de Disney.

L’épisode du jour relatait un cours d’éducation sexuelle à l’école.

Avec d’une part les réflexions des mômes et d’autre part la libido déchaînée des profs.

Je ne suis pas bégueule, loin de là mais, mes mouvements oculaires n’avaient rien à envier aux personnages d’un certain Tex Avery.

 

Justine, Théo, mes fils, je vous adore mais, par pitié, lâchez-moi les baskets avec votre sexualité débridée… :-) !

 

 

11:55 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |