27/04/2006

JUSTINE, CESSE DE VOULOIR METTRE LES CALECONS DE TON FRERE.

Bambi est heureux !

Bambi gambade dans les bois.

Pampan bat la mesure de sa petite patte.

Bambi croit que le monde est beau, merveilleux même.

Bambi se pète la figure sur l’étang gelé, joue à cache-cache, éternue au printemps venu parce qu’il s’est chopé le rhume des foins et que les homéopathes ne courent pas les sous-bois.

Bambi est couvé par sa biche de mère qui rêve pour lui d’un avenir de chef de meute.

Bambi écoute son cerf de papa lui conter les saisons, les brames, la séduction.

Bambi est encore un bébé quand les salopards de braconniers tuent sa mère.

Justine pleure.

 

Blanche-Neige ne capte rien.

Son père a ramené une salope de belle-mère au château (cela vous rappelle quelque chose ?) et Blanche-Neige ne voit pas pourquoi les miroirs ont tant d’importance.

Il faut dire que la belle-doche ne connaît pas l’existence du Prozac et a oublié de chercher dans les Pages d’Or l’adresse d’un bon psy qui aurait pu lui solutionner son ego surdimensionné.

Blanche-Neige est crédule … comme beaucoup de petites filles.

Blanche-Neige attendrit un simple chasseur et se retrouve, à son âge, à la tête d’une famille nombreuse qu’elle n’a pas choisie au départ mais qui lui apporte quand même toute la tendresse et l’affection dont elle manquait.

Et l’autre conne qui se la ramène avec ses pommes.

Poulette, on passe à autre chose STP, l’Eden reste hypothétique quand même, non ?

Blanche-Neige, qui a gardé le souvenir de la Tatin que lui préparait feu sa maman, croque et se retrouve allongée dans une clairière entre 4 planches, de verre OK mais 4 planches quand même.

Même que les nains ont déserté la mine pour la pleurer.

Justine sanglote.

Mais voilà qu’arrive le grand beau chevalier sur son destrier blanc.

Il roule un patin à notre gourmande et tout rentre dans l’ordre.

Justine exulte.

 

Cendrillon, encore elle, coche toute la maison pendant que ses boudins de belles-sœurs se préparent pour le bal.

Mais Cendrillon compte parmi ses amis fidèles des souris et des oiseaux qui lui ont cousu de leurs blanches pattes une robe que même Coco n’y avait pas pensé.

Admettons que le coup de la citrouille qui se transforme en carrosse soit discutable – même moi j’ai essayé vainement de changer ma vieille Simca 1000 en 4X4 de pétasse de Lasne à l’époque, je n’y suis jamais arrivée, mais… je m’éloigne du sujet.

Bref. La citrouille? Peu importe ! Vous connaissez la suite.

Et Justine s’endort en rêvant.

 

Je t’aime Justine.

Garde le plus longtemps possible en toi tous tes rêves de petite fille parce que la vie n’est pas simple.

Mais elle n’est pas pourrie non plus, le tout est d’essayer de bien s’y prendre.

Et cesse de vouloir mettre les caleçons de ton grand frère !

Garde ton identité de petite princesse de 3 ans et offre moi encore ce si doux sourire dont toi seule à le secret.

Je t’aime Justine, infiniment.

 

 

10:30 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.