12/04/2006

LA PETITE MARIVIC EST ATTENDUE PAR SES ENFANTS AU CENTRE D’ACCUEIL.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les joies des courses du samedi matin avec les enfants.

Quel bonheur!

 

Parce que, quand on bosse toute la semaine, tout en courant le matin pour déposer les mômes, les reprendre le soir, « t’as fais tes devoirs? », « quoi les Simpson’s? », préparer le souper, laver le linge, essayer de garder un semblant d’ordre … et s’écrouler crevée pour une petite nuit, pas le temps en plus le soir de courir acheter le haché porc et veau, les échalotes, le papier toilette et la poudre à lessiver.

 

DONC, on s’y colle le samedi, avec toutes les autres mères actives.

Et avec les mômes qui y voient une occasion éventuelle de pouvoir vous extorquer un truc totalement inutile (à vos yeux) mais sans lequel ils ne pourront dorénavant plus vivre.

Ben tiens!

 

Maintenant, le scénario shopping/moutards varie selon l’âge de ces derniers.

 

Mon récalcitrant de 16 ans a commencé fort, lorsqu’il était encore tout petit, se jetant par terre en hurlant parce que je ne voulais mettre dans mon chariot l’énorme Kinder Surprise qu’il avait repéré.

Pas de problème mon ange.

Hurle, pleure et by the way traîne toi dans l’allée, je m’en contre fout … et Marivic de contourner le gamin pour continuer d’avancer.

Lorsque qu’il m’a vue m’éloigner, souveraine, il a stoppé net et est venu me rejoindre!

Ce coup-là, il ne l’a plus jamais réitéré par la suite, et il s’en souvient encore.

 

En grandissant, il s’était légèrement émancipé et partait faire sa vie, tout seul dans les rayons.

« Où est ton fils? » demandait son père.

Car, dans ce cas-là, c’était bien entendu MON fils et pas le sien.

Et au moment où nous croisons notre médecin de famille retentit un appel : « le petit Paul attend ses parents au centre d’accueil ».

Le toubib, hilare, me dit que, d’après lui, c’est du récalcitrant dont on parle.

Pas de problème doc, je continue mes courses et il m’attendra!

Je l’ai récupéré, pas trop fier de lui et j’avais, dans la foulée fait mes courses calmement.

 

Dernièrement, rebelote au Carrefour.

Nous débarquons tout les 3.

Et comme l’implantation des rayons est hyper bien calculée, nous commençons par les CD, DVD et livres.

 

Je les laisse là pour me lancer, seule, à l’assaut des allées céréales, soft drink, laiterie etc, avec, bien entendu, l’une des charrettes dont au moins une des roues n’a ni la pression ni l’équilibrage adéquats.

Facile pour négocier les tournants!

 

Shopping terminé … je ne retrouve plus les ados.

 

Qu’à cela ne tienne, je passe à la caisse, je débourse avec un sourire crispé (merci l’Euro) et je me plante au centre d’accueil, demandant un appel général.

« Le petit Paul et le petit Philippe sont attendus par leur maman »  … et je vois arriver le récalcitrant et le dubitatif, me regardant de travers … « on fait la maligne, Maman? »

 

Oui, je fais la maligne.

 

Mais je sais aussi qu’à terme, retentira dans les hauts parleurs du Carrefour le message suivant : « la petite Marivic est attendue par ses enfants au centre d’accueil » - ma main à couper!

 

09:38 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

vrai .... qu'on se fait vite du mourron qd ils disparaissent de notre vue..
à entendre les disparitions des deux enfants ces denriers jours, on se demande parfois ce qui leur passe par la tête..
bonne journée

Écrit par : soloamor | 12/04/2006

J'ai adoré! Très joli, je ris encore. Très très drôle, à mettre dans un recueil spécial supermarché, librairies et autres conneries du marketing…

;-)

Marc

Écrit par : Marc | 12/04/2006

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