07/04/2006

GUEULES D’AMOUR

Il est là, fidèle au poste, pratiquement tous les matins, que ce soit en été comme en hiver.

 

Au carrefour de l’avenue Franklin Roosevelt et du boulevard de la Cambre.

 

Il se promène avec son petit panier de bonbons et vous les offre contre une petite piécette.

Il est toujours de bonne humeur, courtois, poli, gentil …   il offre, outre ses bonbons, le sourire qui va illuminer votre journée.

Et c’est un vrai cadeau un sourire – essayez, vous verrez !

 

Lui, c’est André !

Et j’adore ce Monsieur !

 

Je ne passe pas nécessairement par là tous les matins.

Cela dépend de mon agenda.

Mais quand j’y passe, dès l’unif, je scrute le contenu de mon porte-monnaie pour me préparer à lui donner, moi aussi mon sourire et cette pièce qui l’aidera à manger.

 

Si le feu est rouge, j’ai le temps d’échanger quelques mots avec lui.

Si le feu est vert, j’ouvre ma fenêtre, je l’appelle, je freine (quitte à me faire injurier par ceux qui suivent et qui sont pressés, ce qui n’est pas bien grave en définitive) et je réitère notre petit rituel matinal.

 

Il m’arrive aussi de ne pas avoir un euro sur moi.

Je m’en excuse humblement et, néanmoins, il m’offre un caramel !

Je n’aime pas les caramels mais je n’ose pas le lui dire non plus parce que l’on ne refuse pas un petit cadeau qui vient du cœur.

 

Ne passez pas à côté de cette perle bruxelloise !

 

Il fait du reste partie de ce magnifique livre intitulé « Gueules d’amour ».

 

Croyez-moi, ce bouquin est génial … du moins pour ceux qui savent encore ouvrir leurs yeux et regarder les gens autour d’eux, sans jugements ni a priori aucuns.

 

Belle journée à vous André !

 

 

10:06 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Bonjour Marivic, Ca faisait un moment que je n'étais plus tombé sur un blog qui me plaît autant. Je viens de lire quelques articles au hasard et tu m'as ébahi. J'ai ri énormément, j'ai été aussi été interpelé... mais je me suis surtout bien marré. Attention, pas le genre de rire provoqué par la différence d'âge ou de génération (j'ai l'âge que tes fils auront quand ils t'auront ramené l'une ou l'autre nymphette de salle de bain, qu'ils auront choisi l'une de l'autre et qu'ils se seront enfin décidés à s'en aller mais pas trop loin quand même), un rire presque complice. Bref, je garde quelques fleurs à jeter plus tard mais un vrai grand merci quand même.

Écrit par : artatum | 07/04/2006

promis, je ne suis pas un maniaque.. pourtant, je te lis encore (je suis malade, j'ai une excuse). J'interviens cette fois-ci avec une bonne nouvelle ! Enfin, meilleure pour toi que pour ton fils : les dreads (dreadlocks > tu l'épateras) se lavent ! Un de mes amis en a depuis longtemps, il est coiffeur chez Tony and Guy à Londres et, crois-moi, ce n'est pas vraiment le genre d'endroit où l'on rigole avec les shampoings de terre. Bref, l'ami Fabio lave régulièrement ses dreads et s'offusquent d'ailleurs que tout le monde n'en fasse pas autant. Ca prend juste un peu de temps au séchage !

Écrit par : artatum | 07/04/2006

humm oki vendu !
(tres choeutte blogs :))

Écrit par : seby | 08/04/2006

... Je viens d'aller écouter écouter la voix d'André ... il doit être fort sympathique en effet ...
C'est agréable par ici ... je repasserai ...
Bonne continuation,

Écrit par : Bridge | 09/04/2006

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