08/03/2006

AVEZ-VOUS AUSSI UN ELEVAGE D'ADOS A LA MAISON ?

Moi, oui … merci !

Bon, ce n’est pas qu’on ne les aime pas mais il est des jours où l’on se demande quand même où est passé ce ravissant bébé que nous avons un jour mis au monde tout en discutant le bout de gras avec le gynéco entre deux contractions (merci Ste Péri) !

 

Pas le temps de se retourner que vous vous retrouvez en face d’un échalas qui, à presque 16 ans, vous dépasse d’une tête, chausse du 46,  passe de la vague Sataniste au communisme pur et dur, porte les cheveux longs, vous présente à ses potes en leur disant « ma mère … elle déchire ! » (Pardon chéri, je déchire quoi exactement ?), vous explique par le menu que les études ne servent à rien et que de toute manière il va partir élever des chèvres dans les Cévennes …

Remarquez, j’aurai toujours du fromage au frais pour mes vieux jours.

 

Il est où mon petit garçon ?

Lui qui me faisait de belles lignes de « a », de « b », de « c », lui qui me dessinait des fleurs pour la fête des mères (j’ai aussi eu droit un jour à une vache … je n’ai pas très bien percuté sur ce coup-là !), lui qui me récitait des poèmes …

 

Aujourd’hui, il est incapable d’aligner 3 mots sans me faire 5 fautes d’orthographe, envisage de faire pousser du cannabis dans mon salon et s’attaque à la lecture du « Matérialisme et Empiriocriticisme » de Vladimir Ilitch.

 

Il est où mon petit garçon ?

Lui que j’habillais toujours à 4 épingles et qui se ballade aujourd’hui avec des jeans beaucoup trop larges.

Qui plus est, n’ayant manifestement pas encore intégré le fait qu’il avait une taille au dessus des hanches, il positionne ledit jeans SOUS ses fesses, laissant admirer son slip au tout venant… encore heureux qu’il ne porte pas de string !

Je lui ai fait savoir que j’envisageais très sérieusement de m’habiller de la même manière mais, à son air atterré face à cette éventualité, j’ai vite laissé tomber.

 

Il est où mon petit garçon ?

Lui qui agitait ses petites menottes sur l’air d’ « Ainsi font, font, font » et qui secoue aujourd’hui sa chevelure et tout son grand corps à s’en démettre les bras sur de la « musique »  que même les auteurs de symphonies dodécaphoniques en restent perplexes.

 

Tu as des projets pour l’avenir proche mon cœur ? Oui … ? Les chèvres ? Ca on le savait déjà. Autre chose ? Ah ! Je t’écoute. Couper tes cheveux mais garder une crête hooliganesque figée au gel extra extra strong ? Sais pas … tu garderais pas tes longs cheveux finalement ? Attaquer « Mein Kampf » à la rentrée ? Ouais … tu n’essaierais pas Baudelaire pour changer ? Pas le même registre, je sais mais bon …qui n’essaie rien, n’a rien !

 

… Et, attends, où vas-tu là en courant ? A une « rave party » ? C’est quoi ça ?

Attends mon chéri … je voudrais malgré tout que tu saches que je t’aime …

Trop tard, il est parti.

Mais, il s’est quand même retourné en me lançant son plus joli sourire…

Hein, somme toute qu’elle est belle la vie ?

 

 

11:20 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

conflit... de générations , ca existait déjà pas de notre temps??
bonne journée et bonne continuation

Écrit par : soloamor | 08/03/2006

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