06/03/2006

COMME UNE SOURIS A VELO SUR UN MORCEAU DE GRUYERE

Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, quand je prends ma voiture pour circuler en ville, je me fais l’effet d’une souris juchée sur un vélo et roulant sur un grand morceau de gruyère….

Et quand le gruyère sort du frigo, c’est encore plus folklorique.

 

Bon, j’en conviens aisément, nous sommes en hiver et donc les conditions climatiques actuelles n’en sont que plus normales.

Mais le nombre de trous dans les chaussées devient incalculable.

 

Un vrai parcours du combattant pour les éviter, que même le Paris-Dakar en deviendrait une balade romantique.

 

 

D’autre part, nous apprenons, qu’ENFIN, les radars fixes sont entrés en action et que donc, plus question de se prendre pour Schumacher sur la petite ceinture.

 

Ceci étant, vu l’état des routes, faudrait être un peu à la masse et ne point avoir de considération pour nos véhicules pour rouler comme des malades.

 

Mais dites-moi, rafraîchissez moi la mémoire : qui paie des taxes et des impôts pour entre autres l’entretien des routes ?

Hein ?

En voilà une question qu’elle était intéressante !

 

Vous et moi chers petits camarades syndiqués ou non !

 

Donc, quand vous recevez votre fiche de paie, vous vous étranglez tous les mois en comparant votre brut par rapport à votre net mais vous tentez de vous raisonner et de vous dire que c’est pour la bonne cause.

 

Que c’est pour entretenir dans la foulée, les chômeurs, la Sécu, les ministres, Philippe et Mathilde et, au passage, nos routes.

 

Juste que des chômeurs, il y en a de plus en plus puisque nos multinationales licencient à tour de bras quand elles ne sont pas victimes d’OPA désagréables.

Juste que le trou de la Sécu ne va pas aller en s’améliorant.

Juste que, vu le nombre de gouvernements que nous avons le luxe de nous payer dans notre petit pays, le nombre de ministres est également proportionnel à ce nombre de gouvernements.

 

Juste que Philippe et Mathilde vont bien, très bien même. Merci pour eux.

 

Du reste, Mathilde nous revient tout récemment de Tanzanie où elle a rencontré des enfants touchés par le virus HIV.

Et, tenez vous bien, elle a même embrassé une petite fille victime du SIDA.

Pas croyable cette princesse. Elle n’a peur de rien, vraiment de rien.

C’est notre Mc Gyverette nationale.

 

 

Mais rendre visite à des enfants belges atteints du même virus ne lui a pas encore effleuré l’esprit.

Il est vrai aussi que se taper Erasme dans ce but est moins bucolique que Dar Es Salaam.

 

De plus, restez… ce n’est pas fini, nous apprenons qu’en plantant un arbre dans le village de Welamasongo (c’est toujours mieux que Steenockerzeel hein ?), la princesse Mathilde a posé un acte hautement symbolique pour ses hôtes.

 

Donc, si on analyse bien les choses, non seulement ce sont les petits belges qui financent le voyage de notre logopède chérie mais, sur place, elle se fait aussi inviter.

 

J’ai donc une toute belle idée : et si je vous demandais à tous de financer mes prochaines vacances avec mes ados, je vous en serais extrêmement reconnaissante et je vous promets d’embrasser tous les mômes qui passeront à ma portée.

 

Mais, cessons de rêver, et remontons sur nos petits vélos de souris pour affronter nos gruyères nationaux en attendant que l’on débloque des crédits … !

10:08 Écrit par Marivic | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Un pavé de moins sur nos routes et un de plus dans la mare des fromagers suisses! En fait les trous dans le gruyère ce n'est pas ce qu'il y a de meilleur et donc nos chers amis suisses, qui en connaissent un bout sur le sujet, n'en incorporent pas dans leurs préparations.
Si vous en avez trouvé avec, c'est que c'est une copie importée d'un quleconque pays d'Asie et rapporté par un de nos représentant en mal de souvenirs locaux. Aucun rapport avec l'original.

Écrit par : John Merrick | 09/03/2006

Les commentaires sont fermés.